Rous: "J'espère être à la hauteur"

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Rous: "J'espère être à la hauteur"
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Fraîchement débarqué d'Europcar, Didier Rous est un des nouveaux directeurs sportifs de Cofidis depuis à peine plus d'une semaine. En compagnie de Stéphane Augé et de Jean-Luc Jonrond, le double champion de France (2001, 2003) essaiera de transmettre ses valeurs à la jeune garde de l'équipe d'Eric Boyer. Avec le Tour de France en point de mire.

Fraîchement débarqué d'Europcar, Didier Rous est un des nouveaux directeurs sportifs de Cofidis depuis à peine plus d'une semaine. En compagnie de Stéphane Augé et de Jean-Luc Jonrond, le double champion de France (2001, 2003) essaiera de transmettre ses valeurs à la jeune garde de l'équipe d'Eric Boyer. Avec le Tour de France en point de mire. Didier Rous, vous-a-t-on fixé un objectif particulier au moment de votre arrivée chez Cofidis ? Non, c'est plutôt un objectif global pour l'équipe, ce qui me motive car j'ai besoin de ce genre de challenges, de défis. C'est un gros moteur pour moi et j'espère être à la hauteur des exigences des dirigeants de Cofidis. Comment va s'organiser votre collaboration avec Stéphane Augé et Jean-Luc Jonrond, les autres nouveaux directeurs sportifs ? Cela va s'organiser gentiment. Il vaudrait mieux poser la question à Eric Boyer, mais on va grandir ensemble, évoluer et se faire grandir les uns les autres. Et surtout, faire grandir le groupe Cofidis. Votre sentiment sur le transfert avorté de Thomas Voeckler ? L'équipe à laquelle j'appartenais l'année passée (ndlr: Bbox-Bouygues Telecom, devenue Europcar) n'a pas été spécialement touchée. Ici, je pense que tout le monde aurait eu envie d'avoir Thomas dans l'équipe. Mais il n'est pas là et on gagnera des courses sans lui. Personnellement, avez-vous l'impression d'effectuer un saut dans l'inconnu ? Connaissez-vous certains coureurs ? J'ai couru avec certains, pas dans la même équipe mais sur les mêmes courses. Après, je ne peux pas dire que je les connaisse bien, mais cela fait partie de mon métier: apprendre à cerner les gens et réussir à comprendre leur fonctionnement, assez rapidement. C'est un peu la particularité de notre métier. J'ai dix jours, jusqu'au 24 janvier, pour vivre avec eux au quotidien et progresser avec eux. Surtout, il me faut les cerner afin de bien les diriger sur les courses et de pouvoir donner les meilleurs conseils, en fonction des personnes et de leur état d'esprit. "Aucune animosité avec Bernaudeau" A quel niveau situez-vous le potentiel de l'équipe, par rapport à Bbox par exemple ? C'est un groupe en devenir, qui bâtit sur des jeunes de talent. L'équipe à laquelle j'appartenais avant s'est fortement démunie l'année passée, surtout en fin de saison. Chez Cofidis, les jeunes ne demandent qu'à apprendre, je l'ai senti par leurs témoignages à mon arrivée. J'espère pouvoir leur apporter beaucoup de choses, dans l'état d'esprit, dans la façon de se battre, car c'est quelque chose qui me tient à coeur. Etre un guerrier sur le vélo, ne jamais lâcher, toujours garder espoir, même dans un final où on se dit que ça va être compliqué. Tant que la ligne n'est pas franchie, on peut gagner. J'espère pouvoir leur inculquer cet état d'esprit, aller de l'avant, être ambitieux. Cela ne veut pas dire être prétentieux, c'est simplement avoir envie de gagner et s'en donner les moyens. Votre dernière expérience vous laisse-t-elle un goût amer ? Pas du tout. C'était effectivement une expérience, qui m'a permis de grandir, d'évoluer, que ce soit sur le vélo et ensuite en tant que directeur sportif. Maintenant, c'est une autre expérience qui démarre et je quitte mon ancienne équipe en de bons termes. Il n'y a aucune animosité entre Jean-René Bernaudeau et moi, ou avec qui que ce soit du staff. C'est simplement une autre aventure qui commence, j'en avais le besoin et l'envie. On s'est entendus avec Eric, on a réussi à mettre ça en place. J'en suis très content, fier, et j'espère être à la hauteur de leurs ambitions et des espoirs qu'ils peuvent placer en moi. Récupérer la licence World Tour, c'est un des principaux objectifs de la saison ? Ainsi que le Tour de France ? Pour la licence, cela fait partie des objectifs, oui. On va faire en sorte de tout mettre en oeuvre pour que cela se réalise. Concernant le Tour, et les grands Tours dans leur ensemble, c'est une gestion au quotidien. Il ne faut pas courir après tout et n'importe quoi. Il faut essayer de bien avoir conscience des moyens de chacun et surtout des participants au Tour, puis gérer le quotidien, s'adapter aux étapes qui conviennent à nos coureurs.