Rien ne va plus à Stuttgart

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Rien ne va plus à Stuttgart
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Les jeux, certes, ne sont pas encore faits, mais après sept journées, la situation du club souabe interpelle. Bon dernier avec six revers dans la besace, le VfB a perdu durant la trêve internationale son entraîneur Christian Gross, limogé par une direction qui a par ailleurs durci le ton à l'égard des joueurs. La visite ce week-end de Schalke 04, autre formation en perdition en ce début de saison, est une opportunité à saisir pour les Cacau et consorts.

Les jeux, certes, ne sont pas encore faits, mais après sept journées, la situation du club souabe interpelle. Bon dernier avec six revers dans la besace, le VfB a perdu durant la trêve internationale son entraîneur Christian Gross, limogé par une direction qui a par ailleurs durci le ton à l'égard des joueurs. La visite ce week-end de Schalke 04, autre formation en perdition en ce début de saison, est une opportunité à saisir pour les Cacau et consorts. Le malheur de Stuttgart est peut-être d'avoir croisé le chemin de Mayence et Dortmund, les deux premiers actuels du classement, d'entrée de championnat. Ainsi lesté par deux revers initiaux, le VfB n'a toujours pas réussi à s'en remettre, étrillant certes Moenchengladbach (7-0) dans le cadre de la quatrième levée, mais accumulant surtout les défaites - six au total - pour se morfondre au dernier rang de la Bundesliga après sept actes cette saison. Un départ manqué qui dépasse de loin le cas du simple retard à l'allumage. Le club souabe étant ouvertement en crise à l'heure qu'il est. Arrivé au chevet d'un Stuttgart moribond dix mois plus tôt, Christian Gross est passé du statut de sauveur à persona non grata, chassé cette semaine par les mêmes dirigeants qui l'encensaient quelques temps plus tôt. Une mesure radicale destinée à secouer à groupe qui en 2010 a tout de même perdu Sami Khedira (Real Madrid), Thomas Hitzlsperger (West Ham), ou encore Georges Mandjeck (Rennes), sans forcément les remplacer. Les anciens Marc Ziegler et Mauro Camoranesi, ainsi que l'ancien Valenciennois Johan Audel ne soutenant clairement pas la comparaison. Bien décidée à générer l'électrochoc escompté, l'équipe de Fredi Bobic, le manager du VfB, s'est du reste montrée menaçante à l'encontre de ses joueurs. Ces derniers, depuis vendredi, sont prévenus: tout écart de conduite sera désormais passible de licenciement, rapporte le quotidien allemand Bild. Un avertissement qui n'épargne évidemment pas le capitaine Matthieu Delpierre, suspendu trois matches après s'être rendu coupable d'un tacle assassin contre Francfort lors de la dernière journée de championnat. Mauvais geste accompagné d'un lancer de brassard dans la foulée de son expulsion. Un syndrome Stuttgart ? L'heure est grave à Stuttgart, incontestablement, mais la situation, au vu des ressources du club, n'est pas désespérée. Emmenée dorénavant par Jens Keller, l'ex-adjoint de Gross, en attendant peut-être la nomination d'un entraîneur de renom qui pourrait être Hans Meyer, Bruno Labbadia, Lorenz-Günther Köstner ou Christoph Daum, l'homme qui guida le VfB vers le titre en 1992, la formation du Bade-Wurtemberg a déjà prouvé par le passé qu'elle savait renverser la vapeur en sa faveur. Christian Gross en a lui-même apporté le témoignage, en faisant de Stuttgart le club allemand le plus efficace de la phase retour la saison dernière. Un redressement spectaculaire qu'avait également mené à bien le prédécesseur de l'ancien technicien bâlois, Markus Babbel, en succédant avec réussite à Armin Veh, l'entraîneur du sacre 2007, pour porter ses troupes au troisième échelon après un début d'exercice préoccupant. Samedi, sous la houlette de Jens Keller, les Souabes pourraient donc amorcer leur relance, face à un Schalke 04 finalement guère plus fringant. Avec une seule unité de plus au compteur, l'équipe de Gelsenkirchen végète également dans la zone rouge, en dépit des états de services satisfaisants du buteur néerlandais Klaas-Jan Huntelaar. Si Felix Magath ne semble pas encore menacé, le temps presse tout autant du côté de la Ruhr, où le vice-champion d'Allemagne fait pâle figure face à son éternel rival: le Borussia Dortmund. Malheur au vaincu, donc...