Rien de neuf à l'Ouest

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Rien de neuf à l'Ouest
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A l'entame de la dernière ligne droite de la saison NBA, la rédaction dresse, avant de passer à l'Est, le bilan de la Conférence Ouest. Des surprenants Spurs, toujours verts et qui dominent largement la Ligue, aux Lakers, double-champions en titre mais qui peinent à se montrer réguliers, retour sur une première partie de saison où les grosses surprises ne sont finalement pas si nombreuses.

A l'entame de la dernière ligne droite de la saison NBA, la rédaction dresse, avant de passer à l'Est, le bilan de la Conférence Ouest. Des surprenants Spurs, toujours verts et qui dominent largement la Ligue, aux Lakers, double-champions en titre mais qui peinent à se montrer réguliers, retour sur une première partie de saison où les grosses surprises ne sont finalement pas si nombreuses. LES SURPRISES Si retrouver les San Antonio Spurs dans les hautes sphères de la conférence Ouest n'est, en soi, qu'une demi-surprise, le fait qu'ils aient survolé de la sorte le début de saison avec 45 victoires contre 10 défaites avant la coupure du All-Star week-end est étonnant. Pour une équipe que l'on dit sur le déclin, avec tous ses trentenaires, et que tout le monde voyait se préserver pour attaquer les play-offs en forme, la franchise texane déjoue tous les pronostics. Les New Orleans Hornets sont, eux aussi, plus hauts que prévu. Très irréguliers la saison dernière, les partenaires de Chris Paul ont réussi un départ canon en 2010-11, ce qui leur permet d'être aujourd'hui dans le top huit avec 33 victoires contre 25 défaites. Et sans une mauvaise série début février, NOLA aurait pu être un peu plus haut encore... Les Dallas Mavericks et les Portland Trail Blazers sont, a priori, à la place où ils étaient attendus aux deuxième et cinquième rangs. Mais la cascade de blessures qui ont touché ces deux franchises, avec notamment Dirk Nowtizki et Caron Butler d'un côté, Greg Oden et Brandon Roy de l'autre, auraient pu les faire plonger. DECEPTIONS Sur les 25 matches qui leur restent à disputer d'ici la fin de la saison régulière, les Los Angeles Lakers ne doivent pas en perdre plus de six pour égaler leur bilan de l'an dernier (57-25). Autant dire qu'avec déjà 19 revers au compteur au moment de la pause du All Star Game, les double-champions en titre sont loin, avec le sixième bilan général de la Ligue, de répondre aux attentes placées en eux. Et si Kobe Bryant, MVP du All-Star Game, et ses coéquipiers ne rajeunissent pas, à l'image de leurs principales recrues Matt Barnes et Steve Blake, leur expérience devrait leur permettre d'hausser le ton en play-offs. Mais de là à offrir une 12e bague de champion à Phil Jackson avant son départ à la retraite... De l'autre côté de la ville, l'éclosion de Blake Griffin (22.8 points et 12.6 rebonds de moyenne), couplée avec les présences de Baron Davis et Eric Gordon, laissaient entrevoir quelques éclaircies pour les Clippers. Avec 35 défaites en 56 matches, l'une des pires défenses de la NBA (près de 102 points concédés par match) ne verra donc pas les play-offs pour la 5e année consécutive. Des play-offs que les Rockets espèrent ne pas rater pour la deuxième fois de suite. Avec Yao Ming sur le flanc, Kevin Martin (23 pts) et Luis Scola (19.2 pts, 8.4 passes) tiennent la baraque à Houston. Mais le reste du casting peine au niveau régularité, et des transferts ne sont pas à exclure avant la date limite, pour tenter d'arracher la 8e place. Sacramento pensait avoir trouvé avec DeMarcus Cousins (14 pts, 8.3 rebonds) le complément idéal du meilleur débutant du dernier exercice, Tyreke Evans (18.3 pts, 5.5 passes). Mais le tempétueux rookie, qui multiplie les sorties de piste, ne s'entend pas avec la star des Kings, et la franchise californienne se traîne à l'antépénultième place de la Ligue (13 victoires et 40 défaites)... A LEUR PLACE Porté par sa jeune garde, le Thunder a poursuivi sa progression. Peut-être un poil plus terrestre, Kevin Durant est toujours le meilleur marqueur de la Ligue (28,9 points par match) tandis que Russell Westbrook file le vers le trophée de MIP (22 pts, 8,6 passes). Oklahoma City, avec un pourcentage de victoires à peine supérieur à l'année passée (64,8 % contre 61%), est quatrième à l'Ouest, et devrait éviter un gros au 1er tour des play-offs. Le Jazz de Deron Williams, malgré le départ de Carlos Boozer et plus récemment Jerry Sloan, et les Nuggets, en attendant l'éventuel méga-échange incluant Carmelo Anthony, sont bien calés en vue des play-offs, à la lutte avec les Grizzlies de Zach Randolph et Rudy Gay (20 pts de moyenne chacun). Pour les Suns, en revanche, cela risque d'être un peu juste. Steve Nash, meilleur marqueur et passeur de son équipe, ne peut pas tout faire tout seul. Demandez-donc aux Warriors. Monta Ellis et Stephen Curry ont reçu le soutien de Dorell Wright et David Lee, et Golden State présente un visage plus qu'honorable cette année, avec un bilan presque à l'équilibre (26v. - 29d.). Enfin, Kevin Love a beau marquer 21.1 points et prendre 15.5 rebonds en moyenne tous les soirs, comment pourrait-il éviter aux Wolves le bonnet d'âne de la Conférence Ouest ?