Réveillère: "On ne s'emballe pas"

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Réveillère: "On ne s'emballe pas"
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Antony Réveillère, qui porte le brassard en l'absence de Cris et de Lisandro Lopez, apprécie naturellement le retour de l'OL, vainqueur facile de Bordeaux (3-1) samedi, au premier plan. Il y voit certaines promesses pour l'avenir même si son esprit est uniquement focalisé sur la semaine à venir avec le retour de la Ligue des champions au Stade de Gerland suivi, cinq jours plus tard, d'un brûlant déplacement au Parc des Princes.

Antony Réveillère, qui porte le brassard en l'absence de Cris et de Lisandro Lopez, apprécie naturellement le retour de l'OL, vainqueur facile de Bordeaux (3-1) samedi, au premier plan. Il y voit certaines promesses pour l'avenir même si son esprit est uniquement focalisé sur la semaine à venir avec le retour de la Ligue des champions au Stade de Gerland suivi, cinq jours plus tard, d'un brûlant déplacement au Parc des Princes. Anthony, ressentez-vous déjà la pression du résultat à deux jours de recevoir le Dinamo Zagreb ? Non, pas de la pression... Aujourd'hui (dimanche), le climat est plutôt à la sérénité. Maintenant, cela n'exclut évidemment pas la concentration car on connaît l'enjeu de ce match: en Ligue des champions, il est souvent conseillé de ne pas lâcher trop de points à domicile. On sait aussi qu'une victoire bonifierait notre match nul à Amsterdam... En l'emportant devant Bordeaux en tout cas, Lyon a bouclé samedi une année d'invincibilité à Gerland en matches de 90 minutes... Cette statistique, on l'imagine, est plutôt réconfortante à l'heure de ce rendez-vous européen ? Oui, c'est toujours important. A un moment donné, on sentait que l'OL ne faisait plus peur, qu'il n'était quasiment plus respecté à domicile alors que c'était pourtant l'une de nos caractéristiques lors de la belle époque... Voilà, avec l'aide de notre public, on veut à nouveau imposer cette force à Gerland et réinstaller le doute chez nos visiteurs. Le doute, justement, n'a pas eu le temps de gagner l'équipe lyonnaise après son premier revers de la saison à Caen, mercredi (0-1)... Absolument. On savait qu'on était passé au travers là-bas, qu'on avait effectué un non-match et, face à Bordeaux, il était important de réagir. Au final, la soirée a été belle: on a produit du jeu, été efficace, affiché une vraie maîtrise... Alors bien sûr, il reste de petites choses à corriger - ce but encaissé en fin de match, notre retour des vestiaires un peu timoré...-, mais ce genre de prestation est intéressant pour la suite. "Il y a des résultats, du jeu, des buts, et tout cela aide à être bien dans les têtes" Vous évoquiez ce but encaissé en fin de match sur penalty, comme à Caen mercredi... Cela fait quatre matches que Lyon n'a plus pris de but dans le jeu. Est-ce à dire que l'équipe a enfin trouvé sa défense ? Ecoutez, en jouant tous les trois jours, avec la même défense, il y a logiquement des automatismes qui arrivent. A l'image de la charnière Koné-Lovren: ils se connaissent de plus en plus, sont complémentaires et, un axe qui fonctionne bien, ça rassure. (Sourire) Bon, Bako Koné n'a pas trop eu le temps de chercher ses marques, il a tout de suite dû répondre présent, mais il s'est bien débrouillé. Cette solidité, on se doit de la conserver pour bien terminer cette grosse série de matchs avec Zagreb mardi et Paris dimanche. En tout cas, tous les signaux semblent au vert... Vous sentez-vous à nouveau forts ? A nouveau forts, je ne sais pas, mais en confiance, forcément. Il y a des résultats, du jeu, des buts, et tout cela aide à être bien dans les têtes. Maintenant, la saison est très longue encore et on ne s'emballe pas... On dira qu'on est parti sur de bonnes bases. Derrière cette prudence, doit-on y lire la crainte d'une fin d'année délicate jusqu'à Noël, comme cela avait été le cas pour l'OL il y a deux saisons quand l'équipe avait déjà dû disputer un barrage de Ligue des champions ? Sincèrement, on n'y pense pas... Ce qui va nous faire du bien, à mon avis, c'est de récupérer progressivement tous nos blessés, cela injectera du sang frais et de la qualité car ce ne sont pas n'importe quels joueurs (ndlr: Gourcuff, Lopez, Cris et Ederson)... Ce sera un bon mercato. Mais pour vous, Anthony, qui êtes le seul joueur à avoir disputé l'intégralité des matches, cela ne commence pas à « tirer » ? (Rires) ça tire, mais voilà c'est le football. Et puis, on est toujours content d'être sur un terrain ! Après, c'est clair qu'il faut soigner la récupération. Mais je n'ai pas à me plaindre à mon âge... Un mot, enfin, sur votre capitanat ? Et bien je le vis bien. En tant qu'ancien, ça donne un petit peu plus de voix, de responsabilités, d'autant qu'on a un groupe très jeune et qu'il faut lui faire profiter de notre expérience... Et puis, ce brassard me permet aussi de parler davantage avec l'arbitre... (sourire)