Roy: "Il aurait fallu un miracle"

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Roy: "Il aurait fallu un miracle"
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Jérémy Roy est infatigable. Pour la cinquième fois depuis le départ du Tour de France, le Français a pris l'échappée du jour ce vendredi entre Pau et Lourdes. Seul en tête dans la deuxième moitié du col de l'Aubisque, le coureur de la FDJ n'a été repris qu'à trois kilomètres du but par le vainqueur Thor Hushovd. Forcément déçu, il expliquait ne plus avoir assez d'essence dans le moteur. Et ce n'est pas le maillot à pois qui le consolera.

Jérémy Roy est infatigable. Pour la cinquième fois depuis le départ du Tour de France, le Français a pris l'échappée du jour ce vendredi entre Pau et Lourdes. Seul en tête dans la deuxième moitié du col de l'Aubisque, le coureur de la FDJ n'a été repris qu'à trois kilomètres du but par le vainqueur Thor Hushovd. Forcément déçu, il expliquait ne plus avoir assez d'essence dans le moteur. Et ce n'est pas le maillot à pois qui le consolera. Jérémy, pour quelle raison n'avez-vous pas pu aller au bout de votre longue chevauchée ? Parce que j'ai serré le moteur dans les dix derniers kilomètres. Avec le vent de face c'était très difficile. Surtout à deux contre un. Il aurait fallu un, miracle à Lourdes mais il n'y en a pas eu. Jusqu'à quand y avez-vous cru ? Quand on m'a dit que je n'avais plus que 30 secondes à dix kilomètres je me suis dis que ce serait dur. Mais après ils se sont regardés et j'ai pu recreuser un peu. Je me suis alors dis que c'était faisable. Mais il y a eu deux rampes en faux plat avant l'arrivée à Lourdes qui m'ont été fatales. J'ai buté dedans comme dans un mur. Quelle est votre réaction quand vous passez la ligne d'arrivée ? C'était très émouvant. Je ne pensais pas passer la journée devant déjà. C'est un petit peu le hasard qui m'a propulsé sur le devant de la scène. J'ai fait une belle montée de l'Aubisque. Puis le public a encore été incroyable, il scandait mon nom à l'arrivée. "Il n'y avait pas de raison qu'il (Moncoutié) ne roule pas" Où allez-vous chercher toutes ces ressources ? Honnêtement, j'avais bien récupéré de la journée d'hier (où il fut déjà échappé, ndlr). J'avais fait une fringale dans le final et on dit toujours que le lendemain d'une fringale on est bien. Mais j'en ai peut-être eu une aujourd'hui encore parce que je n'ai pas beaucoup mangé dans l'étape. J'espère que j'en ai eu une pour que ça aille bien demain (rires). J'espère quand même bien récupérer parce que je pensais passer la journée au chaud et l'étape de samedi s'annonce sévère et cruelle. Il y a le col de Latrape et il ne faut pas que j'y passe à la trappe (rires). Que retenez-vous cette journée ? On imagine que ce maillot à pois et le prix de la combativité vous l'auriez sans doute bien échangé contre une victoire d'étape. Exactement. J'échange tout contre une victoire d'étape. Je retiens de la journée ma chevauchée, le public... C'est magique. On rêve tous de connaître ça un jour. Il ne m'a manqué que la victoire. En voulez-vous à David Moncoutié d'avoir de temps en temps filé un coup de main à Thor Hushovd dans la poursuite ? Non, c'est le jeu. On n'est pas dans la même équipe, il n'y a pas de coalition franco-française. Chacun défend son sponsor. Il n'y avait pas de raison qu'il ne roule pas. J'aurais fait de même. Allez-vous le défendre ce maillot à pois ? Ça va être très compliqué pour moi (rires).