Rubio (enfin) aux Wolves

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Rubio (enfin) aux Wolves
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Les Minnesota Timberwolves auront attendu deux ans pour pouvoir compter sur Ricky Rubio. Le meneur de jeu espagnol (20 ans, 1,92 m), drafté en cinquième position en 2009, a enfin décidé de traverser l'Atlantique afin de "réaliser un rêve": jouer en NBA. Dans la pire franchise de toute la ligue...

Les Minnesota Timberwolves auront attendu deux ans pour pouvoir compter sur Ricky Rubio. Le meneur de jeu espagnol (20 ans, 1,92 m), drafté en cinquième position en 2009, a enfin décidé de traverser l'Atlantique afin de "réaliser un rêve": jouer en NBA. Dans la pire franchise de toute la ligue... Porter le maillot des Timberwolves, le cadeau parait empoisonné. Mais Ricky Rubio va devoir faire avec, afficher un grand sourire et donner le meilleur de lui-même à partir de la saison prochaine. Deux ans après sa draft, en cinquième position lors du premier tour, le meneur de jeu espagnol a décidé de franchir le pas et de rejoindre la grande NBA. Il aurait pu le faire en 2009, mais "il avait senti qu'il devait encore jouer deux saisons dans le championnat espagnol, explique le président des opérations basket de l'équipe, David Kahn, sur le site de la franchise. A l'âge de dix-huit ans, il en avait le droit." A l'époque, après avoir quitté la Joventut Badalone, il avait choisi de signer à Barcelone, pour continuer à façonner son talent précoce. Sa clause de sortie de 5 millions de dollars avait aussi un peu refroidi les dirigeants des Wolves, qui n'ont dans un premier temps pas trop insisté pour l'enrôler. Aujourd'hui, elle n'est plus que de 1,4 million de dollars, plus abordable donc. Au Barça, Ricky Rubio n'a pas perdu son temps puisqu'il a gagné le Final Four de l'Euroligue en 2010 et la Liga ACB en 2011. Il a également gagné en maturité et en expérience avec l'équipe d'Espagne, championne d'Europe en 2009. Si son arrivée dans le Minnesota a longtemps été sujette à interrogations, car la famille du joueur aurait préféré le voir atterrir sur la côte est des Etats-Unis à New York ou à Boston, le boss des Wolves n'en a jamais douté. "Je l'avais vu l'été dernier et il m'avait réaffirmé son envie de nous rejoindre à la fin de la saison, assure-t-il. On a toujours maintenu le contact avec lui et sa famille. Et les choses se sont accélérées au mois de mai, quand sa saison était sur le point d'être terminée. [...] Nous sommes vraiment heureux qu'il vienne." Kahn: "Il y a plus de talent dans l'équipe qu'en 2009" En quittant le Barça, une équipe qui gagne presque tout le temps, pour son antithèse, Ricky Rubio prend un risque. Qu'il assume. "C'est mon rêve et je voulais le réaliser, a-t-il déclaré en conférence de presse. Après y avoir réfléchi pendant longtemps, je crois que l'heure est venue. Je pense que tout ce que j'ai gagné ici (à Barcelone, ndlr) va me donner la force d'y aller." Le jeune meneur espagnol (20 ans, 1,92 m) n'est pas l'homme providentiel. Il ne réussira pas, à lui tout seul, à élever le niveau d'une franchise qui, en 2010-11, a terminé avec le pire bilan de la NBA (17 victoires, 65 défaites). Mais David Kahn se veut optimiste. "Ricky est un joueur particulier parce qu'il a déjà réalisé tant de choses malgré son jeune âge, apprécie-t-il. Pendant ces deux ans, son corps a beaucoup changé, il me semble même plus grand que lorsqu'on l'a vu pour la dernière fois. [...] Je pense que, heureusement pour lui, il y a plus de talent dans l'équipe (qu'en 2009) avec Kevin Love, Michael Bealsey, Wesley Johnson, Martell Webster ou encore Darko Milicic. Ce sont de bons joueurs et je pense que ça va faciliter la transition pour Ricky." Qui fera tout pour que son rêve ne devienne pas un cauchemar.