Ribéry, ça coince toujours

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Ribéry, ça coince toujours
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Malgré ses déclarations d'intentions, Franck Ribéry, brillant avec le Bayern Munich, peine toujours à se montrer aussi performant avec l'équipe de France, comme ce fut de nouveau le cas face aux Etats-Unis. Une situation qui pourrait commencer à devenir problématique pour "Kaizer Franck", malgré le soutien indéfectible de Laurent Blanc. Jusqu'à quand ?

Malgré ses déclarations d'intentions, Franck Ribéry, brillant avec le Bayern Munich, peine toujours à se montrer aussi performant avec l'équipe de France, comme ce fut de nouveau le cas face aux Etats-Unis. Une situation qui pourrait commencer à devenir problématique pour "Kaizer Franck", malgré le soutien indéfectible de Laurent Blanc. Jusqu'à quand ? Il était encore attendu au tournant. Depuis le funeste épisode de la Coupe du monde 2010 et son bus de Knysna, quelques semaines après la non moins fameuse "affaire Zahia", l'image de Franck Ribéry dans l'Hexagone reste brouillée. Et ce ne sont pas ses performances en équipe de France qui ont pu contribuer à redorer son blason. Vendredi soir face aux Etats-Unis, il a beaucoup tenté et montré une réelle envie de bien faire. Mais ça n'a pas suffi. Brillant avec le Bayern et meilleur passeur de Bundesliga, "Kaizer Franck" peine à reproduire ce genre de prestations sous le maillot bleu. Et cela fait un moment que ça dure. "Je me souviens de mes débuts en 2006, c'était tellement extraordinaire ! J'ai vraiment envie de retrouver ces moments-là", raconte-t-il, nostalgique, dans les colonnes de L'Equipe. Une volonté partagée par Laurent Blanc, quand ce dernier avait fait le déplacement jusqu'à Munich en compagnie de son adjoint alors que le Boulonnais purgeait une suspension de trois matches avec les Bleus. "Ils m'ont juste dit qu'ils voulaient revoir le Ribéry du début, poursuit-il. Ces gestes-là m'ont beaucoup touché. (...) Ce que le coach a fait à ce moment-là, alors qu'il y avait des pressions, c'est grand : j'ai envie de le lui rendre sur le terrain et en dehors." Le plus capé face aux Etats-Unis Mais Franck Ribéry l'a-t-il mérité et, surtout, rendu au sélectionneur toute la confiance qu'il lui accorde ? Au vu de ses dernières apparitions sous la tunique tricolore, on serait tenté de répondre par la négative. Ses déclarations, fin août, sur sa persistante volonté d'évoluer à gauche, ont également pu agacer. Car même s'il n'est pas le premier - et certainement pas le dernier - à réclamer de la sorte, la manière et le timing n'étaient pas forcément des plus judicieux. "J'ai toujours joué à gauche avec le Bayern et c'est vrai que c'est là que je me sens le mieux. C'est là où je suis performant et je viens en équipe de France pour jouer à gauche" avait-il ainsi proclamé avant les matches en Albanie et en Roumanie, avant de néanmoins préciser, pour ceux qui pourraient émettre des doutes sur l'identité des vrais décisionnaires en équipe de France: "Après, c'est au coach de décider..." Aujourd'hui, il dit avoir "changé", et multiplie les interviews pour, en quelque sorte et sans mauvais jeu de mots, se racheter une "virginité". Mais il sait que ce retour en grâce passera inévitablement par le terrain, où il était vendredi sur celui du Stade de France, avec désormais 55 sélections au compteur, le joueur le plus capé. Un statut forcément porteur de responsabilités pour celui qui n'a pas réussi à percer une muraille américaine pourtant loin d'être infaillible, à part pour servir Jérémy Ménez à quelques minutes de la pause. Forcément insuffisant pour un joueur de sa stature, dont les moindres faits et gestes seront encore épiés mardi face à la Belgique. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter.