Rezaï remet les pendules à l'heure

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Rezaï remet les pendules à l'heure
@ Reuters
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FED CUP - Si Parmentier a perdu, Rezaï s'est imposée pour égaliser face à l'Allemagne.

FED CUP - Si Parmentier a perdu, Rezaï s'est imposée pour égaliser face à l'Allemagne. Invitée comme en 2009 et 2008 à jouer son avenir dans le groupe mondial en barrages, ce week-end, l'équipe de France aura certainement plus à faire que face à la Slovaquie ou au Japon, les deux nations aux dépens desquelles elle s'était maintenue ces deux dernières années. Contre l'Allemagne, sur la terre battue aérée et ensoleillée de Francfort, les joueuses de Nicolas Escudé, orphelines de leur tête d'affiche Marion Bartoli et contraintes de se débrouiller désormais sans l'expérience des Amélie Mauresmo et Nathalie Dechy, sont pour l'heure accrochées (1-1). Un moindre mal... Car les affaires semblaient bien mal embarquées en début d'après-midi, tandis que Pauline Parmentier, 95e joueuse à la WTA, s'inclinait logiquement face à la 49e joueuse mondiale, Andrea Petkovic. Incapable de convertir l'une de ses cinq balles de break, coupable de 22 fautes directes – pour seulement 13 coups gagnants – la jeune Nordiste, qui avait fait ses premières armes en Fed Cup cette année en sauvant l'honneur des Bleues face aux Etats-Unis (4-1), rentrait aux vestiaires avec un cinglant 6-3, 6-2 dans la besace. Et un regard lucide sur sa prestation: "C'est sûr qu'il y a beaucoup de déception, parce que je me sentais bien. Alors, le fait de me rater aujourd'hui, ça fait chier ! Il s'agissait seulement de mon deuxième match en Fed Cup. J'ai encore beaucoup de choses à travailler, encore beaucoup de progrès à faire. Je le vois aujourd'hui. Ce n'est pas encore gagné." Rezaï renversante pour son baptême du feu "Ce n'est pas gagné", une réflexion que pouvait également se faire Aravane Rezaï dans la foulée, alors que son adversaire, Tatjana Malek, la breakait trois fois d'affilée pour empocher le premier set (2-6). Battue deux fois déjà dans sa carrière par la modeste 88e mondiale – la dernière en date il y a quinze jours en huitièmes de finale du tournoi de Marbella – la nouvelle leader de l'équipe de France, pour sa première apparition dans le groupe de Nicolas Escudé, s'attelait néanmoins à renverser la vapeur. Avec autorité. A la faveur d'un double-break réalisé d'entrée de deuxième manche, la Stéphanoise assurait ses arrières, et recollait au score malgré un joker grillé (6-3). Un retour dans le match dont ne se remettait pas l'Allemande. Dès lors sûre de son fait et toujours plus agressive sur le court, la 21e joueuse du classement WTA haussait le ton et infligeait un 6-0 sans équivoque à Malek pour clore les débats – le tout sur un jeu blanc. Une montée en puissance salvatrice pour des Tricolores qui jamais dans leur histoire ne sont parvenues à effacer un handicap de 0-2 à l'issue de la première journée. L'espoir d'épargner aux Bleues une relégation qu'elles n'ont jamais subie depuis la création de la Fed Cup en 1963. Aravane Rezaï, Pauline Parmentier et les duettistes Alizé Cornet et Julie Coin ont encore un long dimanche devant elles.