Rennes, une défense au sommet

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Rennes, une défense au sommet
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Changement en tête de la Ligue 1, après 8 journées ! En venant à bout de Toulouse (3-1), dimanche soir, le Stade Rennais a bouté Saint-Etienne hors du fauteuil de leader. Un nouveau statut que les Bretons doivent en grande partie à une défense longtemps hermétique, mais aussi prolifique. Danzé et Mangane ont marqué, avant que Marveaux n'aggrave le score sur penalty et que Sissoko ne réduise l'écart.

Changement en tête de la Ligue 1, après 8 journées ! En venant à bout de Toulouse (3-1), dimanche soir, le Stade Rennais a bouté Saint-Etienne hors du fauteuil de leader. Un nouveau statut que les Bretons doivent en grande partie à une défense longtemps hermétique, mais aussi prolifique. Danzé et Mangane ont marqué, avant que Marveaux n'aggrave le score sur penalty et que Sissoko ne réduise l'écart. Jimmy Briand et Fabien Lemoine ont pu apprécier. Présents dans les travées du Stade de la Route de lorient, l'ancien attaquant des Rouge et Noir et le grand absent de la saison ont pu assister à une soirée historique pour leur club formateur. En battant Toulouse (3-1), dimanche soir, lors du dernier match de la 8e journée de Ligue 1, le Stade Rennais s'est emparé de la tête de la Ligue 1, aux dépens de Saint-Etienne, pour la première fois depuis quarante ans ! "L'année dernière on avait loupé quelques matches importants, ce soir on a été solides. On voulait passer un palier, c'est ce qu'il s'est passé", résumera Sylvain Marveaux, devant les caméras de Canal Plus.. Cette solidité, c'est la clé de la réussite de la formation de Frédéric Antonetti. Rennes avance vite depuis plusieurs semaines (13 points sur 15 possibles). Mais Rennes, seule équipe invaincue avec Lille, prend surtout très peu de buts (4 en huit journées, seul le voisin Brest a fait aussi bien). Car contrairement à ce que le score (3-1) peut indiquer, les Bretons n'ont pas été flamboyants de maîtrise, loin de là. Ils peuvent remercier leur défense, hermétique pendant 88 minutes, le temps de faire la différence, d'abord par Danzé et Mangane, deux défenseurs (!), avant que Marveaux n'inscrive le troisième but sur penalty. Contrairement à ce que pouvait laisser imaginer le onze choisi par Alain Casanova, et notamment son milieu en béton armé (Sissoko-Devaux-Capoue-Didot-Machado), Toulouse n'était pas venu que pour défendre. Les deux premières banderilles sont d'ailleurs plantées par Capoue et Machado, symboles de ce TFC plus joueur qu'on ne le dit. La sortie prématurée de Didot, qui voit son retour en Bretagne écourté à cause d'une pointe derrière la cuisse, n'y change rien. Rennes, privé de solution, hormis quelques percées rageuses de Mvila ou Kembo-Ekoko, est inoffensif alors qu'en face, Toulouse, serein, joue bien plus haut et se crée la plupart des situations, même si on n'ira pas jusqu'à parler d'occasions. Toutefois, à l'image de cette volée de Sissoko (29e), ou de ce duel perdu par Braaten face à Douchez (36e), on sent que le danger se rapproche. L'éclair de Danzé Et cela commence à agacer Frédéric Antonetti. L'entraîneur rennais s'était plaint il y a peu du manque de solutions à sa disposition en attaque. Montano, longtemps fantomatique, va rapidement lui apporter un début de réponse en décalant Marveaux, lequel peut servir Danzé. Le latéral droit expédie un missile dans le petit filet de Valverde pour ouvrir le score (1-0, 44e). Ou quand le danger vient de l'arrière. "On fait une bonne première mi-temps, mais on n'est pas attentif sur une action, et on le paie cash", regrettera Etienne Capoue à la pause. Le vent a semble-t-il tourné à l'Ouest, et les possibilités sont maintenant rennaises. Pour Kembo-Ekoko, tout d'abord, qui voit son ballon piqué sauvé par Cetto sur sa ligne (57e). Puis pour Montano, qui expédie sa demi-volée dans les tribunes (59e). Et enfin pour Marveaux, qui fait briller Valverde après un enchaînement aérien avec Dalmat (67e). La maitrise toulousaine, jamais démentie depuis le coup d'envoi, va petit à petit s'estomper à l'aube du dernier quart d'heure. C'est plus ric-rac, à l'image de cette action de Santander, à peine entré en jeu, mais qui parvient à armer et à frôler le cadre (76e). Et Toulouse va finir par craquer. Leroy trouve la tête de Mangane, qui double la mise (2-0, 78e). Puis les espaces se libèrent encore un peu plus, et Camara vient obtenir le penalty, fauché par Valverde. Marveaux sanctionne (3-0, 81e). Tout réussit au Stade Rennais, qui concèdera tout de même un but, superbe, de Sissoko en fin de match (3-1, 87e). Mais il n'empêchera pas les Bretons de rester leaders pendant quinze jours, trêve internationale oblige.