S'ouvrir la voie royale...

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Au lendemain de sa démonstration devant l'Allemagne pour son premier véritable test du Mondial, l'équipe de France achève ce jeudi soir face à l'Espagne son premier tour de la compétition à Kristianstad. Contre un adversaire lui-aussi invaincu, les Bleus ont l'ambition de réussir le carton plein pour partir avec 4 points au tour principal. Ce qui dégagerait déjà clairement l'horizon des demi-finales.

Au lendemain de sa démonstration devant l'Allemagne pour son premier véritable test du Mondial, l'équipe de France achève ce jeudi soir face à l'Espagne son premier tour de la compétition à Kristianstad. Contre un adversaire lui-aussi invaincu, les Bleus ont l'ambition de réussir le carton plein pour partir avec 4 points au tour principal. Ce qui dégagerait déjà clairement l'horizon des demi-finales. Depuis mercredi soir et sa victoire probante sur l'Allemagne (30-23), l'équipe de France est assurée de sa qualification pour le tour principal du Championnat du monde. Mais au-delà de cette réalité dont jamais personne n'a doutée, les Bleus ont déjà acquis de partir avec un minimum de deux points lors du tour principal, que ce soient les Allemands ou les Tunisiens qui les accompagnent dans le futur groupe I. L'autre équipe du groupe A qui suivra les Français à Jönköping est connue, il s'agit de l'Espagne, dernier adversaire des Experts, ce jeudi soir à Kristianstad. Un rendez-vous au sommet qui définira les positions à l'attaque du tour principal. Ainsi, en cas de succès devant les Espagnols, les partenaires de Jérôme Fernandez partiront avec le maximum de points, quatre, avant d'affronter l'Islande, la Norvège et la Hongrie. Un matelas très confortable dans l'optique des demi-finales. "Avec 4 points, je ne dis pas que l'on s'assure déjà du tournoi de qualification olympique à la maison (privilège accordé aux demi-finalistes du Mondial, sauf pour le vainqueur qui sera qualifié d'office pour Londres, ndlr) mais presque, s'est avancé Claude Onesta à quelques heures de défier l'Espagne. Disons que l'on aura un joker pour le tour principal." "Pas un match vital" Sous pression avant d'affronter les Allemands la veille, les Français n'attaqueront pas ce dernier match du premier tour avec le couteau entre les dents, comme cela aurait été le cas s'ils avaient buté sur la bande d'Heiner Brand la veille. "Ce n'est pas un match vital, confirme le sélectionneur tricolore. Cela va d'ailleurs me permettre plus de libertés stratégiques. Il y aura aussi peut-être moins d'engagement physique." Très satisfait des quatre premiers matches livrés par ses joueurs, Onesta craint à demi-mots un possible relâchement, notamment des plus jeunes joueurs pas forcément habitués à cet enchaînement de matches au plus haut niveau. "Il y a ce risque, confie-t-il. Les joueurs sont normalement capables de le gérer mais j'ai quelques inquiétudes concernant les plus jeunes qui commencent à avoir du temps de jeu. La satisfaction de notre bonne entame pourrait générer un relâchement. William (Accambray) et Xavier (Barachet) vont devoir digérer les «tartines» que vous leur avez fait dans la presse hier soir (mercredi)." Face à un adversaire aux caractéristiques bien différentes de celles des Allemands, avec une utilisation bien plus importante du pivot et des ailiers, l'équipe de France va devoir s'adapter. Tenus en échec par les Espagnols l'an dernier dans le cadre du premier tour de l'Euro (24-24), les Français sont sur une dynamique bien meilleure qu'à l'époque en Autriche. Et si sa défense, articulée autour du duo Dinart-Gille, met ce soir les barbelés comme depuis le début de l'aventure suédoise, on serait tenté de croire que rien ne peut leur arriver face à une équipe pas aussi souveraine que ne l'indique son parcours sans faute jusque-là.