Rossi, l'échappée belle

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Rossi, l'échappée belle
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Valentino Rossi est plus que jamais leader du classement général du championnat MotoGP. Vainqueur dimanche du Grand Prix de République Tchèque devant Dani Pedrosa et Toni Elias, "The Doctor" compte désormais cinquante points d'avance sur l'Espagnol Jorge Lorenzo, contraint à l'abandon.

Valentino Rossi est plus que jamais leader du classement général du championnat MotoGP. Vainqueur dimanche du Grand Prix de République Tchèque devant Dani Pedrosa et Toni Elias, "The Doctor" compte désormais cinquante points d'avance sur l'Espagnol Jorge Lorenzo, contraint à l'abandon.Le futur champion du monde est sans conteste l'un des deux. Ce dimanche encore en République tchèque, Valentino Rossi et Jorge Lorenzo ont survolé les débats sur le circuit de Brno. En l'absence d'un Casey Stoner soucieux de panser ses multiples blessures et forts d'un ascendant technique certain sur le pilote vedette de Honda, Dani Pedrosa, les deux têtes brûlées du team Yamaha se sont livrés à un duel au sommet étincelant, comme en Catalogne en juin dernier et en Allemagne il y a quelques semaines de cela. A ceci près que le jeune Espagnol a fini par craquer... Coiffé au poteau d'entrée par un Dani Pedrosa toujours très incisif sur la grille de départ – particularité des Honda oblige – Valentino Rossi a eu tôt fait de remettre les pendules à l'heure. A l'amorce du troisième virage, le champion du monde retrouvait tout le bénéfice de sa pole, et n'avait pas à attendre plus de trois tours pour voir Jorge Lorenzo, auteur d'un allumage plus poussif comme à son habitude, revenir dans sa roue. D'abord de la lutte avec ses rivaux Yamaha, Dani Pedrosa lâchait prise au bout de cinq boucles. L'explication des chefs pouvait commencer.Lorenzo au tapisPlacé dans le sillage du Docteur, Jorge Lorenzo ne laissait guère celui-ci prendre plus de six dixièmes d'avance sur sa position d'attente. Et quand Valentino Rossi s'évertuait à retoucher le meilleur temps en course, le Majorquin répliquait du tac-au-tac, dès le tour suivant, pour accentuer la pression sur le train arrière de la machine n°46. Si bien qu'à six boucles du but, l'Espagnol s'infiltrait dans un trou de souris pour s'établir en tête du Grand Prix, prenant bien soin de fermer la porte au nez du Transalpin dans la foulée. Un avantage d'une courte durée...Comme à Donington Park le mois dernier, Jorge Lorenzo se couchait en effet sur la piste de Brno, pour finir dans les graviers un tour seulement après avoir pris le pouvoir. Dès lors seul au monde, avec une grosse quinzaine de secondes d'avance sur Dani Pedrosa, Valentino Rossi pouvait filer vers son cinquième succès de la saison – le 102e d'une folle carrière débutée en 1996. Et tandis que Lorenzo fulminait dans les paddocks, conscient d'avoir peut-être laissé échapper ce dimanche le titre de champion du monde, Rossi, lui, bouclait son dernier tour sur un train de sénateur, le poing brandi vers le ciel tchèque.