Réactions-Voeckler: "Jouable à un de plus"

  • A
  • A
Réactions-Voeckler: "Jouable à un de plus"
Partagez sur :

Réputé pour son tempérament offensif, Thomas Voeckler a mercredi tenté un coup dans le final de la cinquième étape disputée entre Carhaix et le Cap Fréhel. Parti en compagnie de Jérémy Roy a une trentaine de kilomètres de l'arrivée, le leader d'Europcar a été repris à deux kilomètres de l'arrivée. Pour l'Alsacien, le coup aurait pu être jouable s'ils avaient été plus nombreux dans l'échappée.

Réputé pour son tempérament offensif, Thomas Voeckler a tenté un coup dans le final de la cinquième étape disputée entre Carhaix et le Cap Fréhel. Parti en compagnie de Jérémy Roy a une trentaine de kilomètres de l'arrivée, le leader d'Europcar a été repris à deux kilomètres de l'arrivée. Pour l'Alsacien, le coup aurait pu être jouable s'ils avaient été plus nombreux dans l'échappée. Thomas Voeckler (Europcar): "On a tenté le coup à deux mais c'était quasi-mission impossible. On aurait été un de plus au moins, ça aurait pu être jouable. Mais à deux contre les équipes de sprinteurs qui roulent, c'était trop difficile. On a quand même compté plus d'une minute, c'était pas mal quand même. C'était très nerveux, avec beaucoup de chutes, car il y a neuf coureurs par équipes avec un leader par équipes qui joue le général. Ils veulent tous être à l'avant du peloton, mais il n'y a pas de place pour tout le monde. C'est mathématique. La route fait cinq mètres de large. En ce qui me concerne, il n'y a pas de raison que je laisse ma place à ceux qui courrent dans les meilleures équipes du monde sous prétexte que je suis en deuxième division. On est tous sur un vélo, tout le monde veut être devant mais il n'y a pas de place pour tout le monde. Parfois, ça casse comme aujourd'hui". Anthony Delaplace (Saur-Sojasun): "C'est dommage, car je sentais que l'échappée pouvait aller loin aujourd'hui, un peu comme tout le monde. Malheureusement, on se fait reprendre bien trop loin de l'arrivée, tant pis. Si les jambes sont là, j'essaierai de nouveau avant la fin du Tour. Après, ça fait plaisir d'être devant, même si on aimerait que les échappées aillent plus loin. Mais c'est le peloton qui décide". Tristan Valentin (Cofidis): "J'ai lancé l'échappée, on est parti de bonheur. C'est parti quand même rapidement. On savait qu'au bout de 80 bornes, on se prenait le vent de côté, donc il fallait prendre le maximum de temps avant ce tournant de la course. On pensait que derrière ça allait bordurer et qu'on allait prendre pas mal de temps ; C'est ce que l'on a fait, mais après on avait pas assez de champ. Il s'est passé ce qu'il s'est passé. Ça a borduré et on a été repris. Mais bon, c'était quand même sympa de passer la journée à l'avant. Il y a trois ans, je n'étais pas sûr de pouvoir remonter sur un vélo et reprendre ma carrière après ma chute (en avril 2008, il avait été victime de fractures du coude, de l'épaule et d'une déchirure du tendon rotulien suite à une chute sur Paris-Roubaix et avait évité de peu l'amputation du bras gauche). Ce fut long, difficile, mais j'ai repris. La veille, j'étais derrière, aujourd'hui devant, cela fait vraiment très plaisir". Thor Hushovd (maillot jaune): "J'ai été très surpris par ce final. Ça ne ressemblait pas à ce que l'on avait pu lire sur le livre de route. Il y avait une bosse pas évidente dans le final, puis une descente difficile à négocier ensuite. Beaucoup de monde a été surpris je pense. L'équipe a bien travaillé pour défendre le maillot jaune. On a su faire preuve de prudence lors d'une étape qui était très nerveuse. Tyler (Farrar) voulait tenter de défendre ses chances au sprint, mais il ne se sentait pas très bien. Du coup, j'y suis allé, mais j'ai eu du mal. Je pense que j'ai un peu payé les efforts de la veille".