Real et MU, sacré menu !

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Real et MU, sacré menu !
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Les clubs français sont tombés sur du lourd, du très lourd même lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Si Barcelone a certes été évité, Lyon retrouvera comme l'an dernier le Real Madrid, tandis que Marseille affrontera Manchester. Les deux équipes françaises recevront à l'aller en février, avant de se déplacer à Bernabeu et à Old Trafford début mars. A noter également les affiches Arsenal-Barcelone et Inter-Bayern, remakes respectifs des finales 2006 et 2010.

Les clubs français sont tombés sur du lourd, du très lourd même lors du tirage au sort des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Si Barcelone a certes été évité, Lyon retrouvera comme l'an dernier le Real Madrid, tandis que Marseille affrontera Manchester. Les deux équipes françaises recevront à l'aller en février, avant de se déplacer à Bernabeu et à Old Trafford début mars. A noter également les affiches Arsenal-Barcelone et Inter-Bayern, remakes respectifs des finales 2006 et 2010. Avec le Real Madrid et Manchester United, le programme des huitièmes de finale de la Ligue des champions apparaît très indigeste pour les clubs français. Surtout au vu des adversaires qui pouvaient potentiellement se présenter pour Lyon et Marseille. Mais avec le Shakhtar Donetsk, Tottenham et Schalke 04 tirés d'entrée du vase des premiers de groupe, les deux Olympiques ont rapidement dû se résoudre à l'évidence. Ce serait du lourd, du très lourd qui allait se proposer à eux. Au vu de la forme actuelle des équipes de José Mourinho et de sir Alex Ferguson, seul Barcelone aurait pu présenter un obstacle plus important encore. La consolation des chiffres, malgré tout, n'est pas si maigre que cela pour l'OL et l'OM. Au vu de l'historique des confrontations entre Lyon et le Real, d'une part, et Marseille et Manchester, d'autre part, l'avantage va même aux clubs français dans les deux cas. Le penchant est surtout très net pour le club de Jean-Michel Aulas face au club le plus titré de l'histoire de la Ligue des champions (neuf trophées). En six matches depuis 2005, les Madrilènes n'ont tout simplement jamais battu l'OL ! En phase de poules en 2005, Lyon avait battu le Real 3-0 avant d'aller chercher le nul 1-1 à Bernabeu, grâce à une géniale talonnade de Carew sur l'égalisation. L'année suivante, les Gones avaient encore maté Madrid à domicile (2-0), avant d'aller décrocher le nul 2-2 en Espagne. Et bien sûr, les hommes de Claude Puel avaient réalisé un authentique exploit l'an passé, en éliminant les Merengue (1-0 grâce à un but de Makoun à l'aller, puis 1-1 au retour) également au stade des huitièmes de finale. Aulas: "Ce sera une sorte de revanche" Evidemment, la réalité des chiffres pourrait ne pas peser bien lourd face à un Real nettement meilleur que l'an dernier. Hormis le catastrophique clasico du 29 novembre (0-5 au Camp Nou face à Barcelone), les Madrilènes sont infiniment plus solides depuis l'arrivée de José Mourinho à leur tête et peuvent compter sur un Cristiano Ronaldo de feu, auteur de 17 buts en 15 matches de Liga depuis le début de la saison, ainsi que de quatre buts en six matches de C1. Jean-Michel Aulas ne disait pas autre chose devant les caméras d'Eurosport, conscient qu'un nouveau Real se présentera à Gerland, mais qui ne se départissait pas malgré tout de sa légendaire confiance: "C'est vrai que les précédentes confrontations ont permis à l'Olympique Lyonnais de bien s'en tirer, mais le Real Madrid n'est pas le même que celui de l'an dernier. Et le Real aura pour ambition d'effacer le match de l'an dernier, ce sera une sorte de revanche. C'est un tirage très difficile dans un contexte différent. Pourquoi pas ne pas poursuivre cette série de confrontations qui s'est pour l'instant soldée en faveur de l'OL ?" Pour l'OM, la donne est à peu près identique. Même si les rencontres entre Marseille et Manchester sont trois fois moins nombreuses, puisque les deux équipes ne se sont affrontées qu'à deux reprises lors de la première phase de poules en 1999-2000, les Olympiens s'en étaient plutôt bien sortis. Défaits 2-1 à Old Trafford face au MU de Fabien Barthez, les vice-champions de France menaient encore jusqu'à dix minutes de la fin grâce à un but de Bakayoko en fin de première période, avant de l'emporter au retour au Vélodrome (1-0) grâce à un but de Gallas. Mais comme pour Lyon, les statistiques ne compteront pas au moment de la double confrontation de février et mars prochains. Malgré tout, les chances des hommes de Didier Deschamps - qui devra impérativement pouvoir compter sur un effectif au complet et si possible sur la forme affichée lors de la phase retour du groupe F - pourraient être légèrement plus élevées que celles de leurs camarades rhodaniens. Chelsea et Milan bien servis Même si deux mois séparent ce tirage de la date effective des matches, Manchester n'est pas flamboyant à l'heure actuelle et n'a encore jamais impressionné dans le jeu, en Premier League comme en Ligue des champions. Face à Arsenal lundi dernier, les Mancuniens ont surtout profité de la mansuétude défensive de leurs adversaires. L'OM devra bien sûr sortir deux matches d'un niveau épatant pour prétendre sortir MU, mais dans un Vélodrome qui retrouvera le parfum des matches de C1 à élimination directe pour la première fois depuis 1993, la ferveur du match aller peut déboucher sur d'insoupçonnables résultats. Toutefois, Manchester n'est pas le premier venu lorsqu'il s'agit de se frotter à ces ambiances, avec les dinosaures Scholes (36 ans), Giggs (37 ans) ou Van der Sar (40 ans) dans son effectif... Lyon et Marseille ne partiront donc clairement pas favoris, mais n'auront strictement rien à perdre. Une position qui ne déplaira pas forcément aux deux Olympiques, notamment à l'OM qui rentabilise ainsi de belle façon son retour en C1, avec l'assurance de disputer deux matches de très haut niveau. Comme l'an dernier et comme souvent depuis l'instauration des huitièmes de finale, les énormes chocs vont côtoyer les affiches bien plus ouvertes, puisqu'en plus de Lyon-Real et d'OM-Manchester, Arsenal-Barcelone et Inter-Bayern constitueront les remakes des finales de 2006 et de l'an dernier. Chelsea s'en sort très bien avec Copenhague au menu, tandis que Roma-Shakhtar Donetsk et Valence-Schalke 04 seront plus indécis. Enfin, l'AC Milan a de quoi se satisfaire de son tirage, puisque les sextuples champions d'Europe affronteront Tottenham, un des premiers de groupe les plus abordables. L'Europe connaît donc son programme et peut passer les fêtes au chaud. En attendant le retour du show.