Rougerie: "Montrer notre vrai visage"

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Rougerie: "Montrer notre vrai visage"
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Aurélien Rougerie rempile au centre de l'attaque du XV de France pour l'ouverture du Tournoi des Six Nations samedi, au Stade de France, face à l'Ecosse, quand Yannick Jauzion est renvoyé à Toulouse. Alléché à l'idée d'être associé pour la première fois au jeune Maxime Mermoz de six ans son cadet, le capitaine clermontois, qui sait le temps compté, ne cache pas son impatience d'en découdre.

Aurélien Rougerie rempile au centre de l'attaque du XV de France pour l'ouverture du Tournoi des Six Nations samedi, au Stade de France, face à l'Ecosse, quand Yannick Jauzion est renvoyé à Toulouse. Alléché à l'idée d'être associé pour la première fois au jeune Maxime Mermoz de six ans son cadet, le capitaine clermontois, qui sait le temps compté, ne cache pas son impatience d'en découdre. Derrière, enfin d'attaque ? "Offensivement, il n'y a pas forcément de nouveau discours. On était surtout demandeurs de repères, on a eu une réponse et j'espère qu'on saura en trouver quelques-uns. En ce début de stage, on ressent beaucoup d'envie et d'enthousiasme dans ce groupe, déterminé à montrer le vrai visage de l'équipe de France. On a quelques repères à trouver et plusieurs entraînements pour ce faire. Mais c'est très positif pour la suite. Attaque ou défense, les deux sont importants. Si on veut être compétitif, on se doit d'être hermétique en défense, surtout face à des Ecossais qui, à défaut de puissance, sont extrêmement mobiles et n'hésitent pas à envoyer les ballons au large. Il faut être vigilant là-dessus." Son duo avec Mermoz "C'est une première avec Maxime. L'important, c'est d'essayer de créer un lien. A moi de m'adapter à la façon dont il va attaquer la ligne, comment il évolue en attaque, comment il se fixe en défense, ou pas, plein de choses à voir, à sentir, un feeling à trouver en tout cas en très peu de temps. Je continue de visionner les vidéos d'autres joueurs, plus celles de Tony Marsh - je me suis fait démasqué (rires). Je regarde les uns et les autres et j'essaie de piocher. Maxime y compris, que j'apprécie en premier centre. C'est un joueur plein de fougue, la jeunesse est là, pétillant et imprévisible. C'est sympa de jouer à côté d'un joueur tel que lui parce que c'est quelqu'un d'imprévisible. Même si ça peut ne pas être évident parce que s'adapter à l'imprévisible, ça n'est pas facile, ça peut aussi faire des étincelles." Dans les pas de Jauzion "Je suis le premier désolé pour Yannick. Ce sont des moments assez difficiles à vivre parce qu'on est quand même bons potes, aussi bien Yannick que Vincent et les autres, qu'on connaît depuis un moment qu'on écume les terrains ensemble. Maintenant, je connais Yannick, il aura de quoi rebondir sans tarder. Pour ce qui est de l'expérience à ce poste, je viens d'apprendre que Marc (Lièvremont) m'avait comparé à Lionel Nallet et je ne sais pas si c'est un compliment (rires). Il faudra que j'en discute avec Marc. Plus sérieusement, la maturité vient avec l'âge. Je continue de travailler et j'ai encore beaucoup à apprendre des jeunes pousses. L'ouverture d'esprit ne fait pas de mal, c'est le genre de super challenge, qui peut changer un homme." Une revanche sur l'Australie ? "Selon moi, le groupe n'a pas à se faire pardonner. Parce que je ne crois pas tellement qu'on puisse construire quelque chose de stable, dans la durée, sur un esprit de revanche ou sur de la rancoeur. Je n'y crois pas trop. Après qu'on ait de la détermination pour montrer les qualités de ce groupe, alors ça, oui, j'en suis nettement plus convaincu. On est tous dans le même bateau, c'est aussi la faute des joueurs. Marc (Lièvremont) et Emile (Ntamack) n'étaient pas sur le terrain en novembre. Je ne sais pas si l'Ecosse, c'est le match qu'il nous faut, mais c'est la compétition qu'il nous faut. Je suis un peu de la vieille école avec la même approche de ce Tournoi des Cinq... (il se reprend) des Six Nations. Des premiers matches qui s'avèrent toujours délicats avec le stress et l'anxiété liés à ce début de la compétition majeure de l'hémisphère nord. A nous de trouver au plus vite nos marques pour gagner, tout simplement."