Retour long de ligne

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Rendez-vous du lundi de la rédaction, Retour long de ligne vous propose de revenir sur les faits marquants de la huitaine écoulée sur la planète tennis. A l'honneur cette semaine, le revenant Juan Carlos Ferrero, vainqueur du tournoi de Stuttgart, et Edouard Roger-Vasselin, qui a fait d'une pierre deux coups au challenger de Granby. A l'inverse, les acteurs du match Allemagne-France en Coupe Davis n'ont guère brillé.

Rendez-vous du lundi de la rédaction, Retour long de ligne vous propose de revenir sur les faits marquants de la huitaine écoulée sur la planète tennis. A l'honneur cette semaine, le revenant Juan Carlos Ferrero, vainqueur du tournoi de Stuttgart, et Edouard Roger-Vasselin, qui a fait d'une pierre deux coups au challenger de Granby. A l'inverse, les acteurs du match Allemagne-France en Coupe Davis n'ont guère brillé. LE JOUEUR DE LA SEMAINE : Juan Carlos Ferrero Un an après son dernier succès sur le circuit ATP, sur la terre croate d'Umag, Juan Carlos Ferrero a retrouvé le goût de la victoire, dimanche à Stuttgart, tombeur en finale de son jeune compatriote Pablo Andujar, lequel avait offert une belle résistance à Rafael Nadal sur l'ocre de Roland-Garros en mai dernier. Face à un joueur qui lui rendait alors 30 places dans la hiérarchie internationale, le 85e joueur mondial (il pointe ce lundi au 64e rang) a démontré qu'il était enfin en pleine possession de ses moyens, neuf mois après ses opérations du poignet droit et du genou gauche. Alors qu'il était apparu trop juste physiquement à Barcelone ou à Madrid cette saison, le vainqueur des Internationaux de France 2003 savoure pleinement son retour au premier plan. "J'étais très frustré de ne pas être à 100%, dixit "le Moustique", désormais crédité de 16 titres. Gagner ce tournoi est une énorme surprise. C'est quelque chose de très fort émotionnellement pour moi." Et à 31 ans, Juan Carlos Ferrero ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, lui qui espère jouer "encore deux ou trois ans" au plus haut niveau. LA DOUBLE-FAUTE DE LA SEMAINE : Le syndrome de Stuttgart Il faut croire que Jo-Wilfried Tsonga et Michael Llodra avaient vu juste. Au repos pendant quelques jours après la victoire tricolore à Stuttgart en Coupe Davis face à l'Allemagne (4-1), les deux compères ne doivent pas regretter leur choix à la lecture des résultats enregistrés par les acteurs de ce quart de finale de Coupe Davis. Même Gilles Simon et Jérémy Chardy, respectivement remplaçant et premier supporter de ses coéquipiers à Stuttgart, n'ont pas fait long feu sur la terre battue allemande, succombant d'entrée face à Albert Montanes et au second tour contre Santiago Giraldo. Battu au premier tour par Victor Hanescu au TC Weissenhof, Gaël Monfils n'a pas fait mieux, à l'image de ses adversaires malheureux du week-end, Florian Mayer (battu par Federico Del Bonis) et Philipp Petzschner (face à Mikhail Youzhny). Richard Gasquet (forfait) et Philipp Kohlschreiber, qui s'est lui préparé pour le tournoi d'Hambourg, auront échappé à cette hécatombe, mais pas Christopher Kas, stoppé au deuxième tour des qualifications à Zagreb. Voilà qui n'a pas fini d'alimenter les polémiques sur le calendrier... BRUITS DE COULOIRS : Alisa Kleybanova Absente du circuit WTA depuis de longues semaines, Alisa Kleybanova s'en est expliquée la semaine passée. La joueuse russe de 22 ans a révélé dans un communiqué qu'elle souffrait de la maladie de Hodgkin, soit un cancer des ganglions lymphatiques. "Ce n'est pas un moment facile à vivre pour moi, avoue celle qui avait atteint le top 20 mondial en février dernier, après une demie à Sydney et un quart à Dubaï. Je suis un traitement en Italie et ça se passe bien, mais ça demande beaucoup de patience et de force." Comptant un titre à son palmarès, obtenu à Kuala Lumpur l'an passé, la jeune femme ne désespère pas de reprendre sa carrière: La bonne nouvelle est qu'après plusieurs mois de ce traitement, si je me sens bien, je serai peut-être capable de rejouer au tennis." LE COUP GAGNANT DE LA SEMAINE : Edouard Roger-Vasselin "Je suis fatigué..." Comment ne pas l'être ? En effet Edouard Roger-Vasselin n'a pas fait les choses à moitié à Granby. Vainqueur en double, avec Karol Beck, des Allemands Matthias Bachinger et Frank Moser (6-1, 6-3) le samedi, le Francilien s'est adjugé le lendemain le Challenger canadien en dominant en finale le même Bachinger (7-6, 4-6, 6-1). "Ça fait beaucoup de matches à jouer quand on dispute le simple et le double, surtout quand on gagne les deux ! a-t-il confié à The Montreal Gazette. Mais je voulais retourner dans le Top 100, et j'ai réussi !" Plus que ses gains cumulés (8 750 dollars soit environ 6 230 euros, ndlr), il gravit surtout 22 marches au classement ATP. Place désormais à la terre battue pour le 100e joueur mondial, dans un Challenger d'Orbetello où il rejoint dans le tableau cinq compatriotes (Paire, Eysseric, Jouan, Serra et Guez).