Retour aux affaires courantes

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Auteur du meilleur temps lors de la séance de qualifications, Sebastian Vettel s'est donné de bonnes chances de l'emporter ce dimanche sur la piste d'Istanbul. Qui pourra le battre ? Dans quelles circonstances ? Les pneus seront-ils une fois de plus l'élément-clé de la course ? Voici, en quelques points, les enjeux de ce Grand Prix de Turquie, quatrième manche du championnat du monde de F1.

Auteur du meilleur temps lors de la séance de qualifications, Sebastian Vettel s'est donné de bonnes chances de l'emporter ce dimanche sur la piste d'Istanbul. Qui pourra le battre ? Dans quelles circonstances ? Les pneus seront-ils une fois de plus l'élément-clé de la course ? Voici, en quelques points, les enjeux de ce Grand Prix de Turquie, quatrième manche du championnat du monde de F1. LE DEPART: Sans surprise, les deux Red Bull-Renault de Sebastian Vettel et Mark Webber se sont qualifiées aux avant-postes de la grille de départ. Derrière, en revanche, la présence de Nico Rosberg avec une Mercedes revigorée en 3e position a créé la bonne sensation des qualifications et pourrait semer le trouble dans le peloton. Relative contreperformance en revanche pour les McLaren-Mercedes avec les 4e et 6e temps. Décevant, après l'éclaircie de Shanghaï où Lewis Hamilton s'était imposé. Autre motif de déception, les deux pilotes de l'écurie de Woking seront contraints de s'élancer sur le côté sale de la piste: "Bien démarrer sera notre plus gros défi dimanche", annonce le champion du monde 2008. LE VIRAGE CLE DE LA PISTE: Le triple gauche (virage n°8) du circuit d'Istanbul Park est probablement l'un des juges de paix de la saison avec le raidillon de l'Eau Rouge à Spa-Francorchamps. Dans cet enchaînement où les pilotes encaissent des forces latérales approchant les 5G, la vitesse peut atteindre les 255 km/h, un pur moment de bravoure et de courage. En qualification, les deux Red Bull de Vettel et Webber ont creusé l'écart dans cette partie du circuit avec un gap d'environ 2 à 3 dixièmes de secondes. Un gouffre. Qu'en sera-t-il en course ? LA METEO: Disputé plus tôt dans le calendrier qu'à l'accoutumée, le Grand Prix de Turquie peut réserver quelques surprises météorologiques. Vendredi, en arrivant sur le circuit, les pilotes étaient confrontés à un temps pluvieux et une température de 10°C dans l'air et 12 °C sur la piste... Le lendemain, lors des qualifications, changement de décor, avec un soleil radieux et une température estivale (37°C sur le tarmac stambouliote). Dans ces conditions changeantes, les pilotes ont éprouvé les plus grandes difficultés à prendre la mesure d'une piste qui n'a cessé d'évoluer. LES PNEUS: Conséquence de l'item précédent, les pneumatiques peuvent s'avérer être un élément déterminant dans la stratégie des équipes. Trois ou quatre arrêts pourraient être programmés selon les écuries et selon les conditions et évènements de course. De plus, avec la limitation des trains de pneus (11 trains de pneumatique par week-end, ndlr), certains pilotes ne disposent plus, avant même le départ, de sets de pneus neufs. C'est le cas notamment de Lewis Hamilton. LES DEPASSEMENTS: En ce qui concerne les dépassements, les virages 1 et 9 offrent les meilleures opportunités, mais le meilleur endroit se trouve à l'amorce du virage 12, au bout d'une longue ligne droite et sur un freinage très violent. Gageons qu'en fonction des stratégies de course, de l'usure des pneus et des performances des machines, les dépassements seront, tout comme en Chine, nombreux. Une seule question néanmoins. Les deux pilotes Red Bull s'attaqueront-ils ? La question mérite d'être posée, et ce à double titre. D'une part à cause de l'accrochage qui est survenu entre les deux pilotes sur ce tracé en 2010 et qui avait privé l'équipe d'un doublé. Et surtout, incroyable en F1, lors des qualifications, Mark Webber n'a pas tenté d'aller chercher la pôle-position aux dépens de son équipier Sebastian Vettel en quittant son baquet avant même la fin de la séance...