Réveillère, la surprise du chef ?

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Réveillère, la surprise du chef ?
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EQUIPE DE FRANCE - Le défenseur lyonnais espère ne pas être le 24e Bleu.

EQUIPE DE FRANCE - Le défenseur lyonnais espère ne pas être le 24e Bleu.Près de cinq ans qu'il attend ça. Si Anthony Réveillère a bien porté le maillot des A' face au Congo en février 2008, sa dernière sélection officielle remonte elle à novembre 2005 et un match nul et vierge face à l'Allemagne. De quoi lui faire oublier ce court passé en Bleu ? "Non, quand même pas, a-t-il répondu, souriant, au lendemain de son arrivée à Tignes. J'ai connu des choses, j'ai quand même cinq sélections. J'avais même reçu pas mal de convocations avant la Coupe du monde 2006 mais je me suis blessé à la reprise et j'avais rechuté ensuite." La nouvelle rechute du latéral lyonnais, en novembre 2008, avait elle bien failli sonner le glas de ses ambitions, du moins immédiates. Victime d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche, il s'écroule sur la pelouse du Parc des Princes et semble d'ores et déjà avoir tiré un trait sur sa fin de saison. En décidant, contre l'avis de Claude Puel mais avec l'accord du préparateur physique Robert Duverne – qui officie également chez les Bleus -, de ne pas passer sur la table d'opération et de procéder à un renforcement musculaire, il va pourtant rapidement revenir sur les terrains, moins de quatre mois après sa blessure ! "C'est une belle revanche par rapport à ça et aussi une belle récompense, apprécie-t-il aujourd'hui. J'ai pris cette décision, j'ai assumé et puis la meilleure réponse par rapport à tout ça c'était de montrer sur le terrain que ça tenait. Et d'avoir fait une saison complète, c'était important." Et quant aux critiques dont il a pu faire l'objet ? "Des mauvaises langues ont dit que je n'allais pas retrouver mon niveau mais comme je le disais à l'époque, je comprenais les sceptiques, enchaîne-t-il. J'ai entendu dire qu'on parlait souvent de cette blessure, je pense comme une curiosité. Mais je vais arrêter d'en parler, il faut tourner la page, même si je sais d'où je reviens..." "Il y en a un qui va bientôt devoir partir. Et ce sera douloureux"Une volonté et une abnégation désormais récompensées, même si c'est plus certainement sa belle saison lyonnaise qui a dû faire pencher la balance en sa faveur. "C'est vrai qu'on a eu un beau finish, lâche-t-il. C'est la récompense du travail accompli en club, avec aussi beaucoup de matches en Ligue des champions et un beau parcours dans cette compétition." Sa prestation, pleine, face au Real Madrid en huitièmes de finale avait d'ailleurs été particulièrement remarquée, alors qu'il a pu enfin disputer en championnat, pour la première fois depuis trois ans, au moins 30 matches, affichant une belle régularité dans un couloir où François Clerc ne lui fait désormais plus d'ombre.Ajoutez à cela la saison moyenne de Rod Fanni, qui était devenu, du moins le croyait-on, l'inamovible suppléant de Bacary Sagna dans l'esprit de Raymond Domenech, et vous comprendrez mieux pourquoi le Rhodanien, qui peut également dépanner sur le côté gauche même s'il rechigne désormais à le faire à Lyon, est bien à sa place dans cette liste. Mais échappera-t-il au "Final Cut", celui qui verra le 24e homme abandonner ses coéquipiers tricolores à l'issue de la préparation savoyarde ? "Tout peut arriver, avoue-t-il, serein. On est 24 et il y en a un qui va bientôt devoir partir. Et ce sera douloureux. Mais j'évite d'y penser..." Pour ne pas gamberger sur ses chances de disputer une première Coupe du monde l'année des ses 31 ans ?