Red Bull, l'heure du rachat

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Red Bull, l'heure du rachat
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Vettel et Webber n'ont pas l'intention de jouer les utilités bien longtemps. Après le succès de Lewis Hamilton en Chine, les deux pilotes Red Bull ont la ferme intention, ce week-end en Turquie, de renouer avec une victoire qui leur avait échappé en 2010 suite à un accrochage, alors que le doublé leur tendait les bras... Mais évidemment, Hamilton, ou encore Ferrari, feront tout pour les contrarier.

Vettel et Webber n'ont pas l'intention de jouer les utilités bien longtemps. Après le succès de Lewis Hamilton en Chine, les deux pilotes Red Bull ont la ferme intention, ce week-end en Turquie, de renouer avec une victoire qui leur avait échappé en 2010 suite à un accrochage, alors que le doublé leur tendait les bras... Mais évidemment, Hamilton, ou encore Ferrari, feront tout pour les contrarier. Le champion du monde n'a pas perdu le sourire. Loin de là. Solide leader du championnat, Sebastian Vettel entend bien continuer de profiter de sa délicieuse RB7 le plus longtemps possible. Et s'il peut creuser un peu plus l'écart avec la concurrence, il ne se gênera évidemment pas. Mais l'Allemand n'est pas seul. Et il n'est pas non plus à l'abri d'une mauvaise stratégie ou encore du retour en forme d'un Mark Webber qui semble avoir enfin véritablement débuté sa saison. Il leur reste évidemment à retenir la leçon du Grand Prix de Chine. Et bien sûr celle du Grand Prix de Turquie 2010 lorsque Webber, alors en tête du championnat, et Vettel s'étaient accrochés en piste alors que le doublé était en vue. "Ce qui devait arriver l'an dernier est arrivé et nous avons hâte de revenir à Istanbul", consent Christian Horner. Le patron de Red Bull n'entend pas revivre pareille mésaventure cette saison. Il ne veut d'ailleurs même pas y penser: "Le circuit nous offre un beau défi, notamment le huitième virage. C'est un circuit sur lequel nos deux pilotes se sont bien comportés. Comme au Grand Prix de Chine, la stratégie de course et le choix des pneus joueront un grand rôle." Une fin de course en Chine qui s'était avérée plus complexe que prévu. "Je crois que nous avons appris des choses lors de cette course que nous n'oublierons pas. La stratégie adoptée était supposée être la meilleure, elle ne le fut pas. Mais vous ne pouvez jamais savoir avant d'avoir franchi la ligne. Sur la fin, j'étais vraiment mal, les pneus n'avaient plus grand chose à offrir", reconnaît Sebastian Vettel dans les colonnes d'Auto Hebdo. Une mauvaise stratégie pour une "simple" deuxième place. La démonstration de pilotage de Webber, parti en fond de grille et qui avait terminé sur le podium, sonnait alors comme une simple confirmation des qualités de la Red Bull. Ferrari espère se rapprocher Ce Grand Prix de Turquie va d'ailleurs marquer l'un des gros tests pour Pirelli. Le manufacturier italien cherche encore des références fortes. Il va être servi dans un Istanbul Park exigeant avec les gommes, avec des monoplaces qui tournent dans le sens des aiguilles d'une montre. "Istanbul Park représente l'un des tests les plus complexes de l'année en raison des courbes à haute vitesse, de la surface très abrasive et de la pression qui s'exerce sur les monoplaces. (...) Je m'attends à 3 arrêts par monoplace bien que cela dépende évidemment des stratégies", glisse Paul Hembery, le directeur de la partie sportive du manufacturier. Et pour contrer la puissance de feu de Red Bull, McLaren Mercedes devrait une nouvelle fois jouer les premiers rôles. Le succès de Lewis Hamilton en Chine a donné un coup de boost énorme à toute l'équipe, qui espère bien pouvoir continuer à rivaliser à la régulière. Toute l'équipe travaille d'arrache-pied pour un développement agressif de la monoplace. Une nécessité pour exister au plus haut niveau en F1. C'est également le cas de la Scuderia Ferrari qui évolue pour l'heure à un niveau en-deçà de ses possibilités. Fernando Alonso ne s'attend d'ailleurs pas à pouvoir rivaliser véritablement avec Red Bull dès la Turquie. Il espère tout de même que le nouvel aileron avant ainsi que le nouveau système de freinage permettront à Ferrari de combler une partie du retard accumulé. Inverser la tendance dès que possible représente une nécessité absolue. Et il n'y a pas de temps à perdre.