Rome brûle-t-elle ?

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Rome brûle-t-elle ?
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Dix-neuvième de Serie A avec une seule victoire en six matches, l'AS Roma de Claudio Ranieri se trouve en fâcheuse posture au moment de recevoir le Genoa, samedi soir, pour le compte de la septième journée du championnat d'Italie. Malheureusement pour les Giallorossi, les évènements périphériques n'annoncent rien de bon...

Dix-neuvième de Serie A avec une seule victoire en six matches, l'AS Roma de Claudio Ranieri se trouve en fâcheuse posture au moment de recevoir le Genoa, samedi soir, pour le compte de la septième journée du championnat d'Italie. Malheureusement pour les Giallorossi, les évènements périphériques n'annoncent rien de bon... L'AS Rome fait beaucoup parler d'elle ces derniers temps, à la fois sur le terrain et en coulisses. Beaucoup trop. Et pas en bien... Pour preuve, depuis qu'une victoire équivaut à trois points, donc l'exercice 1994-1995, c'est le plus mauvais début de saison des Giallorossi, actuels avant-derniers de Serie A avec cinq petites unités récoltées en six journées. On était quand même en droit d'attendre davantage du vice-champion d'Italie en titre, celui-là même qui ébranla pendant un long moment l'hégémonie de l'Inter sur le calcio l'année précédente... Mais qu'a-t-il bien pu se passer cet été dans la Ville éternelle pour que l'empire romain soit en train d'être réduit en poussière ? Comme d'habitude, les regards accusateurs se tournent vers l'entraîneur, ici Claudio Ranieri. Célébré un jour, oublié le lendemain... L'ancien coach de la Juventus, notamment, paraît ne plus contrôler la situation. Il est le technicien italien qui a appelé le plus de joueurs à ce jour, vingt-quatre au total, mais il n'a pas encore trouvé la formule qui convient. Jérémy Ménez, utilisé avec parcimonie et pas toujours à bon escient, ne dira pas le contraire. Et il n'est pas le seul ! De plus en plus fou Cependant, faire de Ranieri le seul et unique responsable de cette présente déroute serait un brin trop facile. L'intéressé semble déjà assez à cran comme cela. Prenez Francesco Totti, le capitaine autrefois emblématique de la Louve. L'attaquant n'est plus que l'ombre de lui-même. Muet en championnat, il est malgré tout parvenu à écoper d'une amende de 10 000 euros devant la commission disciplinaire de la Fédération italienne suite aux critiques qu'il avait émises, fin juillet, à l'encontre des arbitres transalpins. Et comme si cela ne suffisait pas, sa voiture a été saccagée, ce week-end, après le concert du groupe U2 au Stade Olympique... Le mauvais sort se serait-il abattu sur l'Urbs ? Il y a de quoi se poser des questions. Surtout lorsque l'on voit Philippe Mexès, au centre de la défense la plus perméable du pays (11 buts encaissés), perdre son sang froid à Brescia (1-2) ou encore le Monténégrin Mirko Vucinic se déculotter afin de fêter sa réalisation face à la Suisse (1-0) lors des éliminatoires de l'Euro 2012. La folie guette. La réception du Genoa (10e), club contre lequel les Loups n'ont plus jamais perdu à domicile depuis janvier 1990, samedi soir, à l'occasion de la septième levée, représente une belle opportunité d'éteindre l'incendie. Il est grand temps...