Retraite dorée et dernier défi ?

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Retraite dorée et dernier défi ?
@ Reuters
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Thierry Henry vient s'ajouter à la liste des internationaux français qui finissent leur carrière "ailleurs".

Thierry Henry vient s'ajouter à la liste des internationaux français qui finissent leur carrière "ailleurs". Avec le départ de Thierry Henry outre-Atlantique, l'un des derniers représentants de la génération 1998 va donc quitter l'actualité du football européen. Patrick Vieira (Manchester City), David Trezeguet (Juventus Turin) et peut-être Robert Pires (à la recherche d'un club), vont donc être les derniers champions du monde français à évoluer sur le Vieux Continent. En signant dans la franchise de la Grosse Pomme, Henry marche sur les traces de son ancien coéquipier chez les Bleus, Youri Djorkaeff, tout aussi américanophile - voire newyorkophile - que lui et qui a évolué au Red Bull (anciennement Metro Stars) durant trois saisons, entre 2005 et 2007. Avocat de la cause américaine, Djorkaeff, premier joueur français à évoluer aux Etats-Unis, n'avait jamais réussi à faire traverser l'Atlantique à certains de ses anciens coéquipiers, du PSG ou de l'équipe de France. Récemment, Pires a refusé une offre de Philadelphie, évoquant comme argument le "cadre de vie". Le Qatar, destination privilégiée Parmi les champions du monde 1998, ils ont été plus nombreux à se laisser tenter par une aventure lucrative au Qatar. La défense centrale qui avait affronté le Brésil le 12 juillet 1998, Franck Leboeuf et Marcel Desailly - qui a même évolué dans deux clubs différents - avait ouvert la voie en 2003 puis 2004. Christophe Dugarry, lui aussi, s'était laissé tenter par une aventure de quelques mois sous le soleil qatari, comme d'autres grands joueurs avant lui, comme Romario, Gabriel Batistuta ou Jay-Jay Okocha. Aux pétrodollars sonnants et trébuchants, d'autres membres de France 98 ont tenté un dernier défi, sportif, en France. Et ça ne s'est pas toujours très bien passé, à l'image de Fabien Barthez, dont le passage à Nantes fut un échec. D'autres, comme Stéphane Guivarch' à Guingamp, ont préféré achever leur carrière dans le club qui les a révélés. Henry, lui, a donc choisi les Etats-Unis. Avec New York, c'est le rencontre de deux envies. La Major League Soccer, qui n'offre pas encore le rayonnement des grands clubs européens, aime miser sur de grandes stars en fin de carrière pour en faire leurs étendards. C'est le cas avec David Beckham, pour lequel le Los Angeles Galaxy a offert un pont d'or, et maintenant avec Henry, dont le transfert répond à la même logique : une mégalopole attirante, une icône publicitaire connue dans le monde entier et un défi sportif à relever au sein d'une compétition, la MLS, ragaillardie depuis quelques années. Henry, pas encore 33 ans et qui a quitté le Barça et les Bleus sur un goût très amer, a encore quelques belles années devant lui pour finir non seulement sur une bonne paye - son salaire ne sera pas limité - mais aussi sur une bonne note sportive.