Rennes, c'est rageant !

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Rennes, c'est rageant !
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Après une prestation encourageante mais conclue par une défaite sur la pelouse de l'Udinese (1-2) en ouverture de la phase de poules de la Ligue Europa, le Stade Rennais a tenu la dragée haute à l'Atletico Madrid, jeudi au Stade de la Route de Lorient. Mais les Bretons ont finalement dû se contenter du nul (1-1), alors qu'ils avaient réussi à ouvrir le score.

Après une prestation encourageante mais conclue par une défaite sur la pelouse de l'Udinese (1-2) en ouverture de la phase de poules de la Ligue Europa, le Stade Rennais a tenu la dragée haute à l'Atletico Madrid, jeudi au Stade de la Route de Lorient. Mais les Bretons ont finalement dû se contenter du nul (1-1), alors qu'ils avaient réussi à ouvrir le score. A la veille de la réception de l'Atletico Madrid, jeudi au Stade de la Route de Lorient, à l'occasion de la 2e journée de la phase de poules de la Ligue Europa, Frédéric Antonetti avait exhorté ses joueurs à ne pas avoir de complexes. "C'est un très grand club, mais il y a aussi de très belles équipes en L1. Je pense qu'en France, ils seraient situés au même niveau que nous. On a tendance à complexer, car toute la journée, on critique notre championnat. Pourtant, je ne pense pas que l'on soit en-dessous d'eux", avait ainsi lâché le technicien corse lors d'une conférence de presse reprise sur le site du club. Les Rouge et Noir se sont montrés à la hauteur de la confrontation en tenant tête à l'une des grosses écuries de la Liga. Mais, alors que la victoire semblait leur tendre les bras, Juanfran a répondu en fin de match (87e) à l'ouverture du score de Montano (56e). Malgré une équipe remaniée - Hadji, Pitroipa et M'Vila ont en effet débuté la rencontre sur le banc -, les Bretons sont d'entrée de jeu dans le rythme. Solides en défense et incisifs en attaque, ils se créent plusieurs occasions au cours des 45 premières minutes, mais ni Montano (17e et 39e), ni Kembo-Ekoko (28e et 36e), auteurs de plusieurs tentatives de loin ou de la tête, ne trouvent l'ouverture. Les Colchoneros ne sont toutefois pas en reste et il faut un grand Benoît Costil, pour détourner le tir d'Adrian Lopez (22e), alors que Suarez ne cadre pas sa tête (24e). Antonetti: "On est dans le vrai" Dès le début de la seconde période, les Bretons sont récompensés des efforts consentis avant le repos. Si Dalmat bute à son tour sur Courtois à la suite d'une frappe puissante (53e), l'expérimenté milieu de terrain va être un relais idéal pour Montano qui ouvre le score d'un tir de plus de 20 mètres, légèrement dévié par Alvaro Dominguez (1-0, 56e). Les "Matelassiers" se ruent alors à l'attaque et Diego adresse une frappe puissante sans contrôle, mais Costil se détend parfaitement au pied de son poteau pour détourner en corner (65e). Ce n'est toutefois que partie remise pour l'Atletico, car si Antonetti fait entrer Pitroipa, Hadji et M'Vila pour tenir ce résultat, les hommes de Manzano parviennent à égaliser à la suite d'une reprise en demi-volée à bout portant de Juanfran, consécutive à un corner (1-1, 87e). Comme face à Saint-Etienne ce week-end (1-1), Rennes laisse ainsi échapper deux points après avoir ouvert le score. Mais pas de quoi faire enrager Frédéric Antonetti, satisfait du jeu proposé par ses troupes: "C'est une déception sur le résultat, mais pas sur le contenu. On doit encore progresser dans la gestion des matches, mais on a besoin de ces ambiances, de ce type de rencontre. On méritait de gagner, mais on manque un peu de chance en ce moment. On a beaucoup de blessés. On manque aussi d'expérience, avec beaucoup de joueurs nés en 1988, 89, 90, mais on est dans le vrai. C'est un apprentissage", a ainsi confié l'entraîneur des Rouge et Noir devant les caméras de Canal Plus Sport. Reste qu'après deux matches dans la compétition, les Rennais ne comptent qu'un point, tout comme le Celtic, accroché de son côté sur sa pelouse par l'Udinese. La qualification sera dure à aller chercher pour les Bretons, au sein d'un groupe I très homogène.