Roddick, les temps sont durs

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Roddick, les temps sont durs
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Ecarté des courts depuis Wimbledon, en raison d'une blessure aux abdominaux, Andy Roddick a vu son retour tourner court au Masters 1000 de Cincinnati. L'Américain, d'abord en jambes puis soudain très nerveux, s'est incliné lundi soir contre Philipp Kohlschreiber (6-7, 7-5, 6-1). Quinzième mondial cette semaine, Roddick risque de sortir du Top 20 lundi prochain, alors que l'US Open approche à grands pas.

Ecarté des courts depuis Wimbledon, en raison d'une blessure aux abdominaux, Andy Roddick a vu son retour tourner court au Masters 1000 de Cincinnati. L'Américain, d'abord en jambes puis soudain très nerveux, s'est incliné lundi soir contre Philipp Kohlschreiber (6-7, 7-5, 6-1). Quinzième mondial cette semaine, Roddick risque de sortir du Top 20 lundi prochain, alors que l'US Open approche à grands pas. Revenir à la compétition en Masters 1000 n'est jamais chose aisée. Andy Roddick, double vainqueur à Cincinnati (2003, 2006), l'a appris à ses dépens en s'inclinant dès son entrée en lice dans l'Ohio. L'Américain, que l'on n'avait plus vu sur un court depuis Wimbledon et sa défaite au 3e tour contre Lopez, en raison d'une blessure à l'abdomen, s'est incliné en deux heures et quart de jeu contre Philipp Kohlschreiber (6-7, 7-5, 6-1), 47e joueur mondial. Forcément rageant, vu la manière. Longtemps, Roddick a eu le match en mains. Pour un revenant, il est apparu bien dans le rythme. "Je frappais la balle bien mieux que ce que j'aurais pensé. Et je me réveillerais sans doute demain matin en me sentant mieux que ce matin (lundi)", a confié l'Américain, pas trop défaitiste. Pourtant, lors de la seconde partie du match, tout s'est déréglé. Le break en poche dans la deuxième manche (3-2), Roddick s'est mis à gaspiller au service. Un fait rare. D'autant plus agaçant. C'est sur une double faute adverse que Kohlschreiber est parvenu à recoller (4-4), avant de faire la différence en fin de set (7-5). De rage, Roddick en a brisé sa raquette, écopant d'un avertissement, et les choses ne sont pas arrangées lors de l'entame de la seconde manche. Auteur d'une nouvelle double faute à 30A, l'ancien n°1 mondial a balancé une balle dans le public. Sanction directe de Carlos Bernardes, point de pénalité. Break Kohlschreiber, Roddick ne reviendra pas. Toujours aussi bouillant, l'Américain est allé expliquer sa façon de voir à l'arbitre, s'attirant ainsi les sifflets du public de Cincy. "Grandis, Andy", pouvait-on entendre descendre des tribunes. Dur. "Je suis sûr d'avoir vu une fille de huit ans ramasser la balle. Et Carlos me dit que je l'ai envoyée de toutes mes forces. Ça fait ch...", déplore A-Rod, cité par le site news.cincinnati.com. Winston-Salem avant l'US Open "Mais je ne le blâme pas, reprend le natif du Nebraska. C'est juste que je reviens d'une blessure de six semaines suivie d'une blessure de trois semaines, que je sors de journées de huit heures de rééducation, et qu'à cause d'une décision d'une fraction de seconde il intervient et c'est fini pour moi. C'est frustrant." D'autant plus que Roddick va encore reculer dans la hiérarchie mondiale. Quinzième mondial cette semaine, son pire classement depuis juin 2002, l'Américain risque fort de ne plus faire partie du Top 20 lundi prochain. Difficile, dans ces conditions, de se projeter vers l'US Open, qui débutera dans moins de deux semaines. "Je dois d'abord aller à Winston-Salem et essayer de faire quelques matches. C'est tout. Pour moi c'est idiot de penser à New York à l'heure actuelle", dit-il. Un qui doit avoir hâte d'y être, en revanche, c'est Ryan Harrison. Lundi soir, le principal espoir du tennis américain, 19 ans, s'est défait proprement de Juan Ignacio Chela (6-3, 6-3). Le gamin de Louisiane s'offre ainsi le droit de défier un certain Novak Djokovic au 2e tour.