Remy, intérimaire de choix

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Remy, intérimaire de choix
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L'absence de Karim Benzema à la pointe de l'attaque de l'équipe de France a l'intérêt d'offrir à d'autres joueurs une chance de s'exprimer sur la scène internationale. Une opportunité parfaitement saisie par Loïc Remy, vendredi contre l'Albanie (3-0), l'attaquant de l'OM finissant la rencontre avec un but et une passe décisive au compteur. "Je sens que je prends un poids différent", assure le buteur formé à Lyon, qui pourrait bien être reconduit contre la Bosnie, mardi.

L'absence de Karim Benzema à la pointe de l'attaque de l'équipe de France a l'intérêt d'offrir à d'autres joueurs une chance de s'exprimer sur la scène internationale. Une opportunité parfaitement saisie par Loïc Remy, vendredi contre l'Albanie (3-0), l'attaquant de l'OM finissant la rencontre avec un but et une passe décisive au compteur. "Je sens que je prends un poids différent", assure le buteur formé à Lyon, qui pourrait bien être reconduit contre la Bosnie, mardi. Titulaire pour la sixième fois de sa carrière avec l'équipe de France, Loïc Remy a marqué des points, vendredi face à l'Albanie (3-0). Rare Marseillais à avoir répondu aux attentes en ce début de saison avec quatre buts inscrits lors des neuf premières journées de Ligue 1, l'ancien Niçois s'est également montré à son avantage en sélection. Les faits sont là: avec une passe décisive pour Florent Malouda dès la 11e minute et un but, son troisième avec les Bleus, d'un tir en angle fermé peu avant le repos (38e), Remy a gagné le statut d'homme du match face à Lorik Cana et ses compatriotes. L'intéressé ne boude pas son plaisir et reconnaît avoir signé son meilleur match international: "Sur le plan des statistiques, avec une passe décisive et un but, oui on peut le dire." Sans s'emballer pour autant: "Mais je sais que j'ai eu beaucoup de déchets en deuxième période, peut-être par manque de lucidité. Ce sont ces petits aspects que j'aimerais gommer pour être constant sur 90 minutes. Mais c'est vrai que pour l'instant c'était ma meilleure prestation." Aligné aux côtés de Bafétimbi Gomis dans un inhabituel 4-4-2, Remy a rapidement trouvé ses marques dans un schéma tactique que le natif de Lyon apprécie: "C'est un système auquel j'adhère car j'ai la possibilité de prendre des espaces avec quelqu'un en appui, et de dévier des ballons car je sais qu'il y a quelqu'un derrière." Pour sa 14e sélection, la 13e sous Laurent Blanc, Remy a su profiter de l'absence du référent offensif des Bleus, Karim Benzema, pour débuter la rencontre et s'illustrer. Un statut de titulaire qui n'a pas franchement perturbé celui qui n'a pas manqué d'apporter sa vitesse et sa capacité à prendre la profondeur aux Bleus: "Cela n'a pas été une tâche trop dure à assumer. Pour l'instant, Karim (Benzema, ndlr) est bien ancré devant, c'est un cadre mais moi cela ne me fait pas peur de jouer devant et de pallier son absence. Cela a été un coup dur qu'il soit blessé mais j'ai joué mon va-tout. Toutes les opportunités sont bonnes à prendre. Le malheur des uns fait le bonheur des autres comme on dit. J'ai saisi cette opportunité.""Apporter quelque chose" A 24 ans, l'attaquant de l'OM offre ces derniers mois la pleine mesure de son talent, lui qui a fini l'exercice 2010-11 avec un total de 16 réalisations en Ligue 1. Remy déploie progressivement ses ailes, sur les prés hexagonaux comme avec les Bleus. Celui qui est souvent présenté comme le successeur de Thierry Henry serait-il en train de suivre les pas de son illustre aîné ? "A chaque fois que je joue, mon objectif est de donner le meilleur de moi-même. Que je sois titulaire ou que j'entre en jeu, je veux apporter quelque chose. C'est important de se dire qu'on peut compter sur des joueurs qui peuvent entrer en cours de match, comme Marvin Martin qui rentre et donne une passe décisive", assure Remy. "Je sens que je prends un poids différent. Mais il faut continuer à bien travailler et se concentrer. En club, même si les performances ne sont pas celles que l'on souhaite, je reste dans mon état de forme", poursuit Remy, auteur de ses débuts internationaux avec Raymond Domenech, le 2 juin 2009, lors d'une rencontre amicale perdue contre le Nigeria (0-1). Deux ans plus tard, le joueur passé par l'OGC Nice est un élément constamment appelé par Laurent Blanc à l'importance grandissante dans le groupe France. Reste désormais à savoir si le changement tactique attendu contre la Bosnie et la disparition d'un attaquant pour la "finale" du groupe D, avec un retour au 4-2-3-1 mardi au Stade de France, permettra à Remy de poursuivre son ascension...