Saint-André sera l'élu

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Saint-André sera l'élu
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L'information, dévoilée lundi par Midi Olympique, est devenue une réalité: Philippe Saint-André sera nommé dans les prochaines heures en tant que successeur de Marc Lièvremont au poste de futur sélectionneur du XV de France. A une semaine du départ des Bleus pour la Nouvelle-Zélande, le timing a de quoi surprendre.

L'information, dévoilée lundi par Midi Olympique, est devenue une réalité: Philippe Saint-André sera nommé dans les prochaines heures en tant que successeur de Marc Lièvremont au poste de futur sélectionneur du XV de France. A une semaine du départ des Bleus pour la Nouvelle-Zélande, le timing a de quoi surprendre. La question de la succession de Marc Lièvremont à la tête du XV de France n'est donc plus qu'une question d'heures, rapporte RMC. Alors que les Tricolores s'envolent lundi prochain pour la Nouvelle-Zélande, la nomination à la tête des Bleus à l'issue de la Coupe du monde (9 sept.-23 oct.) de Philippe Saint-André, par ailleurs consultant pour la radio info talk sport, pourrait même intervenir ce mercredi, voire au plus tard jeudi, à l'occasion d'une conférence de presse depuis Marcoussis. L'actuel Directeur sportif du Biarritz Olympique, Patrice Lagisquet, intégrerait ce futur staff de la sélection nationale, où Yannick Bru, en charge des avants au Stade Toulousain, serait également pressenti, même si l'ancien talonneur reste sous contrat jusqu'en 2013. Faute d'avoir pu ou su trouver les arguments nécessaires pour convaincre Guy Novès, le candidat idéal, Pierre Camou et la fédération française (FFR) ont donc porté leur choix sur l'actuel manager du RC Toulon. La perspective de voir Saint-André succéder à Marc Lièvremont prend d'autant plus corps après que le président du club varois, Mourad Boudjellal, a confirmé l'existence de contacts avec la fédération française (FFR). "Il y aura certainement des discussions à mener, avoue Boudjellal, toujours sur RMC. Il y a un contact réel, c'est clair. Il y en a certainement aussi avec d'autres, mais c'est celui-là qui est sorti. Si les choses se passent normalement, c'est lui qui dirigera le destin de l'équipe de France après la Coupe du monde. Quel que soit ce qui se passe, ça doit se faire vite. Dès cette semaine même. On ne peut pas être dans l'inconnu. Je ne supporte pas ce genre de situation. Pour lui comme pour tout le monde, si ça doit se faire, ça doit se faire vite. Sinon, ça ne se fera pas." Une exigence entendue du côté de la FFR qui n'a pas tardé à ficeler son projet. Une "dream-team" des entraîneurs tricolores Si l'addition des compétences, celle souhaitée de ses voeux par Patrice Lagisquet et tant d'autres (voir : Lagisquet: "Que j'y sois ou pas..."), trouverait donc sa concrétisation par l'intégration de l'ancien arrière de l'équipe de France en tant qu'entraîneur des trois-quarts tricolores. Une sorte de "dream-team" des entraîneurs tricolores, que complèterait Yannick Bru, à condition d'être libéré par son président René Bouscatel, nettement moins enthousiaste à l'idée de devoir libérer son technicien sous contrat jusqu'en juin 2013 dans la Ville Rose. "Je trouve totalement scandaleux que la Fédération se comporte de la sorte, en contactant un entraîneur sous contrat à durée déterminée, s'étrangle-t-il sur RMC. Cela peut avoir, je crois, une qualification juridique, même pénale s'il s'agissait d'un concurrent qui venait débaucher un salarié sous contrat. Je ne veux pas envenimer les choses. Je crois que la Fédération n'a pas encore compris que nous étions dans un monde professionnel." On pourra en effet s'étonner du timing autour de cette succession, même si, à en croire l'autre principal intéressé de ce dossier, Marc Lièvremont, invité du Moscato Show, rien d'étonnant dans cette démarche et ce planning de la part de la fédération: "Il n'y a aucun souci, souligne l'actuel sélectionneur, que le président Camou a "la gentillesse" de tenir au courant de l'évolution de la situation. Les joueurs connaissent les enjeux, ils savent que la Coupe du monde, ce sera avec moi et qu'après, ce sera une autre aventure et qu'après les cartes seront redistribuées. Pour l'instant, il n'y a aucune incidence." A l'image d'un Raymond Domenech, assuré de ne pas prolonger son bail à la tête de l'équipe de France de football avant même de s'envoler pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, le sort de Lièvremont, qui ne faisait, il est vrai, plus guère de doutes, est scellé.