Rennes, la dernière chance

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Rennes, la dernière chance
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Quasiment éliminé de la Ligue Europa avant cette cinquième journée, Rennes reçoit l'Udinese, mercredi soir, au stade de la route de Lorient. Face à l'équipe italienne, troisième de Serie A, Frédéric Antonetti devrait faire tourner son effectif. Sera-t-il aussi moqueur en conférence de presse d'après-match que contre Evian-Thonon, samedi dernier ? Pas sûr...

Quasiment éliminé de la Ligue Europa avant cette cinquième journée, Rennes reçoit l'Udinese, mercredi soir, au stade de la route de Lorient. Face à l'équipe italienne, troisième de Serie A, Frédéric Antonetti devrait faire tourner son effectif. Sera-t-il aussi moqueur en conférence de presse d'après-match que contre Evian-Thonon, samedi dernier ? Pas sûr... La prochaine, c'est promis, Frédéric Antonetti tournera sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Cela lui évitera de passer pour un cancre en géographie comme ce fut le cas samedi soir, à Rennes, après la victoire étriquée de sa formation contre Evian-Thonon (3-2). "C'est Evian ou Annecy ? Je ne comprends rien à ce club", s'était moqué l'entraîneur des Rennais, dans les coursives du stade de la route de Lorient. C'est pourtant simple: l'ETG se délocalise à Annecy, entre lac et montagne, afin d'y disputer ses matches "à domicile". Cela ne date pas d'aujourd'hui, mais depuis son accession en Ligue 2 en 2010. Bref, Antonetti a perdu une seconde occasion de se taire, car, juste avant, le technicien corse avait déjà raillé le jeu du promu: "Quand une équipe joue bas comme ils (les Hauts-Savoyards, ndlr) ont joué, en se mettant dans la surface de réparation avec deux lignes de quatre, à un moment donné, il y a l'incident qui arrive". Des déclarations quelque peu inappropriées, maladroites, qui ne sont pas tombées dans l'oreille d'un sourd, Patrick Trotignon, le président d'Evian-Thonon, les condamnant vivement dès le surlendemain, dans les colonnes du quotidien sportif L'Equipe. "Ce sont des propos irrespectueux voire injurieux à l'égard du club, de la Haute-Savoie et des joueurs. Antonetti se permet de juger notre système, mais ce n'est pas son problème, on joue en fonction de nos moyens. Il a le sixième budget de France (avec 52 millions d'euros, ndlr), nous, le dix-huitième (26 M€, ndlr). Si on prend six joueurs de Rennes, cela doit équivaloir à la masse salariale mensuelle de notre effectif." Cependant, au lieu de lui acheter "La Yaute pour les nuls", Trotignon, pas rancunier pour un reblochon, a tendu sa main: "Je l'invite avec sa famille à venir passer un week-end, on lui fera connaître la région." Et, entre-temps, Antonetti a présenté ses excuses. Du coup, ce dernier s'est-il renseigné sur Udine, capitale du Frioul aux 99 000 habitants, avant la réception en Bretagne de... l'Udinese, mercredi soir (coup d'envoi à 19 heures), en Ligue Europa ? Parce qu'il y a fort à parier que nos confrères de la presse locale l'interrogeront sur le sujet. Au moins pour rire. Enfin, toujours est-il que face à ces Italiens, troisièmes de Serie A, Antonetti sera privé de Yann M'Vila, suspendu, et de Kader Mangane, en phase de reprise suite à une blessure à la cheville. Qu'importe, le coach du SRFC devrait compter sur ses habituels remplaçants (Abdoulaye Diallo, Yassine Jebbour, Chris Mavinga, Stephane Dalmat, Vincent Pajot, Alexander Tettey, Razak Boukari et Youssouf Hadji) pour apporter au Stade une première victoire cette saison en Coupe d'Europe et ainsi entretenir l'espoir, certes infime, d'une qualification pour les seizièmes de finale de la C3.