Rezaï dans la tourmente ?

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Rezaï dans la tourmente ?
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Vaincue dès le premier tour de l'Open d'Australie, Aravane Rezaï aurait eu une violente altercation avec son père, Arsalan, le matin même de sa rencontre. De quoi expliquer le communiqué adressé dimanche par la WTA sur la "suspension pour une période d'une durée indéterminée d'un membre de la famille d'Aravane Rezaï."

Vaincue dès le premier tour de l'Open d'Australie, Aravane Rezaï aurait eu une violente altercation avec son père, Arsalan, le matin même de sa rencontre. De quoi expliquer le communiqué adressé dimanche par la WTA sur la "suspension pour une période d'une durée indéterminée d'un membre de la famille d'Aravane Rezaï." On savait la relation père-fille passionnelle, presque exclusive. C'est en effet Arsalan Rezaï qui avait poussé Aravane à la pratique du tennis intensif dès l'âge de sept ans avant de l'accompagner tout au long de sa carrière, dans les bons comme dans les mauvais moments. Mais, selon des informations du Parisien, les rapports entre la jeune Stéphanoise et son paternel auraient connu une fin de non-retour à Melbourne, le 17 janvier dernier, quand ce dernier s'en serait pris violemment au fruit de sa chair, au matin même de l'entrée en lice d'Aravane à l'Open d'Australie. En cause, la relation présumée de la 22e joueuse mondiale avec un membre d'une des instances du tennis international, qui serait âgé d'une trentaine d'années. Un lien que le sulfureux entraîneur, connu dans le milieu pour ses coups de gueule et ses rapports tendus avec la fédération, ne supporterait pas et qui l'aurait fait sortir de ses gonds quand il croisa sa fille avec son ami dans les travées du Melbourne Park. Déboussolée par cette vive altercation, la tête de série numéro 17 s'était ensuite inclinée assez piteusement face à Barbora Zahlavova Strycova (0-6, 6-3, 5-7) avant de se montrer très énigmatique en conférence de presse: "Je ne veux pas me chercher d'excuses, mais j'ai eu un gros souci ce matin." Quelques heures après cette annonce, qui pouvait à la fois dire tout et son contraire, Virginie Razzano, partenaire de double mise dans la confidence, confirmait le malaise de sa copine: "Elle a de gros problèmes. Ce n'est pas une blessure, c'est autre chose, ça pourrait lui faire rater la Fed Cup (les 5 et 6 février à Moscou)." La sanction de la WTA... Le mystère avait été en partie levé dimanche lorsque dans un communiqué, la WTA revenait sur la genèse de cet incident: "La santé et le bien-être de nos joueuses sont la priorité numéro un pour la WTA, pouvait-on lire. Un sérieux problème de sécurité a été porté à l'attention de la WTA et a entraîné la suspension pour une durée indéterminée d'un membre de la famille d'Aravane Rezaï de toutes les compétitions organisées par la WTA, jusqu'à la fin des investigations." La police australienne a également ouvert lundi une enquête parallèle sur cette affaire. Elle pourrait rapidement déboucher sur des conclusions identiques à celles rendues par Le Parisien et renvoyer définitivement Arsalan hors des courts. Même s'il avait délégué à son fils, Anouch, les séances d'entraînement de sa championne, le père, ancien boxeur, restait très présent dans l'encadrement au moment des grandes décisions. Il pourrait bientôt perdre ce dernier privilège...