Red Bull au rendez-vous

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F1 - Vettel partira en pole position du GP d'Australie devant son coéquipier Webber.

F1 - Vettel partira en pole position du GP d'Australie devant son coéquipier Webber. "On va leur montrer !" Le poing serré, le verbe rageur, Sebastian Vettel n'hésitait pas à annoncer la couleur sitôt sa pole position validée, ce samedi matin en Australie. Quinze jours après avoir dominé la première séance de qualifications de la saison à Bahreïn, le pilote allemand a remis ça à Albert Park, signant là la septième pole de sa jeune carrière. Avec une telle autorité qu'il était manifestement impossible pour la concurrence de contester aujourd'hui l'hégémonie naissante de l'intéressé. Car il s'agit bien là d'une confirmation, et non d'une révélation. Il y a deux semaines, Sebastian Vettel aurait dû décrocher la timbale à Sakhir si un problème de bougie n'était venu contrarier sa belle chevauchée en solitaire, pour finalement le limiter à une frustrante quatrième position. Une mésaventure que "Baby Schumi" s'est promis de ne pas revivre à Melbourne, sur un circuit qui lui aurait souri la saison passée si dans un excès de fougue il n'avait renoncé au podium en accrochant Robert Kubica à quelques boucles de l'arrivée. Hamilton se loupe A la lumière du verdict du premier Grand Prix de la saison, et alors qu'il est à craindre que la plupart des écuries s'orientent une nouvelle fois vers une stratégie à un arrêt – si toutefois la pluie, sur la réserve ce samedi, ne venait bouleverser la donne – Sebastian Vettel a pris assurément une option sur la gagne à l'issue de ces qualifications qu'il aura maîtrisées de la Q1 à la Q3. Avec une marge de manoeuvre d'autant plus grande sans doute que son coéquipier Mark Webber a pu démontrer à l'occasion de la Q2 que la Red Bull était aussi redoutable chaussée de pneus durs que flanquée de pneus tendres. Invité en première ligne, dimanche, au côté du jeune Allemand, l'Australien, qui s'était déjà illustré plus tôt dans la journée en signant le meilleur temps de la troisième session libre, aura du reste une belle carte à jouer à Albert Park, devant son public. Ce, même si sa monoplace, rangée du côté poussiéreux de la piste sur la grille, aura probablement fort à faire pour résister à la Ferrari de Fernando Alonso – le héros de Bahreïn - une fois les hostilités lancées. Dans la même logique, Jenson Button, quatrième, devra se méfier de la F10 de Felipe Massa, cinquième, le duel fratricide dans le clan Mercedes entre Nico Rosberg et Michael Schumacher s'annonçant déjà bouillant entre les troisième et quatrième lignes. Si l'on considère en outre la neuvième position allouée à la Renault de Robert Kubica – Vitaly Petrov n'ayant pu franchir quant à lui le cap de la Q1 – l'équilibre des forces en présence à Melbourne semble rigoureusement identique à celui constaté à Sakhir. A une exception près cependant – et pas des moindres – l'absence remarquée de Lewis Hamilton dans le top 10, le pilote britannique, troisième il y a quinze jours, n'ayant pas su hisser sa McLaren en Q3. Alors relégué à près de six dixièmes de son coéquipier Jenson Button, le champion du monde 2008 partira dimanche de la onzième position. Un lourd handicap au vu du scénario bahreïni. Le Grand Prix d'Australie est à suivre en direct et en intégralité sur Europe 1 dimanche à partir de 8 heures.