Roddick dicte sa loi

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Roddick dicte sa loi
@ Reuters
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TENNIS - L'Américain s'est offert le scalp de Tomas Berdych en finale du tournoi de Miami.

TENNIS - L'Américain s'est offert le scalp de Tomas Berdych en finale du tournoi de Miami. Andy Roddick semble ne pas y croire, et pourtant le revers de Tomas Berdych qui vient d'échouer dans le filet lui offre bien son premier grand titre depuis Cincinnati il y a presque quatre ans. Dimanche, l'Américain a remporté à Miami le 29e titre de sa carrière mais surtout le cinquième en Masters 1000, appelé Masters Series à l'époque de ses quatre premiers sacres. L'histoire est belle pour Roddick qui avait remporté, en 2001, son premier match chez les pros ici-même à dix-huit ans quand tous les projecteurs étaient braqués sur lui, le grand espoir du tennis américain. Depuis, le natif d'Omaha a répondu aux attentes placées en lui en atteignant notamment la place de n°1 mondiale et en enlevant une levée du Grand Chelem, l'US Open en 2003. Mais, avec l'avènement de l'ogre Federer, «A-Rod» est ensuite rentré dans le rang, ramassant les miettes laissées par le Suisse. Il n'a pour autant jamais lâché, et est même redevenu plus compétitif depuis deux ans. Sa finale d'anthologie perdue face à Federer à Wimbledon l'été dernier après avoir obtenu plusieurs balles de match l'a fait douter mais Roddick revient bien depuis le début de la saison. Alors que Federer, Novak Djokovic, Andy Murray et à un degré moindre Rafael Nadal n'ont pas tenu leur rang à Indian Wells puis à Miami, Roddick, qui se disait fatigué il y a un mois, est bien le grand gagnant de ces deux premiers Masters 1000 de l'année. Finaliste en Californie, incapable alors de stopper un Ivan Ljubicic ressuscité, l'Américain a cette fois fait respecter la hiérarchie en Floride, ramenant à la raison un Berdych irrésistible depuis quelques jours. Aucune balle de break concédée Contre un joueur capable d'élever son niveau de jeu à hauteur des tout meilleurs mais pas sur la durée, Roddick a parfaitement mené sa barque. Sachant le Tchèque en confiance après ses perfs successives face à Roger Federer, Fernando Verdasco et Robin Söderling, le 8e joueur mondial n'a pas cherché à surjouer. Patient, il a laissé passer l'orage. Dominé en début de partie, mené 0/30 sur sa mise en jeu à deux reprises au premier et au cinquième jeu, Roddick a lentement mais sûrement pris le dessus. A 5-5, il s'est procuré la première occasion de breaker du match, et si Berdych a écarté le danger une fois grâce à un coup droit décroisé gagnant, l'Américain n'a pas manqué la deuxième en poussant son adversaire à la faute (6-5). Un jeu blanc plus tard, conclu par son cinquième ace, lui offrait le gain du premier set (7-5). Touché, Berdych, moins précis au fil des points, perdait les deux premiers jeux de la seconde manche, ses quatrième et cinquième d'affilée (0-2). Un retard qu'il n'allait jamais pouvoir rattraper, Roddick étant trop efficace derrière son engagement. Vainqueur de 61 de ses 63 jeux de service durant le tournoi, le n°1 américain n'aura pas eu à écarter une seule balle de break en finale. Après 1h43 d'un match bien maîtrisé, il empochait le deuxième set (6-4) et avec son deuxième titre de l'année, trois mois après le bien moins relevé tournoi de Brisbane en janvier. "C'est super, je pense que j'ai fait un beau tournoi", estimait le successeur d'Andy Murray au palmarès. La terre battue, qui va coller aux chaussures des joueurs à partir de la semaine prochaine et ce jusqu'à Roland-Garros, ne va pas aider l'Américain à confirmer son excellente tournée américaine. Mais à 27 ans, Roddick prouve qu'il est encore un sacré client sur surfaces rapides. Prochain objectif : remettre la main sur un tournoi du Grand Chelem.