Saihi: "Ce n'est pas volé"

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Saihi: "Ce n'est pas volé"
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Devenu indiscutable cette saison à Montpellier, Jamel Saihi revient sur l'excellent départ de l'équipe héraultaise, deuxième à l'aube de la 13e journée de Ligue 1. Le milieu défensif tunisien, postulant sérieux pour jouer la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, explique que son club n'a actuellement pas grand-chose à envier aux grosses armadas du championnat. Et c'est pour gagner trois points que les Montpelliérains se déplaceront à Saint-Etienne dimanche après-midi.

Devenu indiscutable cette saison à Montpellier, Jamel Saihi revient sur l'excellent départ de l'équipe héraultaise, deuxième à l'aube de la 13e journée de Ligue 1. Le milieu défensif tunisien, postulant sérieux pour jouer la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, explique que son club n'a actuellement pas grand-chose à envier aux grosses armadas du championnat. Et c'est pour gagner trois points que les Montpelliérains se déplaceront à Saint-Etienne dimanche après-midi. Jamel, êtes-vous surpris de voir Montpellier si haut dans le classement ? Non. Si on est là ce n'est pas par hasard. C'est qu'il y a de la qualité dans l'équipe. On a beaucoup d'efficacité actuellement, pourvu que ça dure. Déjà la saison dernière on avait montré qu'il y avait de la qualité. Jusqu'à la trêve hivernale on était bien puis on avait connu un gros trou d'air et la défaite en finale de la Coupe de la Ligue nous avait un peu abattus. Sans cela on aurait pu finir 7e ou 8e (Montpellier avait finalement terminé la saison à la 14e place, ndlr). Aujourd'hui il y a beaucoup d'envie dans le groupe. Et cette deuxième place on ne l'a pas volée. A quoi attribuez-vous ce bon début de saison ? On a beaucoup plus de réussite qu'avant. Les attaquants sont davantage en confiance. La saison dernière il nous fallait dix occasions pour mettre un but, là on a souvent besoin que de quatre ou cinq pour marquer. Ça nous permet de nous libérer et on joue beaucoup plus en confiance. L'équipe est-elle cette fois-ci à l'abri d'un effondrement ? On n'est jamais à l'abri de rien, on ne sait pas ce qui peut arriver. Mais on a un an d'expérience en plus. A nous de rester sérieux, de continuer à bosser. On a rien gagné jusque-là. On a que 26 points. Ce qui est positif c'est d'avoir des points d'avance sur nos concurrents. Avez-vous revu vos ambitions à la hausse ? Si on garde le même état d'esprit on sait que l'on peut peut-être obtenir quelque chose de merveilleux. En début de saison le président avait fixé l'objectif de terminer dans les sept premiers. On verra si on en est capable. "Peut-être une Coupe d'Europe, pourquoi pas mieux" Quelque chose de merveilleux, c'est quoi ? Peut-être une Coupe d'Europe, pourquoi pas mieux. On peut embêter n'importe quelle équipe. Si on ne connait pas de passage à vide et que l'on ne se voit pas plus beau qu'on ne l'est alors il peut y avoir quelque chose de magnifique au bout. On doit en être conscient. Comment vous situez-vous par rapport aux grosses équipes, à commencer par Paris qui vous a battu à La Mosson 3-0 en septembre ? On n'a rien à envier à ces équipes-là. Malgré les défaites à Lyon (1-2) et contre Paris (0-3) nous avions à peu près fait jeu égal. On avait produit du jeu. A Lille (1-0) on avait davantage défendu et eu de la réussite. Il en faut. L'équipe a la capacité à se créer beaucoup d'occasions cette saison et de marquer des buts. Mais il ne suffit pas de prendre des points face aux grosses équipes pour prétendre terminer aux premières places. Dimanche vous vous déplacez à Saint-Etienne. L'an dernier vous étiez repartis de Geoffroy-Guichard avec une lourde défaite (0-3). Dans quel état d'esprit y retournez-vous ? On y va pour gagner, comme chaque week-end. On sait qu'on ne gagnera pas tous nos matches mais on les joue pour ça. Après, en fonction de la physionomie de la rencontre, on peut changer de tactique et par exemple choisir de préserver un match nul. On essaie de ne pas se poser trop de questions. Mais on sait que depuis la remontée on n'a jamais très bien réussi à Saint-Etienne. Sur le plan personnel vous êtes devenus un titulaire indiscutable depuis quelques matches. A quoi l'attribuez-vous ? J'ai toujours cru en mes qualités. Et j'ai toujours travaillé. C'est ma cinquième année professionnelle à Montpellier avec qui j'ai connu la Ligue 2. C'est Rolland Courbis qui m'avait lancé et il était content de moi à l'époque. Puis j'ai connu des blessures qui ont freiné ma progression. Je pense être récompensé de tous mes efforts aujourd'hui. Cerise sur le gâteau vous devriez disputer la CAN 2012, votre première, en début d'année prochaine Oui, ils comptent sur moi en sélection. Ça fait deux ans que je suis sélectionné avec la Tunisie. C'est très beau de pouvoir affronter les meilleures équipes africaines. On a peut-être un coup à jouer. Même si je raterai quelques matches de championnat avec Montpellier c'est avec un grand plaisir que je vais aller disputer cette compétition. Et vous allez y croiser quelques coéquipiers... Oui, et dès le premier match (la Tunisie fera face au Maroc, ndlr) ! En plus je jouerai sans doute dans la zone de Younes (Belhanda). Et il y aura aussi Abdel (El Kaoutari).