Retour long de ligne

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Rendez-vous du lundi de la rédaction, Retour long de ligne vous propose de revenir sur les faits marquants de la semaine écoulée sur la planète tennis. A l'honneur, les revenants Nikolay Davydenko et Juan Martin del Potro, vainqueurs des tournois de Munich et Estoril. A l'inverse, les derniers jours ont été plus rudes pour Jo-Wilfried Tsonga et surtout Aravane Rezaï.

Rendez-vous du lundi de la rédaction, Retour long de ligne vous propose de revenir sur les faits marquants de la semaine écoulée sur la planète tennis. A l'honneur, les revenants Nikolay Davydenko et Juan Martin del Potro, vainqueurs des tournois de Munich et Estoril. A l'inverse, les derniers jours ont été plus rudes pour Jo-Wilfried Tsonga et surtout Aravane Rezaï. BRUITS DE COULOIRS : Aravane Rezaï Le bout du tunnel semble encore très loin pour Aravane Rezaï. Battue au 1er tour du tournoi de Mardid par la 89e joueuse mondiale, Sofia Arvidsson (3-6, 6-3, 6-4), la n°2 Française a perdu plus qu'un match. Elle a également vu s'envoler les 900 points de sa victoire en Espagne l'an passé (sur les 2 280 qu'elle compte actuellement), qu'elle perdra le 16 mai prochain. Elle pointera alors entre la 40e et la 45e place mondiale. Le contraste est saisissant entre la joueuse qui triomphait de Justine Henin, Jelena Jankovic et Venus Williams il y a 12 mois dans la Caja Magica, et la jeune femme qui a fondu en larmes en conférence de presse dimanche soir. "Il y a des choses plus graves dans la vie que de jouer un match de tennis, a expliqué Rezaï, rapporte le quotidien L'Equipe. Pour moi, chaque jour, c'est très dur psychologiquement. Alexia Dechaume-Balleret va continuer à me coacher jusqu'à Roland-Garros. C'est une personne qui comprend, qui sent beaucoup de choses. Je me sens déjà très proche d'elle. Elle et mon préparateur physique me soutiennent. J'ai vraiment besoin de cette aide. (Long silence) J'ai encore beaucoup de soucis que je n'ai pas résolus. Je me bats tous les jours pour m'en sortir. Les gens derrière leur télévision ne savent pas ce que je traverse." LE COUP GAGNANT DE LA SEMAINE : Juan Martin del Potro Contrairement à Jim Carrey, Juan Martin del Potro doit apprécier le nombre 23. Pour son premier tournoi sur terre battue depuis 23 mois (Roland-Garros 2009), le grand Argentin a remporté le 23e de ses 26 derniers matches, en finale à Estoril, face à Fernando Verdasco (6-2, 6-2), qui n'est certes plus la terreur qu'on a connu. "C'était mon meilleur match de la semaine", a tout de même admis Del Potro, vainqueur express (1h16'). Pourtant, le natif de Tandil avait écarté sur son passage un certain Robin Söderling (6-4, 7-5). Une performance de choix, même si, là encore, le Suédois ne joue pas son tout meilleur tennis en ce moment. Del Potro non plus mais il continue sa remontée fantastique au classement ATP (de la 484e place début février à la 32e ce lundi). "Je joue de mieux en mieux, à chaque tournoi. C'est à ça que je travaille, pour être prêt lors de la deuxième partie de l'année". En attendant, avant d'être un sérieux outsider à Roland-Garros, Del Potro pourrait croiser Rafael Nadal au 3e tour cette semaine à Madrid. Alléchant. LA DOUBLE-FAUTE DE LA SEMAINE : Jo-Wilfried Tsonga Amorcée après l'Open d'Australie, la lente descente de Jo-Wilfried Tsonga au classement ATP s'est poursuivie après sa défaite la semaine passée contre le modeste Uruguayen Pablo Cuevas (6-2, 7-6) dès son entrée en lice à Estoril. Résultat, le désormais n°4 Français derrière Monfils, Gasquet et Simon pointe ce lundi à la 22e place, soit quatre rangs plus bas que lundi dernier. C'est la première fois depuis janvier 2008 que Tsonga est éjecté du Top 20. Heureusement, le Manceau, qui n'aura aucun point à défendre après Wimbledon et jusqu'en octobre, a l'occasion de se refaire la cerise cette semaine à Madrid. Cela a commencé idéalement avec une victoire convaincante dimanche contre un tout jeune Top 10, Nicolas Almagro (6-1, 6-3). LE JOUEUR DE LA SEMAINE : Nikolay Davydenko C'était décidément la semaine des revenants. Comme Del Potro, Nikolay Davydenko essaye de retrouver son meilleur niveau après une blessure au poignet. Dimanche, le Russe a remporté le tournoi de Munich, un peu plus d'un an après son dernier titre à Doha. Depuis 2003, Davydenko a su garder la bonne habitude de remporter au moins un trophée chaque année. Il faut dire que l'ancien n°3 mondial a une spécialité : les finales. Il en est à 21 victoires pour 6 défaites à ce stade de la compétition. "En finale, je me sens plus fort, plus relâché, plus confiant et prêt au combat", explique-t-il. Après avoir écarté Marin Cilic et Radek Stepanek dans la semaine, Davydenko a privé Florian Mayer (6-3, 3-6 ,6-1) d'un titre devant son public. Et ce lundi, le Russe réintègre le Top 30 (28e).