Rennes, que de regrets !

  • A
  • A
Rennes, que de regrets !
Partagez sur :

En déplacement à Udine lors de la 1ere journée de la phase de poules de la Ligue Europa, le Stade Rennais aura offert une prestation convaincante, se créant un grand nombre d'occasions face à une Udinese dominée. A l'arrivée, faute d'avoir concrétisé, les Bretons s'inclinent 2-1, leurs regrets du soir étant attisés par les blessures de Mangane (cheville) et Boukari (épaule).

En déplacement à Udine lors de la 1ere journée de la phase de poules de la Ligue Europa, le Stade Rennais aura offert une prestation convaincante, se créant un grand nombre d'occasions face à une Udinese dominée. A l'arrivée, faute d'avoir concrétisé, les Bretons s'inclinent 2-1, leurs regrets du soir étant attisés par les blessures de Mangane (cheville) et Boukari (épaule). Si avant de se rendre dans le Frioul pour le compte de la 1ere journée de la phase de poules de la Ligue Europa, les Rennais n'affichaient pas d'ambitions démesurées au moment de défier l'Udinese, quatrième de Serie A la saison dernière, nul doute qu'au moment de rentrer en Bretagne, les joueurs de Frédéric Antonetti nourriront de lourds regrets au sortir d'une partie pleine de leur part... mais perdue. Regrets d'avoir perdu deux éléments importants de l'équipe, le défenseur central Kader Mangane en première période (cheville) et l'attaquant Razak Boukari après le repos, regrets surtout d'avoir raté un nombre incalculable d'occasions. Avec moitié moins d'opportunités, la formation de Francesco Guidolin a inscrit le double de buts d'une équipe rennaise qui a eu maintes fois l'occasion de tuer le match et de concrétiser sa domination d'ensemble. Mais Kembo, Pitroipa, Boukari ou Hadji n'ont pas le pedigree international d'un Di Natale qui peut se contenter d'un ou deux ballons pour faire mouche, comme il l'a prouvé en fin de première mi-temps en égalisant sur un de ses rares bons ballons, profitant au passage de la naïveté défensive de Boye. Ce manque d'efficacité dans les surfaces de vérité, les Rennais l'ont finalement payé au prix fort, laissant pas mal de regrets à leur entraîneur Frédéric Antonetti, interrogé sur Canal + Sport: "On a manqué d'efficacité, on s'est créé beaucoup de situations favorables. On prend cette coupe d'Europe pour développer notre personnalité, notre caractère. On voit qu'on en a besoin. On est tout surpris de dominer cette équipe et on n'est pas efficaces. Dans ces rencontres, il faut du mental, il nous manque ce caractère, cette personnalité qui nous permettra de franchir un palier. Il faut se servir de ces matches-là, contre le quatrième du dernier championnat d'Italie, qui vient de jouer contre Arsenal en Ligue des champions." Hadji sur le poteau... L'expérience européenne a prévalu pour l'Udinese qui attaque idéalement sa campagne en Ligue Europa, sans toutefois avoir été impressionnante. Rennes s'attendait ainsi à souffrir en début de match face à une formation qui avait bien lancé sa saison le dimanche précédent en allant gagner à Lecce (2-0), mais non, on ne voit quasiment que des maillot rouges au cours d'une première demi-heure nettement à l'avantage des Bretons. Du coup les occasions s'enchaînent pour Pitroipa (5e), Kembo (25e) et Hadji (32e et 35e), ce dernier ayant entre-temps concrétisé la domination des siens en exploitant d'un intérieur du gauche entre les jambes de Handanovic une ouverture dans la profondeur de Dalmat (0-1, 18e). Du côté des locaux, beaucoup de déchet technique, peu de mouvements devant et une difficulté à se défaire du pressing adverse, seul l'attaquant international Di Natale faisant peser le danger sur la défense rennaise. Mais l'homme est un véritable poison, et si sa première tentative, un lob devant Costil, file à côté (32e), la seconde fait mouche: sur un long ballon d'Abdi, le meilleur buteur de Serie A lors des deux dernières saisons, se défait du marquage trop lâche de Boye avant de tromper le portier breton d'une frappe croisée (1-1, 39e). Egalisation heureuse pour l'Udinese, tant Rennes s'est créé d'occasions lors des 45 minutes initiales, Kembo dans le temps additionnel gâchant même une grosse balle de 2-1 en choisissant le tir, sorti du pied par Handanovic, alors que Tettey attend la passe, seul au point de penalty. Ils ont le métier, constate alors Frédéric Antonetti. Ils n'ont pas le meilleur buteur du champion italien pour rien, il lui suffit d'une minute d'inattention pour se mettre en valeur, mais c'est l'apprentissage." Un apprentissage qui manque de peu de tourner à la leçon au retour des vestiaires lorsque Fabbrini oblige d'entrée Costil à une belle parade sur sa gauche (46e), mais comme en première mi-temps, les occasions sont surtout rennaises, avec cependant la même issue: un cruel manque d'efficacité. Hadji croit ainsi au doublé mais tire sur le poteau gauche (54e), Boukari, entré en jeu à la place de Pitroipa, ne cadre pas alors qu'il est en bonne position devant Handanovic (61e), Dalmat puis M'vila trouvent les poings du portier adverse sur la trajectoire de leurs frappes de loin (65e et 66e), Boukari place une tête piquée juste au-dessus (71e), action sur laquelle l'ancien Lensois se blesse à l'épaule et laisse ses partenaires à dix, Frédéric Antonetti ayant déjà effectué ses trois changements. A force de ne pas marquer et en infériorité numérique, l'équipe bretonne s'expose à une déconvenue sous la forme d'un but italien et il faut deux sauvetages sur sa ligne de Montano pour empêcher Domizzi puis Doubai de réussir ce qui aurait alors ressemblé à un petit hold-up (74e). Qui finit par arriver lorsque le rentrant Asamoah évite le tacle de Danzé avant de servir Armero qui prend le meilleur sur Kana Biyik et trompe Costil d'une frappe croisée avec l'aide du poteau gauche (2-1, 83e). Cruel épilogue pour des Rennais qui n'en méritaient pas tant, mais en football, difficile de gagner quand on ne marque pas (ou peu)...