Riner et Décosse, c'est la classe

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Riner et Décosse, c'est la classe
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Teddy Riner (+100kg) et Lucie Décosse (-70kg) ont confirmé leur statut de numéro 1 mondial, en s'imposant dimanche au tournoi de Paris à Bercy. Un Grand Chelem impeccable pour Riner, qui a remporté tous ses combats par ippon jusqu'à cette revanche face à Kamikawa en finale. Même son de cloche pour Décosse, victorieuse de l'Allemande Thiele en finale. A noter la finale 100% française en -78kg, remportée par Tcheuméo devant Louette.

Teddy Riner (+100kg) et Lucie Décosse (-70kg) ont confirmé leur statut de numéro 1 mondial, en s'imposant dimanche au tournoi de Paris à Bercy. Un Grand Chelem impeccable pour Riner, qui a remporté tous ses combats par ippon jusqu'à cette revanche face à Kamikawa en finale. Même son de cloche pour Décosse, victorieuse de l'Allemande Thiele en finale. A noter la finale 100% française en -78kg, remportée par Tcheuméo devant Louette. Une finale en forme de revanche. La cerise sur un gâteau délicieux pour Teddy Riner. Acclamé à chaque apparition, on comprend aisément le lien qu'il tisse chaque fois avec le public de Bercy. Etincelant tout au long de la journée, le quadruple champion du monde a remporté tous ses succès par ippon. Des victoires acquises avec maîtrise, panache et de gros pions. Risco de la Torres, Prokin, Makarau, Brayson puis Kamikawa ont donc pu mesurer de très près les qualités d'un athlète travailleur, jeune et en pleine progression. Car à n'en pas douter, tout est fait pour que Riner poursuive son ascension vers des sommets qu'il tutoie déjà. J'avais bien préparé la finale, je remercie mes entraîneurs, le travail paye, je suis fier de moi, de mon staff et des partenaires qui m'aident au quotidien, lâche Riner à la sortie du tapis. S'il ne veut pas parler de revanche face à Kamikawa, qu'il affirme qu'il aurait été aussi motivé contre n'importe qui, ce succès ne peut que le conforter dans ses convictions, déjà fortes, qu'il est sur la bonne voie. De fait, il a travaillé son sujet et martyrisé un Japonais en pleurs à l'issue du combat. Des larmes d'impuissance face à un Riner qui compte déjà quatre titres à Paris, un record chez les Français. Tcheuméo-Louette, finale 100% française Pour faire mieux que les Françaises, il devra patienter ou attendre que Lucie Décosse arrête d'enquiller les titres avec une telle facilité. On parle beaucoup du très médiatique Teddy Riner mais dans le monde du judo, Lucie Décosse est également une référence mondiale. Elue judokate de l'année, elle possède désormais une marge énorme sur une concurrence qui ne peut pas suivre le rythme. Zhang, Pasquet (duel franco-français le plus dur car remporté sur yuko), Bosch (forfait) et Thiele, croquée en finale, n'ont rien pu faire. Je suis attendue et je gagne, glisse-t-elle. Cela confirme que je suis présente. Ce n'est jamais facile mais j'étais bien préparée psychologiquement et rigoureuse." On a vu le résultat... Outre Décosse, d'autres Bleues auront été brillantes en -78 kg, puisque la finale a mis aux prises Audrey Tcheuméo et Lucie Louette. Une belle récompense pour deux judokates qui ont su tirer leur épingle du jeu malgré une opposition de haut niveau. Louette a notamment sorti l'Ukrainienne Pryshchepa pour une entrée en lice très solide, avant de venir à bout de l'Allemande Heide Wollert (yuko) puis la Hongroise Abigel Joo, dans une demi-finale plus qu'accrochée qui s'est terminée à la décision. Sa petite avance et ses attaques un peu plus tranchantes ont fait la différence, pour rejoindre Audrey Tcheuméo qui avait tombé l'Allemande Malzahn et une Galeone qui avait fait le vide dans le bas du tableau. En demi-finale, elle a su mettre l'intensité nécessaire pour que la Brésilienne Mayra Aguiar se fasse sanctionner à deux reprises (yuko). Ce ne sont pas les seul(e)s à repartir avec une breloque autour du cou. Romain Buffet (-90kg) et Alain Schmitt (-81 kg) ont en effet su tirer leur épingle du jeu pour terminer la journée avec du bronze. Buffet a réussi une superbe journée, avec en point d'orgue une victoire contre le numéro un mondial japonais Takashi Ono lors de son deuxième combat. Impeccable contre l'Algérien Bouyakoub, il est tombé face au Brésilien Tiago Camilo en demi-finale. Un combat qui a rapidement tourné en faveur du Brésilien, qui a pris l'avantage sur un contre (yuko) avant de multiplier son avance (waza ari) et de conclure sur une immobilisation. Buffet termine tout de même en bronze. Schmitt bronzé comme Buffet Le même métal qu'un Alain Schmitt mis en danger au deuxième tour, mais sorti vainqueur à la décision face au Croate Marijanovic avant d'enchaîner face au Slovène Sedej (waza ari) puis devant l'Allemand Maresch (ippon au golden score), avec une belle ovation du public pour le dernier combat de la "matinée". Programmé en premier pour les phases finales, Schmitt n'a pas réussi à trouver l'ouverture face au Coréeen Jae-Bum Kim, numéro un mondial. Le Français a pourtant tout donné, comme il l'avait fait jusque-là. Cela n'a pas suffi pour lui permettre de se hisser en finale d'un tournoi qu'il quitte donc avec une médaille de bronze. Outre les six médaillés du jour, il convient de noter le parcours d'Yves-Mathieu Dafreville (-90 kg), de retour de blessure. Vainqueur en 2009, il a bien débuté face au Suisse Hischier avant de se faire arracher contre l'Ukrainien Grekov, alors qu'il avait le combat en mains... De son côté, Axel Clerget, également de retour à la compétition en ce début d'année après une longue pause, a montré à Bercy qu'il avait plus que jamais faim de victoires. Ce qui lui a permis de boucler sa journée à la 5e place. Une journée qui a débuté avec des victoires contre l'Italien Bruyere puis l'Américain Stevens. A un combat de la médaille, il a chuté devant le Hongrois Csoknyai. "C'est dommage, je n'ai pas bien débuté le combat, reconnaît-il. Je n'ai pas eu assez de temps entre mes deux derniers combats et je n'étais pas dedans au départ, j'étais trop sur la réserve." Déçu, mais lucide.