Ronaldo devrait dire stop

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Ronaldo devrait dire stop
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Ronaldo et le football, c'est fini. En tout cas en tant que joueur de haut niveau. Le Brésilien, double champion du monde et double Ballon d'Or, a fait part de sa volonté d'arrêter sa carrière à deux médias de son pays. Encore engagé avec les Corinthians de Sao Paulo pour quelques heures, le "Fenomeno" restera comme un des plus grands attaquants de tous les temps.

Une page se tourne: Ronaldo et le football, c'est fini. En tout cas en tant que joueur de haut niveau. Le Brésilien, double champion du monde et double Ballon d'Or, a fait part de sa volonté d'arrêter sa carrière à deux médias de son pays. Encore engagé avec les Corinthians de Sao Paulo pour quelques heures, le "Fenomeno" restera comme un des plus grands attaquants de tous les temps. Ronaldo devrait annoncer la fin de sa carrière lundi, d'après les déclarations du Brésilien dimanche au journal Estado de Sao Paulo: "Je n'en peux plus. Je voulais continuer, mais je n'y arrive plus. Je pense à une action, mais je n'arrive pas à l'exécuter comme je le voudrais. Il est temps." Devant les caméras de la chaîne Globo, le "Fenomeno" a même appuyé ses propos: "C'est le corps qui me fait mal. La tête veut encore, mais le corps ne suit plus." Meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde avec 15 buts, passé successivement en Europe sous les couleurs du PSV Eindhoven, de Barcelone, de l'Inter Milan, du Real Madrid et de l'AC Milan, Ronaldo a remporté deux Mondiaux (1994 et 2002, dont il a terminé meilleur buteur avec huit buts) et deux Ballons d'Or (1997 et 2002). Son dernier club demeurera donc les Corinthians de Sao Paulo, où il évolue encore. Probablement pour quelques heures seulement... Trahi trois fois par ses genoux De son nom complet Ronaldo Luiz Nazario de Lima, l'attaquant vedette de la Seleçao brésilienne durant plus de dix ans (de 1994 à 2006 précisément) réagirait mal aux critiques et surtout aux menaces dont il fait l'objet au pays. Des scènes montrent déjà à la télévision des supporters des Corinthians brûlant des maillots ou des drapeaux à l'effigie de Ronaldo. L'amour vache, même si le prodige laissera évidemment des souvenirs rayonnants avant tout. Et ce à peu près partout où il est passé. C'est le symbole d'une génération de football qui tire sa révérence. De Ronaldo, il restera des chiffres ahurissants, en plus d'une vitesse et d'une précision diaboliques. 62 buts en 67 matches sur sa seule saison à Barcelone, en 1996-97, puis 44 réalisations en 65 rencontres lors de l'exercice suivant à l'Inter, ou encore 39 buts en 59 matches lors de la saison 2003-2004 au Real Madrid. Mais Ronaldo, souvent moqué pour son embonpoint, a aussi été marqué par plusieurs graves blessures aux genoux, avec une rupture partielle du tendon rotulien droit en 1999, puis une rupture totale lors de son match de retour en 2000. En 2008, son genou gauche cède de la même façon. Meurtri dans son corps, et désormais dans sa tête, celui qui a réinventé le poste d'avant-centre va laisser la place aux autres. L'héritage sera lourd, très lourd.