Rossi, une menace pour l'Espagne

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Rossi, une menace pour l'Espagne
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Championne du monde 2006, l'Italie accueille son successeur au palmarès mondial, l'Espagne, à l'occasion d'un match pas si amical que cela, mercredi à Bari. Les partenaires de Giuseppe Rossi, convalescents depuis leur Mondial 2010 désastreux, seront-ils à la hauteur face à ce qui se fait de mieux sur la scène internationale ?

Championne du monde 2006, l'Italie accueille son successeur au palmarès mondial, l'Espagne, à l'occasion d'un match pas si amical que cela, mercredi à Bari. Les partenaires de Giuseppe Rossi, convalescents depuis leur Mondial 2010 désastreux, seront-ils à la hauteur face à ce qui se fait de mieux sur la scène internationale ? Mercredi, à Bari, l'Italie accueille l'Espagne pour un match qui n'a d'amical que le nom. Car les oppositions entre les deux derniers champions du monde sont traditionnellement serrées, pour ne pas dire fermées - 7 victoires chacun, 10 nuls. Leur ultime confrontation, en quarts de finale de l'Euro 2008 (0-0, tab: 4-2 pour l'Espagne), en est la preuve. Même si cette dernière symbolise la passation de pouvoir entre une Squadra Azzurra championne du monde en titre à l'époque et le futur champion d'Europe 2008 et champion du monde 2010. Mais si l'Espagne écrase tout sur son passage depuis l'Afrique du Sud et reste notamment sur deux cartons aux Etats-Unis (0-4) et au Vénézuela (0-3) en amical, l'Italie est, semble-t-il, revenue dans le droit chemin après s'être arrêtée à la surprise générale dès la fin des poules du dernier Mondial. En témoigne son brillant parcours en éliminatoires de l'Euro 2012, où elle reste invaincue. Suffisant pour inquiéter l'Espagne, elle aussi intouchable ? "Ils sont forts. Ils ont démontré qu'ils étaient les meilleurs au monde, reconnait l'attaquant italien de Villarreal, Giuseppe Rossi, sur la Sky. Nous ferons un grand match pour montrer que nous aussi nous sommes forts. Nous pouvons les battre, nous avons un nouveau groupe, nous devons nous améliorer mais nous avons déjà réalisé des choses importantes." Rossi, danger n°1 pour la Roja Cesare Prandelli, le sélectionneur transalpin qui s'est dit "curieux de voir où en est sa sélection", compte d'ailleurs plus que jamais sur le buteur du Sous-marin jaune - qui devrait être associé au Milaniste Antonio Cassano en attaque - pour percer la défense de la Roja. Et qui mieux que le natif du New Jersey, auteur de 32 buts toutes compétitions confondues avec son club la saison passée, pour se jouer des Sergio Ramos, Gerard Piqué ou Alvaro Arbeloa ? "Pour tout ce qu'a fait Giuseppe durant la saison passée, il part avec un avantage, sans manquer de respect aux autres attaquants, a-t-il déclaré à La Gazzetta dello Sport. Il a réalisé une grande saison, démontrant qu'il était un joueur de classe internationale." Un joueur un temps courtisé par le FC Barcelone et la Juventus Turin, mais qui restera au sein du Sous-marin jaune. En attendant, peut-être, de couler l'Espagne à lui tout seul.