Rouault: "Pas de gloire sans travail"

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Rouault: "Pas de gloire sans travail"
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Finaliste du 400 et du 800 mètres nage libre sans réussir à créer l'exploit, Sébastien Rouault est passé à côté du grand chelem samedi, ne se qualifiant pas pour la finale du 1500 mètres nage libre. Déçu, le double champion d'Europe de Busapest regrette surtout d'avoir été malade à quelques semaines de ces Mondiaux de Shanghai dont il tire un bilan lucide: bon mais sans médaille. De quoi le motiver pour les Jeux de Londres.

Finaliste du 400 et du 800 mètres nage libre sans réussir à créer l'exploit, Sébastien Rouault est passé à côté du grand chelem samedi, ne se qualifiant pas pour la finale du 1500 mètres nage libre. Déçu, le double champion d'Europe de Busapest regrette surtout d'avoir été malade à quelques semaines de ces Mondiaux de Shanghai dont il tire un bilan lucide: bon mais sans médaille. De quoi le motiver pour les Jeux de Londres. Sébastien, comment expliquez-vous cette non-qualification pour la finale ? Je pense qu'avec mon niveau de performance de la semaine, je fais la meilleure course possible ce matin. Avant de partir, j'avais dit qu'en 15'05 j'aurais une chance, et qu'en dessous ça serait compliqué. Je fais mieux que mon temps du matin l'année dernière (lors des championnats d'Europe de Budapest, ndlr). Ça a été le refrain de la semaine, je fais de bonnes séries mais il me manque encore un petit truc. Aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a eu un sacré bon en avant, il y a de la casse derrière avec deux champions du monde éliminés, Oussama Mellouli (champion du monde en titre) et Mateusz Sawrymowicz (titré en 2007 à Melbourne). Ça montre que le 1500 est vraiment dense et que ça ne pardonne pas. Comment revenir parmi les meilleurs ? Il va falloir travailler. Je pense qu'on est sur la bonne voie. J'ai fait des progrès sur 400. Il me manque un peu de régularité. Mais on ne peut pas être performant en ayant été malade. J'ai eu un creux. J'ai fait 15'10 à Barcelone (le 5 juin), ce jour-là je mets 10 secondes à Pizzetti (l'Italien Samuel Pizzetti, dernier qualifié pour la finale en 14'58"30), jusqu'à ce moment le travail était bien fait, ça se passait bien (il a été victime d'une gastro-entérite ensuite, le privant de deux semaines d'entraînement, ndlr). A ce niveau, ça ne pardonne pas. C'est déjà un miracle que je sois à ce niveau ici. "Pour exister, il faut des médailles" Etes-vous surpris par le niveau de performance lors de ces Mondiaux ? Oui et non. Ça bouge toujours avant les Jeux. Mais c'est vrai que là, il y a quand même un gros plateau. Il n'y a pas de gloire sans travail. Donc si l'année prochaine (aux JO) je fais une médaille, ça sera encore plus satisfaisant. Que vous inspirent les performances de Sun Yang ? Il fait une très grosse saison, il est jeune. Mais l'année prochaine, ça sera peut-être différent. Grant Hackett avait l'habitude de dominer outrageusement mais à chaque finale olympique, ça se bagarrait. On est tous humains. On a tous des hauts et des bas. A nous d'être opportunistes. Peut-il battre le record de Grant Hackett dimanche en finale ? Je ne sais pas, je ne l'ai pas regardé, j'étais en train de nager (rires). Il a le potentiel, il a le talent, il a la nage. Il a fait un très beau 800. Il n'y a pas de raison... Quel bilan faites-vous de vos Mondiaux ? Frustrant. Comme à chaque fois en Chine pour moi. La bonne nouvelle pour, c'est que l'année prochaine ce sera en Europe (rires). Je n'ai plus trop l'intention de revenir. Je crois que je fais quand même de bons championnats, je fais deux finales (400 et 800 mètres nage libre), j'aide un relais à se qualifier sur une troisième (4x200 mètres nage libre). Beaucoup de nageurs seraient heureux d'avoir fait ce que j'ai fait. Mais pour exister, il faut des médailles...