Rezaï prend du recul

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Rezaï prend du recul
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Aravane Rezaï fait un break. Sans en dire plus sur les "problèmes personnels" qu'elle a eus avec son entraîneur de père, Arsalan, lors de l'Open d'Australie, la n°2 française a expliqué avoir besoin de prendre du recul sur le circuit WTA, pour "mettre les choses en place". A la recherche d'une nouvelle structure d'entraînement, Rezaï devrait reprendre la compétition fin février ou début mars.

Aravane Rezaï fait un break. Sans en dire plus sur les "problèmes personnels" qu'elle a eus avec son entraîneur de père, Arsalan, lors de l'Open d'Australie, la n°2 française a expliqué avoir besoin de prendre du recul sur le circuit WTA, pour "mettre les choses en place". A la recherche d'une nouvelle structure d'entraînement, Rezaï devrait reprendre la compétition fin février ou début mars. "J'ai 23 ans, et je veux prendre ma vie en mains." C'est une forme d'émancipation que réclame Aravane Rezaï. En marge de l'Open GDF-Suez, dont elle était l'une des têtes d'affiches, la n°2 tricolore a annoncé sa volonté de faire un petit break, et surtout de prendre un peu de recul avec son père, Arsalan, qui était jusqu'alors également son entraîneur. La raison de cette pause était connue, mais la Stéphanoise a enfin brisé le silence, pesant, instauré depuis l'Open d'Australie. "J'ai eu quelques problèmes avec ma famille en Australie et j'ai décidé de faire un break pour revenir plus forte, car j'ai vécu un vrai tremblement de terre dans ma tête", a-t-elle simplement expliqué, en conférence de presse, ce lundi. Des problèmes ? Elle n'en dira pas plus, évoquant quelques "tensions", "comme il y en a dans toutes les familles", entre elle et son père, depuis l'année dernière. "Jouer le rôle du père et du coach, c'est difficile", a reconnu Rezaï, qui s'est montrée catégorique sur un seul point: "J'aime ma famille, j'aime mon père. C'est grâce à lui que je suis arrivée là". La n°2 française a expliqué avoir eu une discussion avec son père en rentrant de Melbourne. "Aujourd'hui je n'ai plus de problème avec lui et je lui demande toujours conseil. Je sais qu'il ne veut que mon bien"", a-t-elle assuré. "J'ai fait le bon choix. C'est un mal pour un bien" Depuis son élimination au premier tour de l'Open d'Australie, contre la Tchèque Strycova, Rezaï a laissé la raquette de côté, invoquant un besoin de repos, quitte à tourner le dos à l'équipe de France de Fed Cup, battue ce week-end en Russie (3-2). "J'aurais aimé représenter mon pays, mais j'étais à 20% de mes possibilités", a-t-elle précisé. "J'ai besoin d'une petite coupure pour mettre les choses en place dans ma tête. Je veux avancer, penser à ma carrière", a poursuivi Rezaï, qui a démenti avoir pensé arrêter sa carrière. Pourquoi un tel silence, alors, après l'annonce de la suspension de son père par la WTA, pour des raisons encore un peu obscures ? "Je voulais m'exprimer. On m'en a empêché. Qui ? La WTA, mais aussi Octagon, mon manager. C'était une mauvaise idée (de l'en empêcher, ndlr). Je voulais clarifier les choses", a expliqué Rezaï. Chose faite, la Française va maintenant se mettre en quête d'une nouvelle structure, avant de reprendre la compétition. "Mon problème, aujourd'hui, ce n'est pas le tennis, c'est l'environnement. Trouver les bonnes personnes pour avancer. Avec qui je peux m'entraîner, comment. Je travaille dessus, avec l'accord de mes parents." Pour le moment, la date de son retour sur les courts n'est pas clairement arrêtée, mais la 21e joueuse mondiale envisage de réclamer une invitation pour le tournoi de Monterrey (du 28 février au 6 mars), avant de se rendre à Indian Wells (du 9 au 20 mars). Rezaï retrouvera-t-elle rapidement son meilleur niveau, elle qui court après son tennis depuis mai dernier et sa victoire à Madrid ? Ce qui est certain, c'est que la Tricolore est convaincue que c'est le bon moment pour elle de changer d'air, de "prendre sa vie en mains". "J'ai 23 ans, il faut que je le fasse maintenant. J'ai fait le bon choix. C'est un mal pour un bien." Réponse dans les prochaines semaines.