Riner les fait trembler

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Riner les fait trembler
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Un colosse à la double personnalité. Teddy Riner adore rigoler, faire des blagues et s'amuser... hors des tatamis. Une fois en compétition, son regard se transforme et ses adversaires valsent. Le quadruple champion du monde est un travailleur acharné qui ne lâche jamais. Un état d'esprit qui lui permet de conserver une longueur d'avance sur la concurrence. Et comme il aime les titres, il arrive à Istanbul pour tout casser.

Un colosse à la double personnalité. Teddy Riner adore rigoler, faire des blagues et s'amuser... hors des tatamis. Une fois en compétition, son regard se transforme et ses adversaires valsent. Le quadruple champion du monde est un travailleur acharné qui ne lâche jamais. Un état d'esprit qui lui permet de conserver une longueur d'avance sur la concurrence. Et comme il aime les titres, il arrive à Istanbul pour tout casser. "L'Euro, c'est une étape cruciale dans l'optique des Jeux Olympiques. Ce n'est pas qu'une étape." Teddy Riner a beau ne pas être le premier venu, collectionner les titres et les victoires, il n'a pas changé. Ni avec ses camarades d'entraînement qu'il martyrise avec une aisance inouïe ni avec les journalistes. Avec lui, les conférences de presse ressemblent parfois à une cour de récré. Il aime titiller, blaguer, rigoler... C'est tout simplement dans sa nature et cela ne l'empêche pas entre deux fous rires de répondre sérieusement à ses interlocuteurs. Ainsi, à l'évocation du championnat d'Europe, il répond: "On est deux par catégories et on va donc retrouver les meilleurs mondiaux. Je viens pour travailler, effectuer des réglages dans une compétition relevée. Il faudra savoir être bon pour prendre les meilleurs et savoir mettre des ippons. C'est important de marquer son territoire avant les Jeux. Cela permet de savoir ce qu'il reste à travailler afin de ne pas arriver aux JO sans solution." Londres 2012, un objectif ancré en lui depuis de longs mois. Certes, il y a Istanbul puis Paris en août, un objectif en soi, mais il vibre réellement pour les Jeux Olympiques. "Je fais du judo pour les titres" Au-delà des Jeux, ce qu'il aime, ce sont les titres. "J'adore les défis et la compétition, quand je m'entraîne au quotidien je pense aux médailles. Je ne fais pas du judo pour les tournois mais pour les titres. A part à Paris car c'est le plus beau tournoi. J'ai quatre titres de champion du monde mais à chaque fois on remet tout à zéro. Tous les matins à l'entraînement, j'ai envie de me mettre dans le rouge pour revenir avec des titres", reconnaît le colosse. Ce championnat d'Europe des +100kg représente une nouvelle opportunité de monter sur le boîte, sourire aux lèvres. Pourtant, il ne veut pas s'avouer vainqueur avant l'heure. " Je n'ai peur de personne mais je ne sous-estime personne" avant d'insister sur le fait "qu'en Europe, il y a Tolzer, Padar, les Russes, tout le monde est présent. Il y a plus d'Européens que d'Asiatiques." Une concurrence forte qui va tenter de lui donner du fil à retordre. Mais après tout, ce n'est pas la défaite en soi qui lui fait peur. D'autant qu'il a appris de chacune des dernières défaites. A Pékin en 2008 contre Tangriev et bien évidemment à Tokyo en 2010 contre Kamikawa en toutes catégories. Une cicatrice apparemment pas encore totalement refermée: "La dernière défaite m'a permis d'avancer, je me suis remis en question. Grâce à ça, j'ai travaillé pour faire face à un autre type de combattant, avec le recul je suis content que ce soit arrivé là car ça n'arrivera pas deux fois. Sur cette défaite, il peut y avoir contestation, je n'oublie pas que j'ai perdu ce titre de cette manière. J'ai appris à ne pas laisser l'arbitre décider pour moi." La dernière fois qu'ils se sont croisés, c'était au tournoi de Paris et Kamikawa est sorti en larmes, tapant d'un point rageur sur le sol pendant que son vainqueur répondait aux premières questions. L'orgueil du champion a frappé. Et si le Japonais ne sera pas à Istanbul, Riner, qui assure ne pas en faire une affaire personnelle, aura la même envie de découper tout ce qui lui passe sous la main. Avec de grandes chances de ne pas se manquer... VIDEO Teddy Riner se confie à SPORTS.FR: ses objectifs, ses choix, ses doutes...