Red Bull calme le jeu

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Red Bull calme le jeu
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Après la polémique qui a émaillé la fin du Grand Prix de Grande Bretagne dimanche suite aux consignes données à Mark Webber, Red Bull tente de retrouver le calme avant le Grand Prix d'Allemagne prévu dans dix jours. L'écurie autrichienne a même engagé des discussions avec son pilote australien pour la prolongation de son contrat.

Après la polémique qui a émaillé la fin du Grand Prix de Grande Bretagne dimanche suite aux consignes données à Mark Webber, Red Bull tente de retrouver le calme avant le Grand Prix d'Allemagne prévu dans dix jours. L'écurie autrichienne a même engagé des discussions avec son pilote australien pour la prolongation de son contrat. Circulez, il n'y a rien à voir. Quelques jours après avoir essuyé des critiques à Silverstone, Red Bull s'applique à retrouver calme et sérénité. Mardi, le patron de la marque de boissons énergétiques, Dietrich Mateschitz, a accordé une interview au magazine britannique Autosport, se voulant rassurant sur l'ambiance au sein de l'équipe. "Webber va signer de nouveau avec nous", assurait l'Autrichien. "Ça va se faire à coup sûr. Il est très populaire au sein de l'équipe, il se sent très à l'aise et il y a une excellente relation entre nous. Il le sait et nous le savons. Et, pour être honnête, Mark n'a pas de meilleur choix que la voiture la plus rapide et nous n'avons pas de meilleur choix pour un pilote plus performant.". Le contexte n'apparait pourtant pas très favorable pour l'annonce d'une prolongation. Un an après avoir déjà fait les frais d'une préférence pour Vettel lors de essais du Grand Prix de Grande-Bretagne (l'équipe avait monté son nouvel aileron avant sur la monoplace de l'Allemand qui avait endommagé le sien aux essais), Webber a reçu des consignes dimanche l'enjoignant de ne pas dépasser son coéquipier présent devant lui. L'ancien pilote Williams a volontairement ignoré ces messages, avouant après l'arrivée : "À quatre ou cinq tours de la fin, j'ai commencé à recevoir des messages. Ils disaient qu'ils voulaient assurer des points mais moi aussi je voulais marquer le plus de points possibles." "Ce qui s'est passé dimanche ne va pas tout remettre en cause." Un discours approuvé désormais par Mateschitz, roi de la communication et du marketing : "Il serait un très mauvais pilote s'il n'avait pas essayé d'attaquer et de gagner une place". Ce mercredi, Mark Webber s'est chargé d'y répondre via le site de la BBC. Conscient que l'opportunité de signer au sein d'un top team, qui plus est chez Red Bull, la meilleure équipe actuelle, ne se représenterait sûrement pas, l'Australien semble vouloir enterre la hache de guerre. "J'ai choisi de courir aussi fort et aussi juste que je le pensais possible, en essayant de faire de mon mieux pour battre Seb (Vettel, ndlr) mais ne pouvais pas vraiment réussir", juge Webber dans cette chronique. "C'était évidemment une situation difficile. Dans cette situation, vous êtes frappé par des émotions contradictoires, vous voulez améliorer votre position, peu importe qui est en face de vous, surtout quand il y a quelqu'un du niveau de Sebastian, que vous avez poussez très fort pour revenir sur lui. Si j'avais reculé et tenu l'écart de trois secondes, comme on m'a demandé de le faire, il aurait été beaucoup plus difficile pour moi de dormir après la course." Avant de rassurer sur ses relations avec l'équipe: "Christian Horner et moi avons eu une discussion sur la situation après la course. L'équipe et moi-même parlons de l'éventualité que je continue avec Red Bull en 2012, et c'est positif. Ce qui s'est passé dimanche ne va pas tout remettre en cause." A 34 ans, Webber n'a de toute façon guère de choix pour poursuivre sa carrière au sein d'une équipe de pointe et Red Bull disposerait en sa présence d'un pilote rapide capable d'assurer de gros points. Voilà ce qu'on appelle un mariage de raison...