Ribéry: "Je ferai tout ce qu'il faut"

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Ribéry: "Je ferai tout ce qu'il faut"
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Après avoir fait circuler un communiqué dans lequel il s'excuse et demande de ne plus évoquer le passé, Franck Ribéry s'est présenté en conférence de presse ce lundi, à quelques jours des rencontres face au Luxembourg et à la Croatie. Le Munichois a évoqué ses blessures, son envie de revenir mais aussi remercié Laurent Blanc pour sa confiance.

Après avoir fait circuler un communiqué dans lequel il s'excuse et demande de ne plus évoquer le passé, Franck Ribéry s'est présenté en conférence de presse ce lundi, à quelques jours des rencontres face au Luxembourg et à la Croatie. Le Munichois a évoqué ses blessures, son envie de revenir mais aussi remercié Laurent Blanc pour sa confiance. Franck Ribéry s'est d'abord adressé aux journalistes avant la conférence de presse de ce lundi à Clairefontaine: "Tiens, il y a beaucoup de monde aujourd'hui. Bonjour à tous. Je pense que vous avez lu mon communiqué. Je le pense sincèrement, et je le redis devant vous. Dans ma vie privée, mon comportement de footballeur, je me suis planté. J'ai blessé des gens, des gens qui me sont très chers. Je m'en veux et je m'en excuse. En Afrique du Sud, on a commis une faute. On a payé, c'est normal. Mais comme je l'ai dit, on tourne la page. Sur l'avenir, je veux bien essayer de répondre à vos questions." Franck, à quoi avez-vous pensé sur le chemin séparant le château de la salle de presse ? Ça fait bizarre d'être ici. Ça fait tellement longtemps que je n'avais pas parlé à des journalistes français. Je ne vais pas vous cacher qu'il y a des choses qui ont été dites de votre part qui m'ont beaucoup choqué. J'ai senti de la méchanceté, de l'acharnement. Vous avez touché beaucoup de personnes autour de moi. Ma femme, mes proches. J'ai peut-être fait des choses pas toujours correctes. Je n'ai pas été bon quand il le fallait. Avant la Coupe du monde, j'ai eu de gros problèmes privés. Lors du Mondial, j'avais beaucoup d'envie et l'intention d'oublier ce gros problème. Ça ne s'est pas passé comme j'ai voulu. Je fais mon autocritique. Je n'ai pas été bon sur le terrain, je n'ai pas su dire les choses qu'il fallait. Il y a eu cette grève du bus mais à aucun moment je n'ai pris de décisions tout seul. On a souffert tous ensemble, moi le premier. J'ai toujours été disponible pour vous. Je vous ai toujours respectés. Certains sont venus à Munich. Je restais des heures avec eux. Maintenant, je veux tourner la page. Je suis très content, très heureux de revenir en équipe de France. Le maillot de l'équipe de France, je l'ai toujours dans le coeur. Pourquoi être resté muet jusqu'à aujourd'hui ? Quand vous voyez des titres, quand vous voyez des choses... Il n'y en a pas beaucoup qui m'ont soutenu. Moi non plus je n'aime pas tout le monde, mais je respecte. Et j'aimerais bien un peu de respect. Des choses dites et écrites m'ont fait beaucoup de mal. Ça a beaucoup touché mes proches et ma femme. Avez-vous eu peur de revenir en équipe de France ? Non, c'est surtout de retrouver le plaisir et mon niveau. Je reprends du plaisir et j'ai retrouvé mon niveau. Je suis content d'avoir revu Laurent Blanc. J'ai longuement discuté avec lui et avec son assistant, Jean-Louis Gasset. Je les remercie de leur confiance. Porter le maillot de l'équipe de France, ça a toujours été un rêve, un bonheur. J'avais oublié cette odeur, cette ambiance à Clairefontaine. A quoi avez-vous pensé en revenant ici ? J'ai repensé à mes débuts. Quand j'ai mangé au château, j'ai repensé à 2006. Je me suis rappelé que j'avais fait un discours autour des joueurs. J'ai envie de revivre de belles choses en équipe de France, de m'éclater même si je sais que ça ne sera pas facile. Je ferai tout ce qu'il faut. Avez-vous le sentiment d'avoir changé ? J'ai beaucoup appris, mûri, changé dans mon comportement. Je fais moins confiance aux gens. Il faut vite oublier et aller de l'avant. Ça m'a rendu beaucoup plus fort. Ça a été une expérience difficile mais j'ai beaucoup appris. "Je vais avoir une discussion avec Gourcuff" Comment avez-vous perçu le soutien de la part de Laurent Blanc, qui est allé vous voir plusieurs fois ? Ça m'a beaucoup touché. J'ai senti de sa part un grand soutien, qu'il tenait beaucoup à moi et que je revienne en équipe de France. Il me fait confiance. Je suis conscient que pour lui, ça n'a pas été facile de me reprendre en équipe de France après tout ce que l'on a pu dire. A moi de faire le maximum pour lui rendre. Je retrouve le sourire, la vie de groupe avec des entraîneurs avec lesquels j'ai beaucoup d'affinités. Comment se sont passées les retrouvailles avec Gourcuff ? Je ne comprends toujours pas que vous ayez pu écrire ça. Je n'ai jamais eu de problèmes avec lui. La seule chose qui ne me plaisait pas, c'est qu'on me fasse passer pour le méchant et lui le malheureux. Je lui en ai parlé lors du Mondial. J'aurais aimé qu'il fasse un démenti. Je vais avoir une discussion avec lui. Comment s'est passé votre retour dans le groupe ? Ça se passe bien. Il y a de nouveaux joueurs. Certains que je connaissais pas. Le groupe est très jeune, vit super bien. Les supporters vont avoir les yeux rivés sur vous... C'est une pression supplémentaire. Mais je dois jouer mon jeu. Je n'ai pas changé. Je pense qu'ils me connaissent. Je suis quelqu'un qui chambre toujours, qui aime vivre. Je veux leur montrer que je n'ai pas changé. Revenez-vous en équipe de France comme si c'était votre première sélection ? Non. Je reviens avec beaucoup d'ambition, d'envie. J'ai un peu d'expérience en équipe de France. J'ai connu des bons et des mauvais moments en Bleu. Qu'avez-vous pensé de la réaction de la ministre des Sports qui ne souhaitait pas votre retour en équipe de France ? Le plus important, c'est la décision de Laurent Blanc. Ça m'a fait plaisir et maintenant je suis content d'être ici. Elle peut dire ce qu'elle veut. C'est Laurent Blanc le décideur. Où préfèreriez-vous évoluer en équipe de France ? Jean-Louis m'a demandé ma préférence. Je préfère être à gauche, c'est là où je me sens le mieux. VIDEO Ribéry: "il ne s'est rien passé avec Gourcuff à Knysna" ... ou presque