Roudet: "Marre de passer pour des clowns"

  • A
  • A
Roudet: "Marre de passer pour des clowns"
Partagez sur :

A deux jours de la réception de Brest, samedi dans le cadre de la 31e journée de Ligue 1, Sébastien Roudet s'est emporté jeudi soir en conférence de presse. S'il croit encore au maintien, le milieu de terrain de Lens, actuel 19e du championnat, a vivement critiqué l'attitude de certains de ses partenaires.

A deux jours de la réception de Brest, samedi dans le cadre de la 31e journée de Ligue 1, Sébastien Roudet s'est emporté jeudi soir en conférence de presse. S'il croit encore au maintien, le milieu de terrain de Lens, actuel 18e du championnat, a vivement critiqué l'attitude de certains de ses partenaires. La frustration a pris le dessus. Plutôt réservé, Sébastien Roudet n'a pas mâché ses mots jeudi soir en conférence de presse. Si, avec trois buts et deux passes décisives, le milieu de terrain lensois présente un bilan pas forcément très reluisant, il reste un des rares à surnager dans l'océan d'apathie sang et or. Excédé par les prestations décevantes de son équipe, actuelle dix-neuvième du championnat, l'ancien Valenciennois, solide et discipliné dans l'entre-jeu, a fustigé tout autant la fébrilité mentale que l'attitude, parfois nonchalante de certains de ses coéquipiers. "Il faut déjà arrêter de regarder nos pompes ! On joue par périodes, des moitiés de matches. Une rencontre, ça dure 95 minutes! On a l'impression que nous prenons un but et que derrière, tout est fini. Je vois certains de mes partenaires abattus quand nous sommes menés 1-0. On est à côté de la plaque. On ne va pas se cacher. Même si le groupe s'entend bien, il y a des frustrations et des états d'âme qui nuisent au collectif, a critiqué Sébastien Roudet, dans des propos rapportés par le site officiel du club. A l'instar d'Hugo Lloris à Lyon ou d'Adil Rami à Lille, il blâme également le manque de convictions de quelques-uns de ses partenaires. Nous avons un super président qui donnerait sa chemise pour le club, un public formidable. Si un mec ne se sent pas capable de relever ce défi, qu'il soit honnête et qu'il laisse sa place. Y'en a marre de passer pour des clowns, de nous faire taper dessus tous les week-ends. Nous donnons le bâton pour nous faire battre". "Bollaert, ce n'est pas le Club Med" A quelques heures de la réception de Brest, samedi dans le cadre de la 31e journée de Ligue 1, l'ex-joueur de Châteauroux a donc appelé à la mobilisation. "Ce match est vital ! Si nous ne prenons pas les trois points, les carottes seront cuites. Un seul point ne servirait à rien. Si nous encaissons un nouveau coup dur, la messe sera dite, l'écart sera trop important avec les équipes qui nous précèdent. Nous devons haïr la défaite, sans avoir peur de faire des erreurs. Nous devons enflammer le match. Les Brestois doivent avoir en face d'eux des mecs qui jouent leur vie. Le stade Bollaert, ce n'est pas le "club Med", l'adversaire ne doit pas se dire qu'il va y prendre les trois points tranquillement". Pourtant, sur seize rencontres disputées sur ses terres, Lens n'en a gagné que quatre. Un bilan maussade, Roudet en a conscience, qu'il faudra redorer durant ce sprint final pour maintenir le mince espoir de maintien. "Nous sommes encore en vie, même si on nous a déjà enterrés depuis longtemps. Nous savons qu'il nous faut d'abord réaliser le carton plein sur nos quatre derniers rendez-vous à domicile .(Brest, Lorient, Bordeaux, Arles-Avignon, ndlr)".