Réactions-Hushovd: "Le garder jusqu'à Super-Besse"

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Réactions-Hushovd: "Le garder jusqu'à Super-Besse"
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Pour beaucoup d'observateurs, le maillot jaune pouvait se retrouver de nouveau sur les épaules de Philippe Gilbert ou sur celles de Cadel Evans, mardi après l'arrivée à Mûr-de-Bretagne. Mais Thor Hushovd a réussi à conserver sa première place au général en réalisant une très belle montée au contact des meilleurs. Le Norvégien espère désormais conserver son maillot encore quelques jours.

Pour beaucoup d'observateurs, le maillot jaune pouvait se retrouver de nouveau sur les épaules de Philippe Gilbert ou sur celles de Cadel Evans, mardi après l'arrivée à Mûr-de-Bretagne. Mais Thor Hushovd a réussi à conserver sa première place au général en réalisant une très belle montée au contact des meilleurs. Le Norvégien espère désormais conserver son maillot encore quelques jours. Thor Hushovd (Garmin-Cervélo, 6e de l'étape et maillot jaune): "Mission réussie ! L'objectif était de garder le maillot jaune, c'est chose faite. Si je peux le garder jusqu'à Super-Besse (samedi), ça serait super, même si cela risque d'être dur, car cela demande beaucoup d'énergie à mon équipe. Je suis très fier d'avoir pu rester dans la roue des leaders à l'arrivée. Je n'ai jamais vraiment pensé pouvoir gagner, sauf à 400 m de la ligne, mais je n'y ai pensé qu'une seconde. Le temps de voir que j'avais Evans, Contador et tous les meilleurs grimpeurs autour de moi. Depuis deux, trois ans, j'ai changé de style, car les arrivées sur des sprints plats sont devenues trop dures pour moi, face à des coureurs comme Cavendish. J'ai donc beaucoup travaillé les arrivées en bosse. Je m'entraîne souvent avec Philippe Gilbert qui me bat à chaque fois. Donc, j'apprends beaucoup". Blel Kadri (AG2R, l'un des cinq échappés): "Avec les conditions climatiques, routes étroites, vent favorable , on y a cru d'autant plus qu'il y avait des coureurs plutôt intelligents dans l'échappée. On a bien su gérer. On a essayé de mettre toutes les chances de notre côté pour aller au bout, mais ça n'a pas marché. Il faudra le refaire. A dix bornes de l'arrivée, quand on a chopé la dernière ligne droite avant Mûr-de-Bretagne et qu'on savait qu'on avait plus que cinquante secondes, avec des longs faux plats montants, on savait que ça allait être dur pour nous. Sinon, c'était une belle arrivée, qui restera dans les annales du Tour. Je l'avais déjà empruntée en course, j'étais même passé en tête et elle m'avait déjà beaucoup impressionné. Il faut que je récupère, je ne vais pas me lancer dans une nouvelle échappée dès demain, mais ça va. Je suis content d'avoir montrer le maillot et essayer d'aller au bout. C'était prévu ce matin que j'aille dans l'échappée. Soit Sébastien Minard, soit moi. C'est tombé sur moi". Jérémy Roy (FDJ, échappé et combatif du jour): "On espérait un cafouillage dans le final pour aller au bout, mais ça n'a pas eu lieu. Ça fait plaisir d'être le combatif du jour, mais j'espère quand même pouvoir faire un résultat d'ici la fin du Tour. Je commence à avoir mal aux jambes, à être courbaturé. C'est le Tour de France, c'est normal. Il faut vivre avec jusqu'à la fin. C'est sûr que je risque de payer ces attaques tôt ou tard, mais je préfère me montrer plutôt que de rester à l'abri dans le peloton. Tant que je pourrai, j'irai à l'avant".