Ricco, passion givrée

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Ricco, passion givrée
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Licencié par son équipe Vacansoleil en février dernier, après avoir été hospitalisé dans un état grave, Ricardo Ricco prépare en toute insouciance son retour dans le peloton. Le coureur italien, qui réfute toute tentative de dopage, s'est engagé avec l'équipe continentale Meridiana-Kamen avec laquelle il disputera le Tour de Serbie à la mi-juin.

Licencié par son équipe Vacansoleil en février dernier, après avoir été hospitalisé dans un état grave, Ricardo Ricco prépare en toute insouciance son retour dans le peloton. Le coureur italien, qui réfute toute tentative de dopage, s'est engagé avec l'équipe continentale Meridiana-Kamen avec laquelle il disputera le Tour de Serbie à la mi-juin. Ricardo Ricco devrait peut-être changer de surnom. Au lieu du Cobra qui lui colle à la peau depuis que ses accélérations ont glacé le sang de ses adversaires sur le Tour d'Italie 2007, le petit prince de Modène pourrait se réincarner en chat. Avec cet art irrésistible de toujours retomber sur ses pattes. Déjà suspendu vingt mois suite à son contrôle positif à l'EPO Cera sur le Tour 2008, le coureur italien n'avait pas eu de mal à retrouver une équipe, signant chez Ceramica-Flaminia avant d'intégrer, durant un court laps de temps, la formation Vacansoleil. Une aventure mise à terme précipitamment puisque Ricco, que l'on pensait sur le chemin de la rédemption, était admis à l'hôpital de Modène le 7 février dernier dans un état très sérieux. A l'époque, le triple vainqueur d'étape sur le Giro, craignant de rester sur le carreau, aurait clairement admis à son médecin qu'il s'est auto-transfusé son propre sang, conservé dans son réfrigérateur pendant 25 jours. Des propos que le grimpeur de poche transalpin, licencié par l'équipe néerlandaise entre temps, nie en bloc aujourd'hui : "Ma position est claire: Je n'ai rien fait. J'ai été admis pour une insuffisance rénale, un problème qui peut arriver à n'importe qui, même à quelqu'un qui mène une vie parfaite", déclare ainsi Ricco dans un communiqué envoyé à cyclingworld.it. L'enfant terrible du cyclisme italien, qui a même le toupet d'ajouter "n'avoir jamais été aussi serein" et "que pour combattre le dopage dans le cyclisme, il ne fallait pas des belles paroles mais des actes", a en effet besoin de se racheter une virginité puisqu'il s'apprête à effectuer son retour dans le peloton. L'équipe continentale Meridiana-Kamen, une formation licenciée en Croatie mais basée en Italie, lui a en effet accordé une énième chance de remonter sur le vélo chez les professionnels... et de s'attirer les critiques de ses confrères. Son nouveau départ est prévu le 13 juin prochain à l'occasion du Tour de Serbie. Pas forcément la meilleure promotion pour un sport, déjà ébranlé par la drôle d'affaire Contador.