Rennes, les montagnes russes

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Rennes, les montagnes russes
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Une semaine après le 4-0 reçu des pieds montpelliérains, Rennes a repris sa marche en avant en dominant Caen (3-2), en match décalé de la 4e journée de Ligue 1. Mais les Bretons, qui menaient sans convaincre 3-0 à la pause, ont encore souffert défensivement, et Caen a bien failli en profiter.

Une semaine après le 4-0 reçu des pieds montpelliérains, Rennes a repris sa marche en avant en dominant Caen (3-2), en match décalé de la 4e journée de Ligue 1. Mais les Bretons, qui menaient sans convaincre 3-0 à la pause, ont encore souffert défensivement, et Caen a bien failli en profiter. Il y a deux façons d'analyser le début de saison du Stade Rennais. Se dire que les Bretons sont cinquièmes de Ligue 1 (en attendant Lille-Marseille) et ont déjà passé deux tours en Ligue Europa. Ou alors regarder de plus près le contenu des matches des Rouge et Noir. Et là, il y a de quoi s'interroger. Et se demander où se situe la valeur réelle de l'équipe de Frédéric Antonetti entre la correction reçue à Montpellier dimanche dernier (0-4) ou celle infligée à l'Etoile Rouge de Belgrade dans la semaine (4-0) ? Dans ce contexte, ce Rennes-Caen, match décalé de la 4e journée de Ligue 1, était attendu. Mais malgré la victoire rennaise (3-2), on n'en sait pas beaucoup plus. Il faut dire que le stade de la Route de Lorient n'a sans doute pas été convaincu par la dernière sortie de ses protégés. Bien sûr, il y avait 3-0 à la pause, mais le score était alors terriblement sévère pour les Normands. En trois occasions, Boukari (5e), Kembo-Ekoko (41e) et Mangane (45e) ont trouvé les filets de Thébaux, mais que ce fut laborieux, dans la construction comme dans la finition. Si Pitroipa a bien tenté d'apporter sa fougue, Rennes n'a pas montré grand-chose, surtout en seconde période. Si Niang avait manqué l'opportunité d'égaliser sur un penalty sorti par Costil (11e), Caen est parvenu à renverser le cours de la rencontre en seconde période, en deux minutes à peine. Heurtaux (59e), de la tête face à un Costil abandonné par sa défense (une mauvaise habitude rennaise cette année), puis Bulot (61e), certes hors-jeu de près de deux mètres (!), ont semé le trouble dans les esprits des Bretons, devenus incapables de mettre le pied sur le ballon. "On se met la pression tout seul, regrettera Julien Féret après le coup de sifflet final, devant les caméras de Foot+. On est bien en jambes, on n'a pas le droit de se relâcher, on voit qu'on est rapidement perturbé quand on n'est pas bien dans la tête." L'essentiel est tout de même assuré, avec ce deuxième succès de la saison en Ligue 1. Mais pour la manière, celle entrevue à Dijon lors de la 1ere journée (5-1), il faudra repasser.