Rennes, roi de Bretagne

  • A
  • A
Rennes, roi de Bretagne
Partagez sur :

En s'imposant face à Brest (2-1) lors de la 14e journée de Ligue 1, le Stade Rennais a validé sa suprématie régionale en renouant avec la victoire après quatre matches sans succès. Les Rouge et Noir, troisièmes du classement derrière Montpellier et le PSG, ont parfaitement négocié l'écueil finistérien qui n'a pris qu'un point au cours de ses trois dernières sorties. La surprise est passée...

En s'imposant face à Brest (2-1) lors de la 14e journée de Ligue 1, le Stade Rennais a validé sa suprématie régionale en renouant avec la victoire après quatre matches sans succès. Les Rouge et Noir, troisièmes du classement derrière Montpellier et le PSG, ont parfaitement négocié l'écueil finistérien qui n'a pris qu'un point au cours de ses trois dernières sorties. La surprise est passée... Le neuvième derby breton de l'histoire entre Rennes et Brest a souri au plus expérimenté. Le Stade Rennais, qui vit sa 54e saison en Ligue 1, a pris le meilleur ce samedi sur le promu brestois (11e saison dans l'élite) lors de la 14e levée du Championnat de France (2-1). Un succès qui entérine la suprématie régionale des Rouge et Noir, un temps éclipsée par la réussite finistérienne du début de saison avec une surprenante place de leader. "Forcément, c'est bon, s'est réjoui le capitaine rennais Romain Danzé devant la caméra de Foot+. Ça faisait un petit moment qu'on n'avait pas gagné. En plus, c'est un derby ! On sentait que c'était un match important pour les supporters, pour les gens du club. Et ce sont trois points qui font du bien." Dans la capitale bretonne, les hommes d'Alex Dupont ont chuté de leur strapontin, sur lequel les Rennais ne se sont pas assis à nouveau (ils ont été leaders au soir de la 8e journée jusqu'à la 11e), Montpellier, tombeur de Nice au Stade du Ray (1-0), s'emparant de la première place avec un point d'avance. La tête du classement, ce n'était pas vraiment l'objectif du soir des hommes de Frédéric Antonetti. Englués dans une mauvaise série de quatre matches sans victoire avant de recevoir Brest, les Rennais avaient la pression du résultat sur les épaules, accentuée cette semaine par les déclarations de l'entraîneur corse, peut-être lassé du manque d'ambition de son équipe. Ewolo: "On est en train de vivre un moment difficile" Celle alignée au stade la Route de Lorient a pourtant pris ses responsabilités, menant le jeu à sa guise et accélérant au moment opportun. Et comme la réponse brestoise n'a jamais vu le jour, ce qui confirme la méforme actuelle des Finistériens, la rencontre a logiquement penché en faveur des Rouge et Noir. Trois buts dans ce match, c'est plus qu'il ne fallait attendre entre les deux meilleures défenses du Championnat, ont suffi au bonheur des Rennais, sevrés de leur rivalité nantaise et placés face à l'énigme brestoise. Enigme d'abord résolue d'un tir enroulé du gauche magnifiquement exécuté par Jires Kembo-Ekoko peu avant la pause (1-0, 39e), suite à une bourde en défense du pauvre Omar Daf. Puis Jérôme Leroy, d'une frappe limpide sous la barre en seconde période, a douché les dernières ambitions brestoises (2-0, 81e), seulement consolées par le penalty inscrit par Grougi en fin de match (2-1, 90e +2). Constat de ce match, la défense n'est plus le gage de sûreté du Stade Brestois. L'erreur du latéral gauche, un mauvais contrôle sous la pression adverse, l'a parfaitement illustré. Mais ses trois autres coéquipiers de l'arrière-garde finistérienne - Baysse, Kantari et Brou Apanga - n'ont pas affiché la sérénité née du début de saison en forme de coffre fort. Lille en a récemment trouvé la combinaison (3-1, 12e j.), Sochaux aussi (1-1, 13e j.) et désormais Rennes. Soit six buts encaissés en trois matches, c'est plus qu'au cours des onze premières journées (quatre au total)... "Il y a de la déception, a reconnu le capitaine brestois Oscar Ewolo. On est tombé contre une bonne équipe. On est en train de vivre un moment difficile, car on est physiquement un peu moins bien. Ça se ressent dans l'impact et dans la circulation du ballon." La Bretagne a choisi son roi.