Rossi, un an après

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Rossi, un an après
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Il y a un peu plus d'un an, Valentino Rossi subissait un coup d'arrêt brutal dans sa quête d'un dixième titre mondial, fauché sur son circuit favori, le Mugello, et victime d'une double fracture de la jambe droite. Ce week-end, le pilote italien, passé chez Ducati à l'intersaison, retrouve le circuit de son malheur et de ses exploits. Avec l'intention de conjurer le sort sans toutefois se faire d'illusions.

Il y a un peu plus d'un an, Valentino Rossi subissait un coup d'arrêt brutal dans sa quête d'un dixième titre mondial, fauché sur son circuit favori, le Mugello, et victime d'une double fracture de la jambe droite. Ce week-end, le pilote italien, passé chez Ducati à l'intersaison, retrouve le circuit de son malheur et de ses exploits. Avec l'intention de conjurer le sort sans toutefois se faire d'illusions. L'image reste exceptionnelle, gravée sans doute dans la mémoire des tifosi de Valentino Rossi. Le n°46 à terre, surpris par un highside et gisant dans le sable du virage Biondetti 1, la jambe droite brisée en trois. Jamais le nonuple champion du monde n'avait connu pareil coup d'arrêt dans sa riche carrière. C'était il y a 13 mois, au Mugello, l'un des terrains de jeu favoris de l'intéressé. Un circuit béni et maudit qui l'a consacré neuf fois - dont sept consécutives en MotoGP entre 2002 et 2008. Depuis, Valentino Rossi s'est bien entendu relevé. Alors qu'on lui promettait cinq ou six mois de convalescence, le fantasque Transalpin a repris du service au bout de six semaines, accrochant ici et là quelques podiums jusqu'à renouer avec la gagne en Malaisie - sa seule victoire à ce jour depuis son accident. Durant l'intersaison, le Docteur a changé de couleurs, passant de la bannière de Yamaha à celle de Ducati. Un pari risqué pas encore payant, la Desmosedici étant parmi les plus difficiles à apprivoiser. A Assen la semaine passée, le team italien a cependant progressé, misant sur une GP11 améliorée flanquée du cadre de la future GP12 (laquelle sera propulsée par un moteur 1000cc contre 800cc aujourd'hui). Quatrième du Grand Prix des Pays-Bas malgré des difficultés tenaces en qualifications, Valentino Rossi a alors signé son meilleur résultat de la saison derrière sa troisième place mancelle. "Nous avons pris la bonne décision, mais nous devons encore beaucoup travailler", estimait-il jeudi en conférence de presse. "Nous avons beaucoup amélioré le feeling de la moto à Assen. Nous avons eu des problèmes avec le pneu avant lorsque nous avons eu des températures basses et j'espère que ça ira mieux ici, où il fait plus chaud." Avec le retour annoncé de Dani Pedrosa en piste - soit une Honda de plus à suivre ou à contenir - la tâche s'annonce rude pour Ducati, et Valentino Rossi sait que les qualifications auront leur importance (les neuf derniers vainqueurs du Grand Prix d'Italie étant partis de la première ligne). "Il faudra rapidement trouver la direction à suivre pour les réglages et essayer de bien nous qualifier", juge-t-il, avant de partager son impatience: "Cette piste est l'une de mes préférées. Ce sera la première fois que j'y retournerai depuis mon accident de l'an dernier mais ce ne sera pas un problème parce que je me suis bien fait plaisir sur la piste lors des derniers tests. J'espère qu'il y aura beaucoup de monde et que nous pourrons faire mieux que sur les dernières courses car c'est une épreuve très importante pour moi." Les Ducatisti, qui n'ont vu les leurs s'imposer qu'une fois depuis l'introduction des 4-temps en MotoGP (victoire de Casey Stoner en 2009), seront à n'en pas douter au rendez-vous.