Roy tire sa révérence

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Roy tire sa révérence
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La saison débute bien mal à Portland. Joueur majeur des Trail Blazers depuis cinq saisons, Brandon Roy, touché au genou, a annoncé qu'il prenait sa retraite à seulement 27 ans. Le triple All-star va laisser un grand vide dans la franchise de l'Oregon, qui pourrait également devoir se passer de Greg Oden durant toute la saison.

La saison débute bien mal à Portland. Joueur majeur des Trail Blazers depuis cinq saisons, Brandon Roy, touché au genou, a annoncé qu'il prenait sa retraite à seulement 27 ans. Le triple All-star va laisser un grand vide dans la franchise de l'Oregon, qui pourrait également devoir se passer de Greg Oden durant toute la saison. La joie de se retrouver a rapidement fait place à l'amertume, voire à la tristesse. Jour de reprise à Portland. Vendredi, les Blazers se sont retrouvés autour de Nate McMillan pour se voir confirmer la terrible nouvelle. Brandon Roy, la star de la franchise de l'Oregon, va bel et bien mettre un terme à sa carrière. A seulement 27 ans, le rookie de l'année 2007 et triple All-Star (2008, 2009, 2010), raccroche les sneakers, la carrière brisée par des genoux incapables de supporter un tel talent. "L'aventure a été belle." Ce sont par ces mots que Roy a conclu le communiqué officialisant la fin de son bail en NBA. Oui, l'aventure a été belle, et il ne faut pas remonter très longtemps en arrière pour s'en convaincre. 23 avril 2011, 1er tour des playoffs. Les Dallas Mavericks, futurs champions NBA, sont au Rose Garden et mènent tranquillement de 18 points à l'entame du dernier quart-temps. L'heure choisie par Roy pour signer son dernier exploit. En claquant 18 points dans l'ultime période, l'arrière des Blazers, relégué au fin fond du banc de touche depuis plusieurs rencontres, a fait vaciller Nowitzki et sa bande comme jamais durant ces playoffs, pour permettre à son équipe d'arracher un dernier succès (84-82). Un coup d'éclat malheureusement sans lendemain. A la fois déconcertant de facilité et de sang-froid, Roy représentait l'avenir de la Conférence Ouest au poste d'arrière. L'annonce de son arrêt est un coup de massue pour la franchise, mais aussi pour toute une région. A Portland, il y a les Blazers et rien d'autre. Rien d'autre qu'une franchise maudite avec ses choix de Draft. Avant Roy, Portland avait déjà regretté éternellement d'avoir choisi le fragile pivot Sam Bowie en 1984, plutôt qu'un certain Michael Jordan. L'histoire s'est répétée en 2007, lorsque Greg Oden, à qui on prédit une nouvelle saison blanche, a débarqué dans l'Oregon quelques minutes avant que Kevin Durant ne s'envole vers Seattle. Le pire, sans doute, c'est qu'avec des joueurs à fort potentiel comme Nicolas Batum (*), Wesley Matthews et LaMarcus Aldridge (absent de la reprise pour passer des tests cardiaques annuels), et des valeurs sûres comme Gerald Wallace, Marcus Camby et Raymond Felton, l'effectif de Portland reste alléchant, même sans Roy et Oden. Il va pourtant falloir aux dirigeants des Blazers remplacer ces deux joueurs. La tâche s'annonce compliquée. (*) Selon The Oregonian, le Français devrait débuter la saison comme sixième homme.