Rogues comme un roc

  • A
  • A
Rogues comme un roc
Partagez sur :

Sébastien Rogues a remporté mardi la première étape de la Transat Charente-Maritime-Bahia. Le skipper d'Eole Generation-GDF SUEZ a franchi la ligne d'arrivée à Funchal à 13h03 (heure française), après un peu plus de 8 jours, 20 heures et 46 minutes de mer. Il a devancé de près d'une demi-heure David Raison (TeamWork Evolution), Jorg Riechers (Mare.de) prenant la troisième place.

Sébastien Rogues a remporté mardi la première étape de la Transat Charente-Maritime-Bahia. Le skipper d'Eole Generation-GDF SUEZ a franchi la ligne d'arrivée à Funchal à 13h03 (heure française), après un peu plus de 8 jours, 20 heures et 46 minutes de mer. Il a devancé de près d'une demi-heure David Raison (TeamWork Evolution), Jorg Riechers (Mare.de) prenant la troisième place. Près de neuf jours d'un match à trois sans temps mort. Et enfin la délivrance. A 13h03 ce mardi, Sébastien Rogues a franchi en tête la ligne d'arrivée de Funchal, terme de la première étape de la Transat Charente-Maritime-Bahia. La confirmation qu'il faudra compter sur le skipper d'Eole Generation-GDF SUEZ, deuxième du classement de la classe Mini la saison dernière et déjà vainqueur de quelques classiques dans cette série (Pornichet Sélect 2010 et 2011, Mini Barcelona 2010, Mini Empuries 2010, La Chrono 2010, Trophée Marie-Agnès Péron 2009...). Pas de quoi être blasé, au contraire. "C'est un bonheur intense que je ressens à cet instant, c'est incroyable, confiait à chaud celui qui était présenté comme l'un des favoris de cette transatlantique. C'est ma plus belle victoire, parce que c'est la course la plus dure que je n'ai jamais disputée. Et quand tu souffres, une victoire prend encore plus de valeur. D'autant que je pense avoir fait une belle navigation. J'ai toujours été aux avant-postes." Dès les premières bouées où il s'installe en tête. Après 48 heures et une longue descente vers le Cap Finisterre, s'engage un match à trois, avec David Raison (TeamWork Evolution) et Jorg Riechers (Mare.de). Dans des conditions de navigation difficiles car très instables, les trois hommes prendront tout à tour le contrôle de la flotte. Mais Rogues est passé par des moments de doute : "A un moment donné, au large du Portugal, quand nous avons pris 40 noeuds de vent, je me suis demandé ce que je faisais là. Qu'est-ce que j'allais casser en premier, le mât ? La coque ? A cet instant tu mets la course en second et tu penses à toi." Le jeune homme d'origine basque fait le dos rond mais reste dans le jeu jusqu'à l'arrivée malgré sa disparition des écrans radar en raison d'une panne de balise. Le final ? Il raconte : "Ce matin encore, je me demandais où était passé David. Je n'osais pas prendre la VHF et c'est lui qui m'a dit « C'est toi devant ? ». Alors là, quelle satisfaction !" Reste le plus dur, la traversée de l'Atlantique entre Funchal et Salvador de Bahia, une deuxième étape deux fois plus longue et donc doublement compliquée. Mais Rogues partira le 13 octobre prochain avec un capital d'avance de près d'une demi-heure sur Raison et plus d'une heure et demie sur Riechers, ses deux plus sérieux concurrents désormais. Et surtout avec un capital confiance accru : "Cette victoire dans une étape importante m'a fait prendre conscience de mon potentiel et je me dis maintenant que je peux remporter la course." Réponse fin octobre ou début novembre...