Riner: "Je serai fin prêt"

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Riner: "Je serai fin prêt"
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À cinquante jours des championnats du monde de judo parisiens, Teddy Riner poursuit une préparation quelque peu perturbée par une blessure au doigt. Le quadruple champion du monde n'en perd toutefois pas sa détermination et son envie d'effacer au plus vite la déception de Tokyo, où il n'avait pu prendre que la deuxième place en toutes catégories l'an passé.

À cinquante jours des championnats du monde de judo parisiens, Teddy Riner poursuit une préparation quelque peu perturbée par une blessure au doigt. Le quadruple champion du monde n'en perd toutefois pas sa détermination et son envie d'effacer au plus vite la déception de Tokyo, où il n'avait pu prendre que la deuxième place en toutes catégories l'an passé. À 22 ans, Teddy Riner n'en finit plus d'être rassasié. Déjà quadruple champion du monde et double champion d'Europe, le judoka guadeloupéen a aujourd'hui une motivation toute particulière en vue des prochains Mondiaux, prévus du 23 au 28 août prochains. Et ce, à plus d'un titre. La première concerne son état de forme. Malgré une envie évidente, le jeune colosse reste pour l'instant privé de kimono, la faute à une blessure à la main droite, contracté le mois dernier aux championnats par équipes de Paris. "Depuis deux semaines, je n'ai pas enfilé le kimono, confirme-t-il. Je fais juste de la préparation physique et, certainement, encore pendant dix jours, à moins que je réussisse à persuader mon entraineur. Mais je commence vraiment à avoir soif de judo." Tant mieux. Car quatorze ans plus tard, les championnats du monde font leur retour dans l'enceinte du Palais Omnisports de Paris-Bercy. Un événement que le Levalloisien ne compte pas manquer, lui qui pourrait devenir à domicile le judoka français le plus titré de l'histoire, avec cinq médailles mondiales: "J'aurais fait les championnats du monde à Paris blessé. Oui, pour cette occasion à ne pas manquer, je serais même monté sur le tatami en n'étant pas à 100%" "Soif de mettre des boites" Dernier objectif: effacer le pénible souvenir de l'an passé à Tokyo. Pourtant titré en plus de 100 kilos, Teddy Riner avait à l'époque dû se contenter d'une médaille d'argent en toute catégories, à la suite de décisions arbitrales controversées. "J'ai mis une journée et demie à avaler cette déception, ma médaille d'argent, se souvient-il. À Paris, je serai 40 à 50% plus agressif, plus mobile, plus déterminé et plus motivé qu'à Tokyo. Je pense avoir bien retenu la leçon." Déterminé, mais pas prétentieux pour autant. Teddy Riner reste conscient de ses limites physiques actuelles et préfère ne pas s'enflammer: "Je n'aime pas le terme de favori. Pour moi, tout le monde aura sa chance. Et je crains tout le monde. Dans ma tête, tout le monde peut et pourra me battre. Pour l'instant, je veux rester dans ma bulle avant les championnats du monde et je ne veux rien voir interférer dans ma préparation avant ce grand rendez-vous." Quel que soit son statut, il devrait en tout cas vite revenir à son poids de forme et rester l'une des principales chances du clan tricolore à domicile. "J'avance tranquillement et je serai fin prêt, rassure-t-il. Par contre, j'ai vraiment soif de mettre des boites aux autres, des ippons, tendre des pièges, sentir les mecs, démarrer en quelque sorte notre confrontation." Ses futurs adversaires sont prévenus ...