Repartir du bon pied

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Repartir du bon pied
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L'équipe de France entame samedi soir le tour principal du Championnat du monde à Jönköping. Convaincants lors de la première phase, les Français n'ont pas pour autant de droit à l'erreur afin de rester bien positionner en vue du dernier carré. Cela passe donc par un succès face à la Hongrie, adversaire largement à la portée des Experts mais dont il faut toujours se méfier.

L'équipe de France entame samedi soir le tour principal du Championnat du monde à Jönköping. Convaincants lors de la première phase, les Français n'ont pas pour autant de droit à l'erreur afin de rester bien positionner en vue du dernier carré. Cela passe donc par un succès face à la Hongrie, adversaire largement à la portée des Experts mais dont il faut toujours se méfier. Arrivés à Jönköping vendredi après-midi, les Français s'apprêtent à disputer un tour principal du Championnat du monde très condensé. Avec trois matches en quatre jours, face à des équipes désormais toutes de qualité. La Hongrie, la Norvège et l'Islande sont au menu des Bleus jusqu'à samedi dans un groupe I dont seules les deux meilleures équipes verront les demi-finales. Avec les résultats conservés de la première phase, l'Islande part en tête avec un maximum de 4 points, une longueur devant la France et l'Espagne. La Hongrie compte deux unités tandis que l'Allemagne et la Norvège, avec aucun point au compteur, sont déjà bien mal embarquées. Si évidemment les Experts ruminent toujours un peu leur mauvaise gestion de la fin du match face à l'Espagne, qui leur a couté de ne pas débuter ce deuxième tour au même niveau que les Islandais, il n'y a pas le feu dans la maison bleue. "On sait qu'en gagnant nos trois matches, ça suffira pour passer, argumentait Claude Onesta juste avant de quitter Kristianstad pour Jönköping. On reste donc maîtres de notre destin." Placés d'entrée dans un groupe assez relevé, avec l'Espagne et l'Allemagne tout de même, les Français savent très bien que leurs trois futurs adversaires n'ont rien d'infranchissable. La base arrière va évoluer Ce qui n'empêchera pas de se méfier, les partenaires de Jérôme Fernandez n'ayant, peut-être, aucun droit à l'erreur en fonction des autres résultats du groupe. Mais à l'heure d'aborder la question du niveau de la concurrence dans ce tour principal, Claude Onesta portait toute son attention sur l'Islande qui a tout gagné depuis le début du tournoi. "Ils sont toujours là dans les fins de compétition depuis trois ans, ce n'est donc plus une surprise, faisait remarquer le sélectionneur. Ils ne sont pas là par hasard." Avant de croiser mardi Olafur Stafansson et ses acolytes, ainsi que la Norvège la veille, les Français vont relancer la machine ce soir contre la Hongrie, un adversaire qu'elle ne connaît que trop bien. Bien que privée de sa star, Laszlo Nagy, la formation magyare, battue par l'Islande (26-32) lors de son premier match avant de réussir un sans faute, demeure capable de coups quand le physique suit. Adversaires des Bleus lors du premier match de l'Euro autrichien l'an dernier (31-31), les Hongrois ont réussi à battre les Français qu'une seule fois lors de leurs quinze derniers rendez-vous. Pour éviter le piège, les Bleus auront tout intérêt à assez vite prendre les destinées de la rencontre en mains pour calmer les ardeurs de la Hongrie qui, dans ce cas, pourrait laisser filer la partie pour préserver l'avenir. Côté français, Xavier Barachet, victime d'une entorse de la cheville devant l'Espagne après être retombé sur Morros, se ressentait encore de la douleur vendredi et devrait logiquement suivre le match depuis le banc. Devant une base arrière décimée, puisque Sébastien Bosquet pourrait ne pas rejouer du Mondial, Jérôme Fernandez va redevenir un pigiste sur le poste d'arrière droit en l'absence de gauchers. Luc Abalo pourrait de temps en temps reculer d'un cran même si Claude Onesta le trouve plus efficace lorsqu'il arrive lancé depuis l'aile pour tirer de loin. Enfin Michaël Guigou, utilisé au poste de demi-centre depuis quelques jours à l'entraînement, devrait lui aussi s'immiscer dans la ligne arrière afin de donner plus de solutions à un sélectionneur qui, par la force des choses, commence à en manquer sérieusement.