Revoilà McIlroy !

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Revoilà McIlroy !
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Crédité d'un British Open mémorable la saison passée, Rory McIlroy s'est rappelé à ses meilleurs souvenirs en majeur, jeudi, en prenant la tête du Masters d'Augusta à la faveur d'une carte de 65. Accompagné de l'Espagnol Alvaro Quiros, l'Irlandais bénéficie déjà d'une avance confortable sur la plupart des favoris. Phil Mickelson, comme Grégory Havret, est à cinq coups, Tiger Woods à six. Le n°1 mondial Martin Kaymer a lui explosé.

Crédité d'un British Open mémorable la saison passée, Rory McIlroy s'est rappelé à ses meilleurs souvenirs en majeur, jeudi, en prenant la tête du Masters d'Augusta à la faveur d'une carte de 65. Accompagné de l'Espagnol Alvaro Quiros, l'Irlandais bénéficie déjà d'une avance confortable sur la plupart des favoris. Phil Mickelson, comme Grégory Havret, est à cinq coups, Tiger Woods à six. Le n°1 mondial Martin Kaymer a lui explosé. C'est ce qui s'appelle une belle entrée en matière ! Une carte de 65, l'on n'avait pas vu mieux sur le Masters d'Augusta depuis le 63 signé Greg Norman en 1996 - une marque qui reste la référence absolue du parcours à ce jour. Or, cette excellence, ils sont deux à l'avoir tutoyée jeudi en Géorgie. Rory McIlroy et Alvaro Quiros ont frappé fort en ce premier tour, si fort que leurs premiers poursuivants, les Sud-Coréens Yang Yong-eun et K.J. Choi, ne pointent pour l'heure qu'à deux longueurs. Si fort que la plupart des favoris n'ont pu soutenir la comparaison. Phil Mickelson, le tenant du trophée, est déjà relégué à cinq coups, du haut d'une carte de 70 qu'il partage avec le Français Grégory Havret - performance tout à fait louable pour une première apparition en Masters. Tiger Woods, qui a déjà endossé quatre vestes vertes par le passé, est lui à six longueurs. Ce qui ne l'inquiète pas outre mesure: "Je préférerais être dans la position de Rory et d'Alvaro. J'ai beaucoup de chemin à faire. Cela dit, je suis très heureux. Je suis dans le coup. Je ne suis qu'à six coups derrière." Il est vrai qu'il y a plus mal loti, comme l'actuel n°1 mondial, Martin Kaymer. Auteur d'un médiocre 78 pour débuter, l'Allemand est en passe de quitter prématurément Augusta pour la quatrième année consécutive. "C'est très difficile pour moi. Il y a de ces terrains sur lesquels vous êtes à l'aise, d'autres non. Il n'y a rien à faire", a-t-il avoué dépité. A l'inverse, Alvaro Quiros est aux anges, lui qui n'était jamais descendu sous les 75 coups à Augusta. Et que dire d'un Rory McIlroy devenu à 21 ans le plus jeune premier leader de l'histoire du Masters. "J'avais confiance en tout ce que je faisais. Je savais où je voulais frapper la balle. C'est le principal ici. Vous devez établir une cible et faire confiance à votre élan. Je suis très heureux de la façon dont j'ai géré mon jeu", dixit l'Irlandais, qui s'était déjà distingué en majeur l'an dernier, en rendant une carte de 63 pour son entrée en lice dans le British Open. Victime de la pression et du vent de St. Andrews le lendemain, il s'était alors effondré en signant un 80 rédhibitoire pour ses ambitions. Un scénario auquel il ne croit pas cette fois: "Je peux utiliser l'expérience désagréable de l'an dernier, explique-t-il. Je pense que je suis mieux préparé pour aborder le deuxième tour d'un tournoi majeur avec une telle avance."